Parution de mon nouveau roman

Erik dit:Stephen King se défend de procéder comme ça. Enfin, l 'affirme ; on n'est pas obligé de le croire :)
Pour ma part, chaque fois que j'ai commencé ce travail préparatoire, le roman a tellement perdu de saveur que soit je l'ai arrêté, soit il s'est transformé en cours de rédaction. Mille auteurs, mille "méthodes".

En même temps, Stephen King a quelques bouquins derrière lui et quelques années dans le métier. Rien ne dit qu'il faisait comme ça à ses débuts. De plus, même si j'apprécie cet auteur, King a tendance à meubler et broder pas mal dans son texte au lieu de se concentrer sur l'essentiel : l'histoire qu'il veut raconter. Peut-être que ses divagations sont justement dues au fait qu'il ne fait pas de plan ?

Je ne résiste pas au plaisir de vous communiquer la première critique que j’ai trouvée sur le web consacrée à mon roman. Vous la trouverez en plusieurs endroit dont babelio mais aussi sur ce blog http://kittylamouette.blogspot.fr/

"Cela commence par la mise en place d’une trame classique : le microcosme d’une unité de recherche en paléontologie, avec les rivalités et guerres de succession que l’on s’attend à trouver lorsque la passion qui pourrait sous-tendre ce choix de carrière fait place aux luttes de pouvoir . Souhaitant le maintenir dans l’ombre, le directeur de l’institut confie à Daniel Simon une mission qui aurait dû être une simple formalité sans intérêt. Ce fut une erreur : l’analyse des ossements découverts va bouleverser profondément toutes les connaissances établies à ce jour. Ces vestiges constituent la preuve qu’une civilisation très évoluée occupait la planète il y a plus de 200 000 ans

Daniel Simon et sa jeune collaboratrice vont se consacrer corps et âme à l’élucidation de ce mystère : qui étaient ces êtres? De quelle façon leur lignée s’articule-t’elle avec celle des humains? Comment vivaient-ils? Et surtout qu’est ce qui a été à l’origine de leur disparition?

La construction de ce roman que l’on pourrait qualifier d’uchronie post-apocalyptique, est fort habile. A partir d’une situation tout à fait ordinaire, les étapes de l‘intrigue sont amenées très graduellement, et peu à peu le lecteur se retrouve au sein d’un récit qui donne le vertige, avec un suspens sans cesse maintenu, sans aucune longueur, ce qui rend la lecture très agréable. Les allers et retours entre les différentes périodes sont très bien coordonnées de sorte que l’on ne peut s’y perdre

Les personnages sont attachants et l’on ne sait d’eux que ce qui est nécessaire pour ne pas révéler le fin mot de l’histoire. Leur histoire personnelle est mise au second plan, juste là pour rappeler que quelque soit l’époque, il est toujours difficile de trouver l’équilibre entre vie de famille et vie professionnelle quand celle-ci est passionnante, et cela que l’on soit homme ou femme.

Les civilisations perdues constituent un thème classique dans le domaine de la science fiction et sont l’occasion de livrer un certain nombre de message d’avertissements sur le mode «ne faites pas les mêmes erreurs que nous, protégez la planète». Les informations que nous délivrent actuellement les médias concernant l’évolution de notre environnement prennent ici un relief particulier. Ce destin est-il inéluctable?

Bonne critique, effectivement. Ça donne envie d’en apprendre davantage. Je suis content pour toi en tout cas !

Nouvelle critique sur le site http://lireoumourir.e-monsite.com/pages … ageau.html

Nous avons ici un livre vraiment très bien fait et intéressant.

Emma est une jeune étudiante en paléontologie. Choisie par le professeur Simon pour aller sur un site de fouille dans lequel a été retrouvé le corps d’un Homme du Giffre, une autre espèce d’êtres humains disparue il y a des milliers d’années, elle ne va pas tarder, avec son mentor, à découvrir que cette espèce n’était pas la race primitive à laquelle ils pensaient, mais au contraire une espèce très évoluée, capable de grandes choses.
Mais, dans ce cas, qu’est-ce qui a bien pu emmener à la disparition de toute cette espèce si évoluée, alors que l’Homo Sapiens n’en était encore qu’à ses premiers pas ?
Une quête pour la découverte de cette vérité commence pour Emma, sur le site de fouille qui semble contenir plus de secrets que ce qu’ils pensaient à la base.

