MrGirafe dit: PS : je suis un homme, et girafe est une femme, mais nous sommes 2.
Je suis fatigué ... j'ai confondu les zavatars
Mais a-t-on idée aussi d'avoir un Monsieur et une Madame Girafe hein !? Pourquoi pas bientôt un Monsieur et une Madame Patate ? Comme le dis souvent Ophélie : tu es une patate mariée !
Voici ce que j’ai reçu aujourd’hui dans ma boite aux lettres (comme tous ceux qui ont signé cette pétition, je suppose) :
bertrand@monthubert.net dit:La journée du 9 mars a tenu ses promesses. Cette journée restera en France comme la plus importante mobilisation pour la recherche. Un nombre impressionnant de directeurs d’unités et de responsables d’équipes ont mené une discussion approfondie à l’Hôtel de Ville de Paris, au terme de laquelle la démission des fonctions administratives a été massivement adoptée. Nous avons recueilli 976 démissions de directeurs d’unités, et 1 110 démissions de chefs d’équipes. Ces chiffres ne tiennent pas compte de toutes les démissions qui nous sont envoyées par d’autres moyens, et que l’on peut d’ores et déjà chiffrer à plusieurs centaines. La mobilisation est exceptionnelle, en raison de la situation dramatique de la recherche dans notre pays. Plus de 15.000 personnes, enseignants-chercheurs, chercheurs, doctorants, ITA, étudiants, citoyens ont soutenu les directeurs d’unité démissionnaires sur la place de l’Hôtel de ville, puis se sont rendus en cortège vers le ministère de la Recherche, où les lettres de démission ont été déposées aux pieds des grilles. Et maintenant ? Nous avons toujours dit que le 9 mars n’était qu’un début. Nous devons inciter tous ceux qui n’ont pas encore démissionné à nous rejoindre, et continuer à mobiliser les personnels de la recherche, et les citoyens. Il faut aussi amplifier la mobilisation dans les universités, vers les étudiants dont l’avenir est directement en jeu. Un sondage publié ce matin dans La Croix montre que 82 % des Français soutiennent notre mouvement. Nous devons engager sans tarder la mobilisation des comités locaux pour l’organisation des Etats Généraux de la Recherche. Par ailleurs, d’ autres dates sont déjà retenues. Le 19 mars sera une nouvelle journée « Science en Lutte », où nous appelons l’ensemble des citoyens à venir exprimer leur soutien en manifestant avec nous partout en France. Sans attendre, nous vous invitons à joindre votre voix au mouvement de lutte en cours dans des domaines proches nôtre. Nous vous enjoignons également à envoyer sans plus attendre des lettres de protestation à vos élus en utilisant le formulaire déjà accessible sur notre site: http://recherche-en-danger.apinc.org/ar … rticle=314 Quelques précisions sur les modalités de démission : si vous êtes directeur d’unité ou chef d’équipe, souhaitez démissionner et ne nous avez pas encore fait connaître votre décision, merci d’envoyer : 1) un courrier électronique à l’adresse : demission@apinc.org, dont le sujet est “demission”, avec le texte ci-dessous 2) La lettre de démission elle-même à l’organisme de tutelle (en recommandé avec accusé de réception) et une copie par fax au 05 61 25 32 05 Message électronique et lettre de démission (à adapter, amender en fonction de vos souhaits): " Je soussigné PRENOM NOM, directeur/chef d’équipe dans l’unité INTITULE déclare mon engagement à envoyer la lettre suivante ce jour : Monsieur le Directeur Général/Madame la Présidente d’Université, Depuis de longues semaines, la communauté scientifique a tenté d’attirer l’attention des autorités politiques sur le sort indigne qui était fait à la recherche publique dans notre pays. En tant que chef d’équipe, je me sens particulièrement comptable des perspectives de carrière des plus jeunes de mes collègues, actuellement en thèse ou en séjour post-doctoral. La suppression récente de 550 postes dans la recherche, sonne comme une trahison vis à vis de ces jeunes d’un très haut niveau de formation, qui après plus de 10 ans d’études, s’apprêtaient à concourir pour obtenir un poste de chercheur dans le secteur public. Je ne peux accepter l’indifférence de notre gouvernement vis à vis de ces jeunes qui n’a d’égal que son imprévoyance quant à la nécessaire programmation pluriannuelle de l’emploi scientifique dont notre pays a besoin. Assurer la responsabilité d’une équipe de recherche dans de telles conditions, c’est cautionner un abandon de la recherche publique qui ne me paraît plus acceptable. En conséquence, je vous demande, Monsieur le Directeur Général/Madame la Présidente d’Université, de me décharger de la responsabilité de chef d’équipe que vous m’aviez confiée. Fait à , le 9 Mars 2004"
Tous les domaines de la recherche sont-ils touchés ou certains plus particulièrement ?
