4 jeux, et déjà des éditeurs sur le coup...

Le Flip de Parthenay, c’est là d’en ce moment. Oui. Et il y a les trophées des créateurs, même que pour cette 25e année de festival c’est le Docteur Mops qui était président du Jury. Oui. Du coup, nous sommes à même de vous annoncer les résultats en quasi direct. Oui.
Le Prix du public a été attribué à « The Boss » d’ Alain Ollier . Le pitch : les joueurs misent des pions pour prendre le pouvoir avec leur groupe maffieux des grandes villes américaines. Ces villes peuvent rapporter des points de victoire ou des ennuis. Une carte de la couleur de la ville est posée face cachée devant la ville. C’est elle qui indiquera ce que la ville apportera ou fera subir à celui qui va la contrôler. Le reste des cartes sera distribué aux joueurs qui auront donc des indices sur ce qui ne pourra pas arriver dans les villes. Les dos de cartes étant identifiés pour chaque ville, tout le monde sait combien d’infos possèdent chacun sur les villes. On pose donc (si l’on veut) des hommes sur une ville pendant son tour pour la contrôler. Mais on doit aussi révéler une de ses cartes… Les infos deviennent donc publiques au fur et à mesure du tour. On peut donc bluffer pour faire croire que l’on convoite une ville dont on sait qu’elle pénalisera son possesseur en tuant, emprisonnant ou blessant un des hommes du joueur majoritaire.
Le Prix Enfant a été attribué à « La Rébellion des pandas » de Jérémy Caplanne. Le pitch : dans le zoo les pandas se sont échappés ! Il faut retrouver les animaux sans tomber sur les pandas rebelles. Chaque tour, il faut retrouver les animaux indiqués sur la carte objectif dans le zoo qui fonctionne comme un Memory. Seulement ici, il n’y a pas de sablier. Sur cette même carte objectif, il est indiqué combien de distance doivent remplir de cases les autres avec des jetons de couleur sans que deux jetons de même couleur soient adjacents. Tout le monde joue donc en même temps dans une parfaite débandade, les uns pour stopper le chercheur, et les joueurs pour retrouver les animaux dans le zoo. Des emmêlements de bras sont à prévoir.
Le prix Divertissement a été attribué à « OUGA-BOUGA » de Daniel Quodbach et David Boniffacy (dit bony el luchador). Le pitch : chez les hommes des cavernes on apprend à parler. Chaque joueur pose à son tour une carte avec une onomatopée. Il doit dire celle-ci et désigner un autre joueur en disant ha ! Qui lui-même ajoute une carte, redit la première et la sienne et désigne un autre qui… Et là il ne faut plus se tromper. Pour corser un peu la chose certaine carte ne sont pas des sons mais font faire des gestes et un joker permet de refiler le bébé à un autre qui n’était pas forcément « aware ». Un pur jeu d’ambiance crétin crétin qui a immédiatement attiré un éditeur spécialiste de la chose.
Le prix de la Réflexion a été attribué à « Gaïa » de Bruno Crépault qui vient tout droit du pays des caribous et pour la première fois en France. Le Pitch : cette fois on s’en prend à la terre que l’on va percer avec ses foreuses pour en extraire de précieux minerais. Plein de cubes en bois, et un plateau qui se révèle au fur et à mesure des creusements pour finir au centre de la Terre. À chaque tour on envoie ses boss pour savoir qui jouera en premier et quel type d’action sera faite et bien sûr il n’y a pas de place pour tout le monde. Creuser, améliorer ses foreuses, acheter, vendre, … autant de choix qui rapporteront en fonction de ce que feront les autres joueurs. Impossible de creuser seul, le jeu est un semi-coopératif compétitif où il faut arriver à être synchro en intuitant ce que vont faire les autres. Ce n’est pas le plus riche qui remporte la partie mais celui qui remporte le plus de points. Ceux-ci se gagnent en arrivant le premier à remplir des objectifs très variés (meilleurs outils, premier sur un gisement, premier à avoir x minéraux, premier à arriver à une profondeur donnée.) Donc plein de moyens de gagner et d’embêter ses camarades tout en leur demandant de nous filer un coup de main. Un jeu de gestion mais pas comptable avec plusieurs choix de stratégies possibles.
Voilà donc quatre jeux primés qui devraient attirer l’œil des éditeurs, puisqu’il s’agit de jeux non édités et encore à l’état de prototype. Et si on en croit la petite remarque du Docteur Mops sur le jeu « OUGA-BOUGA », par exemple, les éditeurs sont déjà sur le coup. Oui. D’ailleurs, merci au Docteur Mops pour les explications sur chacun des jeux.
Si vous lisez cette brève ce dimanche 18 juillet 2010, sachez que, si vous n’êtes pas loin de Parthenay, ces jeux sont disponibles en démo sur l’espace «trophée FLIP»…
La page sur le site du FLIP : cliquez là