Campagne 5 bis : Shadowcat vs. The Hood & Mojo Mania
(du 31 juillet au 4 août 2023)
Divulgâchages possibles ![]()
Shadowcat Protection vs. The Hood
Souvenir assez flou de la découverte distraite du paquet à l’époque de sa sortie, il me semblait toutefois avoir retenu que “ce n’était pas aussi facile que le méchant en avait l’air”.
Pour rajouter du piquant, je ne consulte aucun des 9 paquets scénarios, et je fais en sorte de les tirer réellement au hasard.
Mauvaise première impression : The Hood prévient qu’il va nous prendre par surprise… dommage pour un perso comme Shadowcat qui a cruellement besoin de mise en place… Premier tour pour du beurre, donc… enfin, ça dépend pour qui, car la deuxième mauvaise surprise est… l’apparition du Compresseur : le 1er paquet aléatoire est donc les Démolisseurs, et je découvre avec effroi qu’il s’agit bien d’un quarteron de méchants bis .
Ma deuxième main étant hélas aussi pauvre que la première, je cache la misère et les adversaires en face ne me laissent pas beaucoup d’options pour manoeuvrer. The Hood se montre même en position de force, épuisant mes maigres ressources avec 3 attaques en un seul tour. Shadowcat parvient à éliminer le Compresseur en une seule Frappe déphasée mais, sans que le sache encore, ce sera ma dernière action libre de la partie. A la fin du 3ème tour, le clan parvient à Etablir sa supériorité, et je commets l’erreur de sous-estimer cette carte (même si, sur l’instant, je cherchais surtout à temporiser pour préserver la manigance). La suite vire au cauchemar en accélération constante : deux tours plus tard, je retrouve face à moi le Bulldozer, le Démolisseur et le Boulet puis, au tour suivant (le 6ème !!!) , surviennent par le jeu des Tricheries pas moins de 4 manigances annexes avec un Etat Crimimel proclamé et une accélération de 5 !!!
Pour le coup, c’est presque risible : même face à Ronan j’ai eu l’impression d’avoir plus de solutions : face à quasiment 4 méchants et la nécessité de trouver à court terme plus d’une dizaine de Contres, que faire ? Rien de plus qu’un baroud d’honneur : mettre une grosse gifle à The Hood, repousser une manigance, je survis au quadruple assaut suivant mais le dernier tour de renfort des méchants est une nouvelle boucherie : deux manigances et deux sbires supplémentaires, la coupe est pleine. Et je n’ai même la possibilité de choisir entre la cigüe et le poignard : défaite à la manigance en 8 tours et 60 minutes. Vu comme les cartes se sont agencées, je ne sais même pas s’il y avait une bonne option de jeu cette fois-ci.
2,5/10
Shadowcat Protection vs. The Hood (la revanche)
L’avantage d’un scénario extrême comme The Hood, c’est qu’on n’a pas besoin de passer trop de temps en débrief, préparation et réflexion.
Le démarrage cette fois-ci n’a pas la même couleur, je peux m’en donner en coeur joie en termes de mise en place : Chambre de Kitty, Gene X puis Nerfs d’acier au tour suivant, pendant que The Hood n’a que des offensives presque timides - un seul Assaut supplémentaire, facilement contré par un Coup de poing puissant.
Au 3ème tour je m’offre même le luxe de le rendre Déphasé et désorienté - ce n’est d’ailleurs pas si luxueux que ça, car la suite montrera que ce scénario n’est pas propice à temporiser…
Après une première Frappe déphasée, The Hood met un genou à terre, je passe en alterago pour profiter de mon investissement précédent et… c’est le début d’une spirale infernale.
Désorienté certes, mais il se retrouve malgré tout en position de force, et voilà que la machine infernale est lancée : Promesse de prospérité, accélération, Ambition démesurée, En quête de sang, le Corrupteur et le Contrôleur déboulent en une seule pĥase… Heureusement, cette fois Kitty a un peu de ressource… Intense concentration, Marche éthérée et Surprise de Shodowcat permettent de faire un peu de ménage, mais la situation s’aggrave encore de deux crans avec une vile Avancée qui permet d’instaurer l’Etat criminel. En deux tours, le vent a complètement tourné et la partie commence trop à ressembler à la précédente… mais il me manque hélas de quoi accélérer vraiment. Après l’arrivée de Calvin Zabo et un casse audacieux, Shadowcat a dû s’incliner pour ne pas prendre trop de dégâts, et il me manque finalement une petite attaque action pour achever The Hood (1PV restant !), il me faut tenir encore une phase… et le coup passe bien près, puisqu’en guise de renfort c’est une seconde Avancée qui m’amène à 1 boost du précipice…
Victoire in extremis en 50 minutes et 8 tours, dont les 3 derniers presque irrespirables…
5,5/10
Bilan à l’interlude
Le scénario The Hood est vraiment une purge. A moins (et encore) d’opérer une refonte massive du paquet pour contrer les Traîtrises, on y est condamnés à subir le tirage et à tout miser sur un rush massif, ce qui n’est pas l’option de base en Protection. Accessoirement, si ça fait des parties courtes, elles n’en sont pas forcément plaisantes. Pour cette fois je m’en suis tiré, mais ça ne me donne pas outre mesure d’y revenir sans une construction spécifique…
Et, évidemment, aucun enseignement en particulier sur la solidité de cette Shadowcat protection qui n’était pas trop préparée pour ça…
Shadowcat Protection vs. MaGog
Ici encore, je découvre plus ou moins le scénario lors de la mise en place, et j’ai la bonne surprise de découvrir que, face à MaGog au moins, la stratégie de la défense parfaite a des chances d’être assez efficace.
