Filles/garçons

Vieux chat dit:
Maldoror dit:Quand j'étais petit si tu veux tout savoir, on ne me disait pas de ne pas pleurer pour ne pas faire comme les filles. Je n'ai pas connu ça.
Par contre j'ai bien remarqué, et tout le monde peut le vérifier, que les garçons pleurent souvent moins que les filles. Ils parlent moins aussi. (et s'achètent moins de chaussures... ;) )Question biologique encore une fois, et pas d'éducation (pas pour les chaussures hein, pour les larmes).

C'est méconnaitre l'influence des pairs. Même si on ne te dis pas de ne pas pleurer, tu vois bien en tant que garçon la manière dont tu es traité si tu montres un tant soi peu de sensibilité. Et ça fait maintenant 9 ans que je bosse avec des enfants de 10 ans environ 6 heures par jour et j'ai toujours vu ce que j'avance).
Il s'agit plus d'auto-censure. De plus les goûts ne se forment que face aux stimulii que l'on te propose. Or que propose-t-on aux garçons en général ? Jeux de guerre, course de voiture, bref des activité ayant pour point commun la compétition.
De plus, comment les adultes réagissent-ils face à un garçon qui tombe et se fait mal ? Inconsciemment on va le traiter avec moins de sensibilité que s'il s'agissait d'une fille. C'est quelque chose lié à notre éducation, qui fait partie de notre inconscient collectif largement renforcé par les codes sociaux que l'on peut voir partout (le rose pour les filles, le bleu pour les garçon, par exemple)


Salut tout le monde,
je ne partage pas du tout ce point de vue...
Penser qu'on pourrait s'infliger des fonctions et des codes sociaux plus ou moins 'inconscients" depuis de millénaires qui iraient totalement à l'encontre de notre nature profonde et de notre intérêt, c'est un non sens total à mes yeux. J'ai tendance à penser que de tous temps et notamment dans les temps les plus reculés, dans un environnement hostile dans lequel la survie prend tout son sens, l'homme s'est organisé socialement de la façon la plus optimale possible (il me semble que ça a plutôt bien fonctionné) afin de faire face à la nécessité sans s'amuser à s'attribuer des fonctions fantaisistes du genre "toi ma fille qui fais 50 kilos, je vais t'enseigner le maniement de la hache à deux mains afin de protéger notre territoire, pendant que je m'occupe des gamins", ce genre de choses.
Un truc qui m'horripile, c'est cette idée moderne qui consiste à penser que la femme a été à travers l'histoire, l'éternelle victime de l'homme, qu'on lui a imposé une fonction "merdique" qui irait à l'encontre de ses aspirations fondamentales, qu'elle n'aurait joué aucun rôle patati patata...Et puis comment expliquer que le modèle se reproduise partout de tous temps (c'est là normalement qu'on me sort, non c'est faux, en -420 dans le sud ouest de l'actuelle Birmanie y'a eu une tribu ou c'était l'inverse...).
En gros, je trouve absurde de penser qu'on est juste le fruit de notre milieu, je crois que notre milieu est le reflet de ce que nous sommes pour une part au moins aussi importante...
L'argument de la pub, ou des trucs inconscients qu'on transmettrait à nos enfants pour moi c'est du vent, comme si les gamins et plus particulièrement les garçons avaient attendu Mc do et Toys r us pour se foutre sur la gueule.
Je ne nie pas les clichés, les injustices, le bleu le rose tout ça, évidemment que ça existe, mais c'est trop faible comme argument pour expliquer une "tendance" aussi largement répandue.