Du volume de ventes d'un jeu...

Toute manière, on verra bien ce que ça donnera pour My Wity Games… Mais clairement, je ne pense pas qu’il faille se lancer dans cette aventure en espérant revoir sa mise ou même faire des bénéfices!

Moi j’y vois plutot un moyen d’avoir le jeu en primeur et pas cher, et peut etre, avec de la chance, de gagner qq sous.

Mais bon, je suis ptet à côté de la plaque, et que les édinautes vont s’en mettre plein les fouilles :stuck_out_tongue:

tom vuarchex dit:
Ouais, excusez-moi, j'ai un problème de réglage d'humour en ce moment ! Va falloir que j'aille consulter.
mais je visais personne là tout de suite...


No problemo :china:

J'ai de toute facon l'humour en berne (pas Stephane, mais presque, c'est dire si je suis au bout du rouleau).
ehanuise dit:environ 50.000 : ce que les boutiques ont payé à l'éditeur


Pas tout à fait exact. C'est payé au distributeur qui prend une marge de 30% généralement.
ehanuise dit:3500 exemplaires vendus, a 35 euros dans le commerce, ca représente 122.500 au total 'acheté en boutique'
101.239, c'est le même montant mais hors TVA
environ 50.000 : ce que les boutiques ont payé à l'éditeur (et pour rappel, sur la marge brute que constitue la différence, les boutiquiers doivent payer leurs charges, impôts, ferraris, hotels de luxes et abonnements au salon de massage. Oh, oui et manger aussi... )


Il me semble que le « tarif » pour les boutiques, c'est prix d'achat × 2 = prix TTC (soit une marge d'environ 65% sur le prix d'achat − 32 % sur le prix de vente − et non pas 100%). Du coup, ils reversent plutôt dans les 60 000 au distributeur (pas directement à l'éditeur, il y a encore un intermédiaire indispensable, là).
Thierry Lefranc dit:Ce n'est seulement qu'à partir de 20 000 que l'on perçoit des bénéfices. Cela est-il réaliste ?

Avec un marché de niche, compter sur 20.0000 exemplaires pour faire des bénéfices, c'est purement illusoire.

Par contre, se dire qu'on soutient à fonds perdus un éditeur dont on apprécie les jeux, pourquoi pas. (enfin perso, pour Witty.. heu.. comment dire?)

Mais on peut tout aussi bien soutenir un éditeur traditionnel en achetant ses jeux ("je le prends, je le prends pas? allez, c'est un ###, je le prends"), en faisant des démos en boutique/salon, en organisant des tournois, en aidant à la création d'une communauté..


3500 exemplaires vendus, a 35 euros dans le commerce, ca représente 122.500 au total 'acheté en boutique'
101.239, c'est le même montant mais hors TVA
environ 50.000 : ce que les boutiques ont payé à l'éditeur (et pour rappel, sur la marge brute que constitue la différence, les boutiquiers doivent payer leurs charges, impôts, ferraris, hotels de luxes et abonnements au salon de massage. Oh, oui et manger aussi... )

Il me semble que le « tarif » pour les boutiques, c'est prix d'achat × 2 = prix TTC (soit une marge d'environ 65% sur le prix d'achat − 32 % sur le prix de vente − et non pas 100%). Du coup, ils reversent plutôt dans les 60 000 au distributeur (pas directement à l'éditeur, il y a encore un intermédiaire indispensable, là).


En effet. Pour 100€ en TTC en boutique (soit 80€ HT), le revendeur aura payé 50€ environ au distributeur.
Le distributeur reversera entre 35€ et 40€ à l'éditeur.
Heureusement, la part de l'auteur n'est pas calculée sur la part que reçoit l'éditeur, mais sur le prix revendeur.
Du coup, avec un éditeur généreux il touchera 4€ par boîte, et l'estimation à 4000€/an avant les impôts pour 3500 boites à 35€ vendues reste valable.
Roswell dit:
Thierry Lefranc dit:Ce n'est seulement qu'à partir de 20 000 que l'on perçoit des bénéfices. Cela est-il réaliste ?

Avec un marché de niche, compter sur 20.0000 exemplaires pour faire des bénéfices, c'est purement illusoire.
Par contre, se dire qu'on soutient à fonds perdus un éditeur dont on apprécie les jeux, pourquoi pas. (enfin perso, pour Witty.. heu.. comment dire?)


Oui. Sauf que dans le cas présent on ne soutient pas un éditeur.
C'est l'ensemble des investisseurs qui sont l'éditeur.
LaDonzelle dit:
Heureusement, la part de l'auteur n'est pas calculée sur la part que reçoit l'éditeur, mais sur le prix revendeur.


Le plus souvent, le pourcentage de l'auteur est calculé sur ce que touche l'éditeur. Soit bien moins d'1 € par boîte (pour un jeu à 35€ par exemple, c'est plutôt 0,85€ / boîte)
lynkowsky dit:
LaDonzelle dit:
Heureusement, la part de l'auteur n'est pas calculée sur la part que reçoit l'éditeur, mais sur le prix revendeur.

Le plus souvent, le pourcentage de l'auteur est calculé sur ce que touche l'éditeur. Soit bien moins d'1 € par boîte (pour un jeu à 35€ par exemple, c'est plutôt 0,85€ / boîte)


et que dire des jeux à 10€ prix public... :roll:

MrF, passionné pauvre (ou pauvre passionné ) ;)

Avis aux auteurs qui nous lisent : chez La Donzelle votre richesse est assurée car nos contrats sont basés sur le prix revendeur ! :D

LaDonzelle dit:Avis aux auteurs qui nous lisent : chez La Donzelle votre richesse est assurée car nos contrats sont basés sur le prix revendeur ! :D


..mais à 2% au lieu de 4 !