Hélas, mon enthousiasme est un peu douché par la fin du premier tour, qui amène dans l’arène… un Dragon ! soit l’un des sbires les plus lourdingues de la campagne. Il en faut toutefois plus pour me stopper, d’autant que mes mains ne sont pas si mauvaises par ailleurs. Résolu à rester concentré sur ma défense, j’avance tranquillement dans la mise en place (Aussi fluide que l’eau…) et prends grand soin de la menace qui risque fort d’être la principale attraction des spectateurs pour mon adversaire. Lesdits spectateurs basculent pourtant de mon côté lorsque, au sixième tour, je parviens à décapiter le Dragon sur une implacable Frappe éthérée puis à faire mordre une deuxième fois la poussière à MaGog sur une Contre-attaque au poing… mais, du coup, c’est le Participant surprise qui arrive, suivi de près par un Troll… il faut accélérer car, en plus de ces renforts, MaGog n’est pas en reste et multiplie les coups bas pour faire avancer ses pions auprès du public.
Victoire finale 10-7 sur une ultime Frappe éthérée activée après avoir accompli la quête secondaire, en 9 tours en 60 minutes de jeu. C’était propre, mais sans beaucoup de marge.
6,5/10
Shadowcat Protection vs. Spirale
Il me faut relire plusieurs fois le livret pour être sûr d’avoir compris à la fois la mise en place et la mécanique de poursuite de Spirale… Et oui, ce scénario va me poser un gros problème, car je n’ai pas les moyens de perdre trop de PV et pas assez de ressources de Contre pour chercher trop longtemps la dame. Il me faut deux tours, et un peu de chance, pour qu’elle soit une première fois acculée, mais cette chance n’est que relative puisque, à peine un tour plus tard tout est refaire après une téléportation hasardeuse. L’environnement de départ (Sitcom) devient vite pénible compte tenu du nombre d’obligations qui me tombent dessus, et je ne suis pas fâché de le voir remplacé par le Western, plus agressif mais plus facile à gérer aussi. Spirale m’agace à fuir une nouvelle fois avec une téléportation hasardeuse et, lorsque je crois l’avoir à nouveau coincée, voilà que c’est l’Ombre du passé qui vient se mettre au travers du chemin après que j’aie eu toute les peines du monde à me défaire d’un Requin du poker… Heureusement, je parviens à poser sur Spirale un déphasé et désorienté qui m’assure deux tours de pause sur la téléportation, le temps de régler le problème du Club… et je m’en tire in extremis, en achevant Spirale sur une ultime Riposte juste avant qu’elle ne se téléporte : victoire au 10ème tour en 1h05, dans une course frénétique et fort bien restituée.
07/10
Shadowcat Protection vs. Mojo
Toujours sans repère sur cette ultime étape, j’ai le curieux pressentiment que Mojo pourrait bien me poser des problèmes similaires à The Hood si je n’y prends pas garde : donc, chercher à temporiser en attendant de découvrir les vilenies du big boss ne me semble pas être la bonne option. Bien aidé par mes premières mains, je tente donc un rush massif, Mojo s’affale dès le deuxième tour d’une Frappe déphasée… mais il a de la ressource, le bougre, même si je trouve bien payé de sacrifier quelques menaces pour voir défausser toutes ces cartes Rencontres… La queue de scorpion, couplée à l’arrivée de Pyro 4.0 puis Avalanche 9.0 me donne des sueurs froides alors que, comme prévu, la pression à la menace se précise, mais je reprends mes esprits en me souvenant que je ne cherche pas la clean sheet, le principal reste de vaincre le méchant et après tout j’avais fait un choix en début de partie… Tant pis pour la manigance, et tant pis si le studio reste encombré à la fin, j’achève Mojo sur ma dernière Frappe déphasée, au 7ème tour après moins de 40 minutes de partie. Pas très propre, mais opportuniste et… efficace.
06/10
La campagne Mojo Mania est effectivement très sympathique, même si je ne suis pas ultra fan du côté délirant des sets modulaires, mais l’ensemble pose une séquence de difficultés originales qui imposent des options tactiques intéressantes, pour des parties très rythmées et à chaque fois sur le fil. Une vraie réussite.