Quel livre passionnant !

J’ai vraiment été pris du début à la fin par l’histoire, complètement happé par le récit qui nous est fait.
Tout d’abord pris par l’histoire d’Emma, sa carrière et sa vie, le lecteur aura rapidement un second centre d’intérêt : l’histoire des Homme du Giffre : qui sont-ils et comment leur société si évoluée a-t-elle pu disparaître ?
Cela apporte l’avantage de donner un double centre d’intérêt au lecteur, et ainsi de le capturer, l’empèchant de lâcher le livre. Car les deux aspects, bien que fort différents l’un de l’autre, sont tous les deux passionnants et liés : c’est grâce aux recherches d’Emma que nous pourrons en savoir plus sur l’Homme du Giffre.
Une histoire sur la vie d’une personne d’un côté, une scientifique qui fait de grandes découvertes, devient connue, mais doit faire en même temps attention à ne pas négliger sa vie privée, le tout parfois fort émouvant, et l’histoire de tout un peuple de l’autre côté, avec l’histoire de leur fin, des derniers survivants de cette race éteinte, avec des passages ne manquant pas d’action. De quoi avoir tous les aspects qu’il faut pour avoir un livre passionnant, donc.
De plus, le livre contient un grand nombre de révélations, qui, pour l’une d’entre-elles en particulier, m’a vraiment laissé “sur le cul”, tellement elle m’a surprise.
Cela entraîne aussi une tentative de l’auteur de faire une prise de conscience chez ses lecteurs, et je trouve cela très bien réussi.
Par contre, un point m’a un peu plus dérangé, bien que je comprenne tout à fait le choix du lecteur à ce niveau : la vie d’Emma défile beaucoup trop vite sous nos yeux, les années passant à chaque chapitre, parfois 10 d’un coup. J’ai trouvé que cela cassait un peu la proximité du lecteur avec elle, et c’est un peu dommage. Mais, en parallèle, je trouve que s’était important de faire comme cela, afin de ne pas trop ralentir l’évolution du récit et de garder l’Homme du Giffre sur le devant de la scène.

Au niveau du style de l’auteur, là aussi, j’ai fort apprécié.
Il est fluide et agréable, et sa façon d’écrire donne vraiment l’impression, à certains passages, de se retrouver devant des explications scientifiques que tous les lecteurs peuvent comprendre, chacun se sentant ainsi plus proche de la paléontologue et de ses découvertes.
Il y a quelques coquilles présentes, mais, dans l’ensemble, elles ne gênent pas vraiment la lecture.

Enfin, au niveau des personnages, le lecteur se sentira fort proche d’Emma, même si, fort présente au début, on ne fait plus que la survoler à partir d’un certain moment. Cela est un peu dommage, car c’est un personnage puissant et bien travaillé, mais je ne conteste pas vraiment la décision de l’auteur à ce niveau-là, car il était nécessaire qu’elle s’éclipse un peu pour laisser la place à l’histoire des Hommes du Giffre.
Et cela n’empèchera pas le lecteur de partager ses sentiments, d’être fort proche d’elle et d’ainsi avoir plusieurs passages assez émouvants.

En bref, nous avons ici un récit passionnant parlant de la découverte d’une civilisation, et du mystère de son identité et de sa disparition. L’intérêt du lecteur se retrouvé double car il y a à la fois la vie du personnage principal et l’histoire de cette race disparue. Il est un peu dommage, bien que fort compréhensible, qu’Emma s’éclipse un peu au fur et à mesure que le récit avance, mais cela n’empèchera pas le lecteur de se sentir fort proche d’elle. Enfin, le style de l’auteur est fluide et agréable, et permet de se sentir proche de la paléontologue et de son métier.

Un livre à ne pas rater !