:D

(note je plaisante, je ne connais pas cette éditeur et je ne suis surement pas auteur. A peine petit joueur)
..mais à 2% au lieu de 4 !


Zut, mon plan a échoué !
:(

:lol:
Effectivement, j’ai zappé le distributeur, je savais bien qu’on finirait par voir que je dis des conneries :oops:

Du coup le détaillant peut oublier la ferrari et se rabattre sur une vespa :kingboulet:

Sinon, effectivement, les royalties se calculent normalement sur le prix de vente de l’éditeur, pas celui du distributeur.

Thierry Lefranc dit:Pour aller plus avant, mon questionnement vient de l'édition communautaire de Witty Games.
À 5000 exemplaires vendus, on perd la moitié de son investissement; à 10 000 on récupère sa mise.
Ce n'est seulement qu'à partir de 20 000 que l'on perçoit des bénéfices.
Cela est-il réaliste ?


J'espère qu'ils font pas des tirages de 19 000 exemplaires ! :lol:
Roswell dit:
Thierry Lefranc dit:Ce n'est seulement qu'à partir de 20 000 que l'on perçoit des bénéfices. Cela est-il réaliste ?

Avec un marché de niche, compter sur 20.0000 exemplaires pour faire des bénéfices, c'est purement illusoire.
Par contre, se dire qu'on soutient à fonds perdus un éditeur dont on apprécie les jeux, pourquoi pas. (enfin perso, pour Witty.. heu.. comment dire?)


En même temps, il ne faut pas jeter le petit singe avec l'eau du bain, tout leur problème est d'attirer les investisseurs sous l'angle de l'appât du gain "assuré". 20 000 ex. vendus c'est un gros succès, pas une vente moyenne et parler aux gens de "son de la richesse" en agitant un proto du jeu, c'est une arnaque. Ils appréhendent mal le monde du jeu, à mon avis.
En ayant des prétentions un peu plus basses et des promesses aux "investisseurs" plus raisonnables, l'édition communautaire n'est pas une mauvaise idée. Et même il doit y avoir un point d'équilibre où les "investisseurs" doivent pouvoir faire un petit bénéfice.

Après il y a des exemples de hits qui enrichissent ceux qui y ont investi, mais c'est avec ce genre d'argument que le loto a de beaux jours devant lui...

Et sinon, la discussion a été maintes fois discutée mais la moyenne des droits d'auteurs tourne autour de 2 à 5 % du prix public TTC (même si effectivement les auteurs touchent un % sur le prix de éditeur)
Thierry Lefranc dit:
tom vuarchex dit:

En même temps, il y a des compensations, comme lire des avis expéditifs sur TT qui affirment que vôtre jeu une une daube infâme qui a dû être pondue avec les pieds en 5 minutes par un abruti qui n'a voulu que s'en foutre plein les fouilles ! ... :clownpouic:
je ne suis plus là ! .... :arrow:

Signé : Tom "300 000 exemplaires par an" Vuarchex


( Et pour éviter toutes réflexions, je précise que je trouve cela formidable.)
Pour aller plus avant, mon questionnement vient de l'édition communautaire de Witty Games.
À 5000 exemplaires vendus, on perd la moitié de son investissement; à 10 000 on récupère sa mise.
Ce n'est seulement qu'à partir de 20 000 que l'on perçoit des bénéfices.
Cela est-il réaliste ?


Vu comme ca, ce n'est pas réaliste à moins d'engager de gros montants dans les frais fixes et dans les campagnes de pub pour viser directement des grosses ventes.

EDIT: évidemment, cela dépend fortement du tirage de base et ma réponse tient compte d'un tirage en bon père de famille pour un premier jeu d'un premier éditeur...

Dans le cas de Witty, faut bien se dire que les chiffres de vente que vous avancez doivent être entendus dans un contexte de 3 ans, et non dans une année simple comme la plupart des chiffres avancés jusque là.

Le premier tirage fait normalement 5000 boites.

Sinon, ce serait pas mal d’avoir l’avis de Mathieu, sur le nombre de petites boites métalliques, ça peut être intéressant! Parce que bon, un gros jeu comme Troyes, même si c’est un carton, j’imagine que ça représente moins d’exemplaires qu’une petite boite carrée, même à succès moyen, non?

Sur ces sujets, vous devriez écouter les émissions de la radio des jeux, pour celles avec Cyril, Mathieu et Croc. (je mets pas les noms non que je suis proche d’eux mais que j’ai peur de les écorcher…:oops: :pouicboulet: ) il y a beaucoup de chiffres et d’info autour de l’édition des jeux…

juste pour dire que c’est un sujet très intéressant, que je n’y connais rien du tout, et que je remercie les intervenants, notamment les professionnels (auteur, éditeur, distributeur, boutique…), car c’est souvent tabou en France, les chiffres tout ça.

Valahuir dit:Dans le cas de Witty, faut bien se dire que les chiffres de vente que vous avancez doivent être entendus dans un contexte de 3 ans, et non dans une année simple comme la plupart des chiffres avancés jusque là.


Les chiffres de tirage donnés sont plutôt sur la carrière du jeu...