Je fais partie de ceux qui suivaient assidûment Altered depuis son lancement et je suis donc assez triste de cet arrêt.
Mais je rejoins assez @menestrel : Altered restera pour moi un jeu de société à 2 joueurs et c’est très bien comme ça.
Je me suis rendu compte que l’univers des TCG n’est pas fait pour moi. Je comprends la plus-value par rapport aux jds classique : l’aspect communautaire, le plaisir d’ouvrir des boosters surprise…
Mais je suis décidément un joueur asocial : j’aime bien jouer dans mon coin, avec des amis, essayer des decks maison en me fichant totalement de la scène compétitive et de la fameuse “méta”, des bans et nerfs de cartes… Le monde extrêmement jargonnant des TCG me semble bien hermétique, et les discussions semblaient plus souvent tourner autour du marketing et du modèle économique plutôt que du jeu.
Bref, je salue la tentative de faire un TCG avec une mécanique originale qui offre des parties avec une vraie tension, et avec un thème qui ne repose pas sur une licence.
Je ne connais pas tous les TCG sur le marché, mais j’ai l’impression qu’il ne reste plus que des confrontations à coup de pertes de PV basés sur un univers populaire préexistant (Pokemon, Star Wars, Disney, LOL, One Piece…)
Le système de propriété numérique et print-on-demand était sans doute trop ambitieux et coûteux à maintenir, demandant un gros vivier de joueurs pour être viable. Dommage que ça n’ait jamais vraiment décollé à l’international.
Rideau, mais bon, franchement c’était un beau parcours, et je vais garder précieusement mes cartes pour quelques parties au débotté avec d’autres amateurs, de la même façon que je garde mes cartes d’Android Netrunner (là aussi, quel jeu)
Simon du Passe Temps à Toulouse est aussi de cet avis. Altered aurait pu être un JdS on va dire évolutif à succès : un jeu de base avec les 6 factions des decks de départ pour jouer de 2 à 6 joueurs et des extensions sous forme de saisons régulières pour renouveler le jeu.
Ca supprime les uniques qui au final soit déséquilibrent soit ne servent à rien, ça évite les boosters avec ses milliards de cartes inutiles, un non sens economique et écologique.
Et le qr code… on n’en parle plus non plus. L’intérêt était-il si grand ?
Non parce que TCG, ca signifie quand même trading and collecting game… Alors déjà que le côté échange était biaisé par l’enregistrement numérique des cartes mais en plus, qu’est ce qu’il y avait à collectionner dans ce jeu ?
Je m’en fiche pas mal des TCG à succès qui attirent la cupidité et autres bas instincts…
Et qu’on ne vienne pas m’argumenter qu’un TCG est aussi un jeu… un jeu de dupes avant tout, oui.
Alors peut être que c’était différent aux débuts de Magic et que même maintenant certains TCG se démarquent par leur game play. OK, mais il y a trop souvent ce malaise apporté par des profiteurs et des déviances maladives dûes au côté très casino de l’ouverture de boosters.
Je me souviens d’un autre TCG qui s’appelait NetRunner et qui a eu un bon succès chez les joueurs mais pas du tout chez les speculateurs. Il a sombré mais sa communauté a été assez forte pour le recréer en projet en print & play.
Altères, j’avais suivi ça de loin. Les illustrations qui claquent, le principe différent du “tatane la gueule” habituel… J’avais failli craquer, mais l’aspect JCC m’a totalement refroidi, et il semblait que pour profiter du jeu au lancement du Kickstarter, plusieurs centaines d’euros en display étaient nécessaires.
Maintenant, j’avoue qu’un Altered Redux au format JCE, je prends direct !
J’avais suivi le kickstarter : mon dernier s’était interessé à ce jeu et voulait pledger une boîte et les starters. Y’en avait déjà pour une petite somme.
Je lui ai dit qu c’était déraisonnable mais lui, il voyait tous les cadeaux de Noël qui s’accumulaient au fil de la progression des investissements.
Et puis il a laché l’affaire, comme quoi fallait pas s’emballer.