L' IA, qu'allons nous en faire..?

Ça reste à vérifier (concernant la compétence) on est au début de l’IA. Je parle avec des gens hors normes.

Non, en médical, on n’est plus vraiment au début.il y a de l’opérationnel utile et efficace.

Cela dépend de quelle échelle temporelle nous parlons. L’IA dans les « actes » médicaux type interprétations automatisées ce n’est pas encore d’actualité. Ou juste aux balbutiements. Je n’ai pas encore reçus de diagnostique santé d’une IA.

Je ne t’attribue pas les propos que tu rapportes rassure toi. Mais c’est en substance ce qu’a dit cette sage femme, en tout cas ce que j’en comprends vu la façon dont tu le rapportes.

Allez un peu de ma life pour expliquer.

Une de mes filles est handicapée. Ça a été détecté en deuxième échographie par une sage femme. Qui nous a renvoyé vers des échographes expertes de l’APHP. Le diagnostic a été posé par deux expertes en diagnostic anténatal croisés IRM/Échographie reconnues au niveau national (une à Trousseau et une à Necker).
La malformation détectée en échographie amène environ 80% des parents à accepter l’IMG environ.
Suite à ça on a bouffé des écho et des IRM intra-utérin. Rien que ça a du coûter un me blinde… Une quinzaine d’écho en 3 mois et 3 IRM.
La même chose dans les 6 premiers mois de vie de ma fille.

Dans notre cas nous avons gardé notre enfant car le degré de gravité, parmi les plus faibles dans l’étendue des gravités possible pour cette malformation, nous a paru compatible, malgré les difficultés, avec une “bonne” vie.

Aujourd’hui, je dépense 0 euros grâce à la sécurité sociale que je béni, mais cette dernière paye environ 1000€ de matériel MENSUEL pour ma fille.
Faites le calcul sur une vie entière.

Je demande donc, si la qualité de diagnostic baisse, et que beaucoup d’IMG sont évités car le trouble non détecté (il n’est pas évident à voir en écho), à quel point la sécu va économiser de l’argent ? Elle va en perdre car elle va prendre en charge toutes ces personnes. A vie.
Et ce n’est qu’un trouble, celui que je connais. À multiplier par tous ceux que je ne connais pas…

Je lis simplement les propos inquiet d’une personne qui voit ou croit voir son emploi et son avenir menacé par l’IA, à tort ou à raison, amplifier la menace et avoir des hypothèses, j’assume, à tendance complotiste sur les choix à venir de l’assurance maladie que je n’ai rien vu de sérieux pour l’étayer

Oui. Mais dire que quelqu’un est complotiste alors qu’elle adopte une posture de « prudence » concernant certaines technologies et peut être un peu fort. C’est bien d’être alerte et d’alerter, ça permet peut être aux autorités de prendre la mesure et d’ajuster. Et de rassurer les usagers aussi.

Je comprends mais il faut arrêter de prendre le mot complotiste pour une insulte. Je parle de la “théorie”, pas de la personne. Tout le monde peut avoir des raisonnements ou hypothèses un peu ou beaucoup conspirationnistes sans être un gros complotiste platiste ou antivax. Ce n’est pas ce que je dis.

Faire une hypothèse comme quoi un service étatique peut accepter de faire baisser le niveau de santé publique pour faire des économies financières est complotiste s’il n’est basé que sur une hypothèse personnelle.
S’il y a des documents qui attestent de ces réflexions de la part d’une institution, d’un ministère, de la sécu, alors ça devient autre chose.

Ce n’est pas tout à fait vrais. D’une manière factuelle, l’usage de l’informatique a amélioré l’efficacité de la vie scolaire. Et dans le même temps supprime des postes d’AED, qui se déplaçaient de classe en classe pour récupérer les appels et dans le même temps s’assurer que personne ne traînent dans les couloir, par exemple, entre autre. Maintenant il y a moins de moyens, donc une vie scolaire souvent aux aboies en difficulté pour faire correctement son travail. Les documents syndicaux sont étayés mais rare au niveau institutionnel. Il n’est pas complotiste de penser que cette manœuvre avait pour but de faire des économies. Mener une réflexion dans ce sens concernant les nouvelles technologies ne me semble pas dénué de sens et pas « complotiste ». Terme péjoratif tout de même.

Nous sommes d’accord sur le fait de ne pas être d’accord.

Ton contre exemple pour moi n’établit pas de parallèle satisfaisant.

Pour moi, ici, pas dans le contexte scolaire mais bien médical, l’hypothèse formulée plus haut est complotiste.

