Ksar, Il n'y a pas que les Kubenbois ! Il y a aussi les paralip.. parralleli... pipèdes...

[Ksar]

Un Ksar ce n’est pas un empereur russe enrhumé mais un lieu fortifié du Maghreb. Situé comme les châteaux forts en des lieux stratégiques, et donc, souvent en hauteur. Et nous allons bâtir à notre tour un Ksar mais en concurrence avec un adversaire dans le but de savoir qui aura finalement la plus longue. Toujours la même histoire. Oui mais !

C’est presque un rituel que celui d’ouvrir la dernière création de Philippe Proux. Vous êtes déjà nombreux à connaître cet opiniâtre amateur de jeux abstraits en bois. Ses contraintes créatives ? Des jeux aux règles simples, des éléments en bois, des challenges profonds. Une atmosphère minimaliste propre aux jeux abstraits. Ha ! L’abstraction ! Cela fait encore peur à certains. Un truc d’intello ces jeux abstraits ! Oui mais non. D’abord pas tous et chacun peut avoir ses propres casse-têtes avec un niveau de difficulté adapté. Et Ludarden veut que ses jeux soient simples.

Ici l’on commence par composer l’aire de jeu avec 4 baguettes faites exprès. Chacun se saisi de ses pièces parallélépipèdiques l’un les bleues, l’autres les rouges.

En plus de cela chacun des deux joueurs aura également 3 pièces incolores.

L’objectif est de composer la plus longue série de pièces à sa couleur qui sont connectées.

Chacun, à son tour, place une pièce en jeu. C’est tout simple. Par contre, il existe des règles de poses :

  • Un pièce doit toujours au moins toucher 2 bordures. Une bordure c’est le bord d’une pièce déjà posée ou le bord de l’aire de jeu. On commence donc forcément dans un coin.
  • Une pièce ne peut pas recouvrir une autre pièce.
  • Enfin, la pièce posée ne peut pas être en contact avec une pièce présente de la même hauteur. Comme nous pouvons poser nos pièces, à plat, sur le côté ou en hauteur cela laisse un peu de marge.

Alors construction ou blocage ? Il va falloir choisir sachant que les meilleurs coups associent les deux qualités.

Et les pièces non colorées ?

Ce sont en quelque sorte des jokers que chaque joueur peut compter comme étant de sa couleur. Des pièces gentilles donc…

Et ça se termine comment ?

Arrivera un moment où un joueur ne pourra plus poser de nouvelle pièce en jeu. C’est donc la fin.

Il est alors temps de compter les points. On ne conserve que le nombre de pièces de notre couleur+neutre qui se touchent par au moins une face.

De ce score l’on retranche le nombre de pièce que nous n’avons pas pu poser.

En cas d’égalité c’est le dernier joueur à avoir posé une pièce qui gagne. Il vaut mieux donc compter ses points tout le long de la partie.

Ksar est donc un jeu très simple. Abordable par tous les publics. Les parties sont courtes mais gagner n’est pas si simple. Et pourtant ce ne sont que quelques morceaux de bois. Toujours élégant chez Ludarden

10 « J'aime »

Simple et efficace ahah !

C’est splendide et ça a l’air très subtil. Dans l’exemple ci-dessus rouge a 13 points et bleu 14, c’est bien ça ? Merci pour la découverte

j’ai compté l’inverse … :smiley:

1 « J'aime »

je dirais 9 pour les bleus

Je plussoie blondevero, je compte 13 pour bleu et 14 pour rouge.

Je plussoie aussi blondevero, errare humanum est