[Downfall of Empires]
Bonjour les amateurs de tranchées.
Ca tombe bien, j’ai besoin de joueurs qui aiment creuser dans les règles.
Downfall of Empires me semble être, du haut de la seule partie que j’ai faite, un très bon jeu, gâché par des règles écrites avec de nombreuses imprécisions.
J’ai récupéré et lu les règles anglaises disponibles sur BGG, j’ai lu le très beau compte-rendu de partie d’Uphir accessible dans le forum wargame et j’ai eu recours à Google traduction pour comprendre le sens des messages en espagnol postés sur le forum de BGG.
En dépit de cela, j’ai encore des hésitations sur certains points de règles.
1- Le contrôle des zones.
La règle française n’est pas très claire, à l’inverse de la règle anglaise. Au début de la partie, chaque puissance contrôle les zones de son territoire. Le contrôle change si une puissance occupe seule une zone ennemie, où si elle l’a traversée alors qu’elle était vide d’ennemis.
Si les Allemands se retrouvent seuls à Varsovie, la zone, russe au départ, devient allemande. Si les Russes chassent les Allemands et se retrouvent seuls, le contrôle revient aux Russes.
On est d’accord ?
2- Le déplacement des armées.
Une armée qui se déplace peut bouger de 4 zones. Cependant, une armée qui entre dans une zone ennemie doit s’arrêter, sauf si la zone est vide d’armées ennemies et cela compte alors comme 2 zones de mouvement.
Une armée russe à l’ouest de Varsovie peut donc gagner Berlin, distant de 2 zones, un seul tour, si aucune de ces zones n’est occupée par une armée allemande.
Maintenant, une armée Allemande à Breslau peut-elle se déplacer d’une zone vers l’est (entrant en Russie pour deux “mouvements”), revenir vers Breslau (pour un “mouvement”) puis se déplacer encore à l’ouest, en territoire allemand avec son quatrième “mouvement” ?
Les aller-retours sont-ils permis ? A priori oui.
Une armée qui veut attaquer ne peut se déplacer que d’une case. Elle doit forcément débuter son mouvement dans une zone amie et ne peut que gagner une zone adjacente occupée par des ennemis. Ou elle se trouve déjà dans une zone en compagnie d’armées ennemies.
La règle est un peu troublante. On pourrait croire qu’un mouvement permettrait à une armée de bouger de plus d’une case avant de combattre. Ce n’est pas le cas.
La règle anglaise est plus claire. Elle prévoit 3 possibilités en cas d’activation d’une armée : déplacement (sans combat), combat ou soutien (dans la zone où se trouve l’armée), déplacement d’une zone puis combat ou soutien.
Je n’ai rien raté ?
3- Les pays neutres.Que se passe-t-il si avant l’entrée en guerre d’un pays neutre, ce dernier est attaqué par une Puissance ennemie ?
Par exemple, les Austro-Hongrois attaquent l’Italie avant qu’elle ne soit activée par les joueurs de la Triple Entente. Le pays entre en guerre prématurément ? Les troupes italiennes combattent de manière passive jusqu’à activation du pays ou leur élimination ? Si les Austro-Hongrois éliminent les armées italiennes et prennent Milan et Venise, gagnent-ils les points de victoire ?
Que se passe-t-il si un pays neutre n’entre pas en guerre ?
La Turquie ne peut être activée qu’en 1914 et 1915. Après, elle n’est pas alliée des Empires centraux. Si les Alliés attaquent la Turquie et éliminent ses armées, gagnent-ils quand même des points de victoire ?
En rédigeant mon texte, j’ai réalisé qu’il était écrit, dans la règle qu’il est interdit de se déplacer dans le territoire d’un pays neutre. Un pays non-activé est donc sanctuarisé.
4- Le recrutement.
J’ai mis un peu de temps à comprendre qu’en fait, Italie, Turquie et Etats-Unis ne peuvent, quand ils sont en guerre, recruter qu’un seul Point de Recrutement par action Recrutement. C’est un point gratuit qui s’ajoute aux autres points de la Puissance mais cette dernière ne peut pas utiliser ses PR pour augmenter la mobilisation de ces pays.
Pour avoir sur le plateau les deux armées américaines à pleine force, il faut donc 4 tours une fois que les Etats-Unis sont entrés en guerre.
Autre point pas très clair dans la règle française. Il est dit qu’on peu, “Pour 2 PR, placer 1 Armée de sa réserve à pleine force sur une ville de son territoire d’origine ou sur une zone adjacente qu’il contrôle”.
En fait, j’ai compris ça sur le forum de BGG, il faut considérer que le recrutement se fait obligatoirement dans une ville contrôlée par la Puissance qui recrute mais qu’il est possible de déployer l’armée recruter dans une zone adjacente à cette ville.
Donc, si Bucarest est contrôlée par l’Autriche-Hongrie, il devient impossible de recruter une armée roumaine.
5- L’empilement des troupes.
La règle française dit qu’on peut avoir 3 armées d’une Puissance dans une zone, plus 3 armées d’une Puissance ennemie. Soit un maximum de 6 armées dans une zone.
La règle anglaise, et certains commentaires sur BGG, sous-entendent qu’il est possible d’avoir 3 armées de chaque Puissance sur une zone, soit 3 armées des Alliés (par exemple une française, une anglaise et une serbe), 3 armées des Russes (genre 2 russes et 1 roumaine), 3 armées allemandes et 3 armées austro-hongroises (on va dire 1 austro-hongroise, 1 turque et 1 bulgare).
Qu’est-ce qu’on fait ?
3 de deux Puissances ou 3 de quatre Puissances ?
6- Le calcul des points de victoire.
Le système de calcul des points de victoire manque de précision.
Si les Allemands prennent Bruxelles en éliminant tous leurs adversaires, ils prennent le contrôle de la zone et marquent donc 1 PV. Les Alliés perdent 1 PV.
Si les Alliés reprennent Bruxelles, il se passe quoi ? On considère que Bruxelles est une zone ennemie, et donc, suivant la règle, les Alliés gagnent 1 PV et les Allemands perdent 1 PV ?
7- Les technologies.
La règle française oublie de préciser qu’il faut dépenser 1 mission pour activer l’aviation.
La tuile Tanks allemande ne précise pas le niveau des tanks. A priori, c’est niveau 1. Cela est cohérent avec l’Histoire : les blindés allemands de la Première guerre mondiale étaient médiocres comparés à ceux des Alliés (ça change lors du conflit suivant).
J’espère avoir contribué à défricher un peu les problèmes et j’attends vos réponses et précisions sur les points qui me restent obscurs.