Et je pense que c’est excessif.

Tu as déjà été dans la gestion d’une entité quelconque ?
Bien entendu que l’état cherche le bon équilibre entre dépenses et résultats sur la santé publique. Donc l’objectif n’est pas la santé publique à tout prix, donc, oui, on peut être amené tout le temps à baisser la santé publique pour d’autres raisons. Ça s ‘appelle être gestionnaire et tu fais pareil avec ta propre santé en fonction de tes moyens.
Si le test du cancer collorectal commence à 50 ans, c’est que le remboursement vs le risque général est acceptable sur une population de cet âge, donc c’est assez trivial de comprendre que si tu as les moyens, tu dois te le payer bien avant si tu veux dérisquer au maximum. C’est pareil avec tous les tests de dépistages : la sécurité sociale ne peut payer qu’un package minimal à tous les citoyens et c’est logique.

Être complotiste ce serait de dire que l’on baisse la santé publique alors que l’on a l’argent en vue de réduire la population.

Donc oui, l’IA est déjà employée dans des logiciels de santé, et pour l’instant ce n’est pas en remplacement mais ça évite les 4 yeux. Ça libère du temps donc ça fait au final du gain d’argent : qu’après ce soit pour réduire des effectifs ou surtout pour ne pas en prendre plus alors qu’il en faudrait sans, c’est une décision politique.

Ça me fatigue.
Lisez ce que j’écris et pas ce que vous croyez que j’ai écrit.

Et oui, j’ai un poste à responsabilité dans l’administration française d’état.

C’est pour cela que ragg a répondu ce qu’il a répondu, je pense.
Les arguments que tu apportes sont bons mais ne contredisent pas ce qu’il a dit car tes arguments sont factuels et non basé sur une hypothèse personnelle.

Une hypothèse personnelle, sans aucune donnée pour l’étayer.
Le seul argument est un préjugé.

Un préjugé, c’est normal, c’est une hypothèse.
Pas de données pour l’étayer, c’est gênant, il faut garder son préjugé pour soi, voire le reprendre cause si les données sont plutôt contraire au préjugé.

Sinon, en effet on peut parler d’argumentation complotiste.

Je suis d’accord, mais un préjugé est-il pour autant assimilable à une théorie complotiste? Je trouve le trait un peu forcé. (Trop souvent utilisé pour discréditer l’interlocuteur).

Humm.
Ben ce n’est pas suffisant tout ça. Pour du complotisme, il faut du complot : L’hypothèse personnelle sans aucun fait pour l’étayer n’est clairement pas suffisant.
Sans complot, c’est une croyance, une conviction personnelle. Le hurler, et essayer de convaincre n’est toujours pas complotiste. Mais affirmer que c’est vrai et qu’on vous le cache volontairement, ça devient complotiste.
Par exemple, les platistes sont complotistes mais pas parce qu’ils disent que la Terre est plate, mais parce qu’ils disent que la Terre est plate et qu’on vous ment et qu’on vous le cache.

Si ce scandale sanitaire, dénoncé par un seul praticien, n’est pas un complot… qu’est qui en est un ?
Cela devrait faire la une des journaux !

Ce sont des peurs d’un praticien, en rien une théorie du complot, selon moi. Ce n’est pas un explicatif qui affirme que des événements majeurs (qui ne sont même pas arrivés d’ailleurs, il s’agit d’une crainte) seraient le résultat d’une conspiration secrète, menée par un groupe puissant (la sécurité sociale l’état lol) et dissimulé par des (élites politiques, scientifiques, économiques, médiatiques, etc…). Alors que tous les chiffres sont disponibles études y compris. Je pense qu’il est important de faire la distinction entre un questionnement sur l’avenir (et donc des peurs d’un praticien) et une véritable théorie du complot. Mais nous n’avons peut être pas la même définition de « théorie du complot » d’où notre incompréhension.

Expliquer que l’état pourrait chercher à faire des économies sur la santé (et il le fait déjà) ne fait pas partie d’une théorie complotiste. Selon moi. La contradiction ne peut pas être discrédité à ce rang la. Et dans quel but ? Dire circuler y’a rien a voir ?

Je me répète pour lever toute ambiguïté :

Je ne cherche pas à avoir raison, je me questionne pour comprendre et considérer les avis.