Comme je l’ai dit ça fait des années que la Belgique est confronté à ce problème de diminution des subventions à la recherche et principalement à la recherche fondamentale. Le problème est devenu particulièrement critique dans de nombreux domaines comme la géologie et la physique nucléaire (ces deux domaines me touchent particulièrement puisque de suis géologue et que mon frère est astro-physicien et que nous avons du, tous les deux, nous réorienter vers l’informatique pour gagner notre croûte). Mais il touche aussi des domaines protégés ou réputés comme tels en philosophie. Je travaille à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et les changement en vue de l’harmonisation de Bologne donnent le frisson.
Désormais l’université veut imposer des règles plus stricts sur l’obtention des crédits et la création des postes d’assistants : en gros la création d’un poste d’assistant ne se fera qu’en fonction du nombre d’étudiants suivant tel ou tel cours.
Des cours donnés en journalisme par exemple -section bateau où courent se réfugier tous ceux qui ne savent pas quelle orientation prendre, appelons donc ça une orientation généraliste- permettront aux professeurs donnant ces cours d’obtenir de nombreux assistants … mais que diable y a-t-il à chercher dans le domaine du journalisme ? Par contre des linguistes spécialisés dans les langues protogermaniques et le vieil islandais attirent peu d’étudiants → ils n’auront jamais de poste d’assistant, ne formeront jamais de remplaçant → disparition de ce domaine d’étude à l’ULB.
La géologie est, elle aussi, dans une situation catastrophique. Il y a entre 3 et 5 assistants au total pour tous les professeurs qui sont une bonne douzaine. Le crédits sont ridiculement bas au point que les meilleurs chercheurs partent pour les universités étrangères. Bref la section est condamnée à fermer ses portes à moyen terme, suivant alors le chemin de la section de géologie de l’Université Catholique de Louvain-La-Neuve.
Quand on sait que la Belgique investi 2 fois moins d’argent par rapport à son PIB dans la recherche que la moyenne européenne … on comprend mieux
Ca défile actuellement dans les grandes villes de France et plus de 50 villes hors de France pour la recherche française, à 2 jours des élections en France.
Objectif premier et minimal : obtenir les 550 postes pour que le gouvernement (et plus largement l’exécutif) montre sa bonne volonté, sa capacité à écouter. Si le gouvernement a une oreille, second objectif les états généraux de la recherche pour tout remettre à plat et être écouté sur ce sujet par le gouvernement. En ce qui concerne le dégel des budgets votés en 2002 et 2003, il a été effectué et correspond aux 300 000 millions d’euros redonnés par le gouvernement, versement effectif prévu avant mai 2004
Sur Orsay-Gif-Bures (plus grand site scientifique en nombre de taille d’Europe) plus de 60% des directeurs démissionaires, à l’échelle de la France >1300 directeurs de labo démissionaires > 1900 responsables d’équipe démissionaires
Une réponse qui se faisait attendre, et qui répond à la demande minimum des 550 postes de chercheurs, qu’elle complète avec 1000 postes d’enseignant-chercheur. Extrait du discours de Fillon 550 postes statutaires seront proposés au concours dans les délais les plus courts, à raison de 200 emplois de chercheurs et de 350 emplois d’ingénieurs et de techniciens. Les emplois de chercheur seront pourvus dès cette année, à partir des listes complémentaires afférentes aux concours déjà lancés. Pour renforcer la recherche dans l’enseignement supérieur, les concours de maîtres de conférences ouverts au printemps 2004 permettent d’ores et déjà de recruter 2000 jeunes chercheurs. Nous avons décidé d’y ajouter 1000 nouveaux emplois : 150 ATER et 150 IATOS pour la rentrée 2004 et 700 postes de professeurs et maîtres de conférence dès janvier 2005. Ces recrutements s’inscriront à partir de 2005 dans le cadre d’un plan pluriannuel.
C’est tres bien. Il suffit maintenant de ne pas réintégrer les vieux directeurs démissionnaires qui se comportent comme des mandarins et on devrait permettre a quelques centaines d’autres jeunes chercheurs d’accéder à des postes à responsabilités et de se débarrasser de leur boulet.