Effectivement, peut-être que le terme complotiste est un peu fort. J’ai moi aussi un peu de mal avec ce terme : je suis quelqu’un de très éduqué avec les biais cognitifs, la zetetique, le scepticisme; du coup je doute beaucoup et n’hésite pas à remettre en question beaucoup de discours avancés non fortement étayés et parfois, on peut se faire traiter de complotiste, à tort, juste parce qu’on doute de l’ensemble des « preuves » qui justifient un discours officiel.
Ca été la cas pour moi lorsque j’ai cherché à m’intéresser profondément au vaccin pour le covid ou pour le 11 septembre.

Pour le 11/9, c’était juste qu’on n’a pas de réponse cohérente ou tout simplement qu’on n’arrive pas expliquer le pourquoi de certains événements qui pourraient inviter à douter partiellement des discours officiels.
En fait, dire que pour certaines choses, on ne sait pas ou on manque d’information cohérentes pour expliquer un événement expliqué par un discours officiel est parfois considéré comme complotiste alors qu’il s’agit juste d’un doute; le complotiste lui en tire des conclusions qui vont dans le sens qu’il a envie de leur donner.

Pour le vaccin, j’avais passé pas mal de temps à regarder les études précédentes sur le même type de vaccin à techno similaire (y’en avait qu’une) et j’avais vu que la pharmaco vigilance n’avait duré que 1 an. Du coup, t’as le droit d’avoir peur ou de douter d’une innocuité parfaite assénée par le gouvernement. A ce moment là, on peut t’assimiler à un complotiste anti-vax. Le complotiste, le vrai, lui encore une fois, va chercher à carrément affirmer des choses fausses, des éléments sans preuve ou interpreter des resultats à sa sauce etc…

Exactement, et peut-être, il y a eu, dans mon message, un problème de vocabulaire, et c’est sans doute là que le malentendu s’est installé.

Quand je parlais des risques liés à l’usage de l’IA dans des services publics comme la santé, je ne formulais pas une accusation d’intention cachée, dans l’idée que notre État “souhaiterait” dégrader la santé publique pour des raisons financières, grâce à l’IA.

Mon propos se basait sur le témoignage du Maïeuticien que j’ai lié à une hypothèse systémique. A savoir que, dans un contexte de contraintes budgétaires, d’objectifs chiffrés et d’automatisation croissante, des arbitrages peuvent émerger de facto et dégrader la qualité d’un service sans que cela soit nécessairement voulu ou assumé comme tel.

Et la je te rejoins @over-0 il faut être précis sur l’usage du terme “complotisme”. Pour moi, ce terme implique, une intention cachée, une coordination volontaire, ET une affirmation présentée comme une certitude malgré l’absence de preuves. (Dans mon cas, les propos rapportés du praticiens n’étaient pas affirmés comme des certitude mais comme des inquiétudes à écouter. Ce dont tu parles, le droit d’avoir peur.)

Bref, ce que je cherchais à exprimer, c’était plutôt un appel à la vigilance sur des mécanismes structurels connus, déjà observés dans d’autres domaines (comme l’école, l’administration, ici la santé, pourquoi pas ?), et dont l’IA peut amplifier certains effets.

Et je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il faut être extrêmement rigoureux dans ce type de débat, et éviter de transformer les inquiétudes en affirmations. D’ailleurs, j’ai bien mis des guillemets.

Et j’ajouterais que si cette rigueur devient trop strictement disqualifiante, elle peut aussi, malgré de bonnes intentions, réduire l’espace nécessaire à la réflexion, qui par nature nous questionne tous, sur de “l’incertain”.

Je pense rationnellement et j’espère hein !, qu’il soit possible de tenir ensemble deux exigences. A savoir, la précision dans les mots, et une ouverture à la discussion d’hypothèses clairement identifiées comme telles. Sans recourir à des étiquettes globalisantes (Tik tok, bimbo, tuto maquillage…) ou à des mises en cause sur l’origine supposée des informations.

Discuter du fond, oui, disqualifier a priori une position par association ou par caricature l’est beaucoup moins, et n’aide ni la clarté ni la qualité du débat. Et peut décourager certaine personne de TricTrac à participer, par crainte d’être disqualifiées d’emblée au lieu de discuter du fond.

ET mea culpa pour le ton, c’était un trait-d’humeur.

Je réponds rapidement sans encore avoir lu ton message.

Peut-être que que ragg et jm se permette le terme, sans doute parce que ton praticien n’utilise pas assez de termes modérateurs dans ses propos.
Y a une différence nette entre affirmer des choses et les dire en incluant des : il semblerait, peut-être, mais ce n’est que mon avis, je doute de etc…