Si les petits éditeurs ne sont pas perennes, c’est peut être aussi parce que les jeux qu’ils éditent ne sortent pas de l’ordinaire?
Peut-être parce qu’ils tablent toujours sur des valeurs qu’ils croient sures, et du coup font exactement la même chose que les grosses boites allemandes, avec des cubes en bois dedans, ou de l’enchère, ou tous les mécanismes mille fois resuscés, qui eux produisent ouate millions de boites et qui peuvent se permettre de produire 10 fois le même jeu en changeant une virgule dans les règles, grâce à un budget pub conséquent et une clientèle locale abondante et plutot conservatrice ?
Boîtes allemandes ou américaines avec lesquelles elles ne peuvent bien sur pas rivaliser, car leur visibilité est très faible par rapport à ces “géants” (enfin toutes proportions gardées…).
Peut être qu’elles ne prennent pas assez de risques du point de vue de leurs choix de jeux, et du coup leur offre se fond dans la masse ?
Peut-être ces petits éditeurs devraient-ils tabler sur des jeux plus originaux, qui sortent de l’ordinaire ?
Peut-être devraient-ils éditer des jeux vraiment originaux… heum… voyons… avec de la pichenette dedans par exemple ???
Comment ça, je prèche pour ma paroisse ? bahhh non pas du tout ! Cette tirade est totalement désintéressées
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Tout à fait d’accord avec Groddur. Pour exister parmi la foule de produits aujourd’hui il me semble essentiel de proposer quelque chose d’original (un “avantage comparatif”). Libellud l’a parfaitement compris avec Dixit. Un éditeur qui publierai Pitchbowl pourrait certainement tirer son épingle du jeu.
fred henry dit:Tout à fait d'accord avec Groddur. Pour exister parmi la foule de produits aujourd'hui il me semble essentiel de proposer quelque chose d'original (un "avantage comparatif"). Libellud l'a parfaitement compris avec Dixit. Un éditeur qui publierai Pitchbowl pourrait certainement tirer son épingle du jeu.
Merci de ton soutien Fred, j'aime bien ce que tu fais aussi
L'idée que je soutiens, c'est que si on est petit et qu'on souhaite être vu (et donc acheté) il faut faire un truc unique au monde. Pas besoin de faire un truc que tout le monde achète : de toute façon si on est petit on est limité par les quantités de facto : il faut faire un truc qui a sa propre niche écologique, qui touche une certaine population, ciblée. De toute façon même petit on peut faire en sorte de toucher un public mondial, là, à notre époque...
Je pense que des boîtes comme celle de Wallace l'on compris
Pour le JDR je plussoie grandement l’analyse d’Ehanuise. c’est un produit qui intéresse un public plus restreint qu’auparavant. l’arrivée de nouveaux supports plus rapides à jouer, plus accessibles, demandant moins de temps d’apprentissage on rendu le JDR un peu obsolète même s’il survit grâce à un public fidèle mais qui ne se développe plus ou peu.
Le JDP est en phase de croissance et c’est tant mieux, je pense qu’il a de bonnes années devant lui, mais il connaitra certainement une très importante mutation avec l’arrivée pour le grand public des tables de jeux numériques (je sais pas comment ça s’appelle, la table de microsoft
)
on achètera probablement plus son JDP en boite traditionnelle mais en CD ou DVD. A ce moment-là on risque de voir le même effet que pour les jeux vidéo c-à-d un esthétisme poussé à l’extrême avec cinématique et jolis effets, mais avec des mécanismes un peu moins travaillés
Groddur dit:
L'idée que je soutiens, c'est que si on est petit et qu'on souhaite être vu il faut faire un truc unique au monde.
c'est exactement ce que nous avons fait avec mon épouse hier matin. Peut-être qu'elle nous rendra célèbre mais pas tout de suite
edward teach dit:Pour le JDR je plussoie grandement l'analyse d'Ehanuise. c'est un produit qui intéresse un public plus restreint qu'auparavant. l'arrivée de nouveaux supports plus rapides à jouer, plus accessibles, demandant moins de temps d'apprentissage on rendu le JDR un peu obsolète même s'il survit grâce à un public fidèle mais qui ne se développe plus ou peu.
Pour la 1er partie qui concernant l'analyse je suis entièrement d'accord !! Un seul chose a ajouté est le fait qu'au final tu peux jouer pendant 10 ans avec le même JDr du fait de la rejouabilité infini de se support. Donc le marché ne se renouvelle pas tant que çà en dehors de sortie vraiment original.
Rien que ce Week end j'etait a une convention ou j'ai joué a Cthulhu "Delta Green" sa rajeunie pas ^^
Qui se développe peu ou plus... je mets un petit bémol, cela relève davantage d'un ressentie perso et de pas mal de gens pas avec qui je discute ainsi que de ce qu'on peut voir sur des conventions et des initiations qu'on fait mais pas mal de nouveau font leurs "apparitions" ou d'ancien faisant leur retour...
On m'a fait la remarque aussi qu'il y a de nouveau pas mal de Mag' sur le JDr en ce moment, et on parle même de la relance de Casus Belli.
Sinon sur le JDp (ou le jdr d'ailleurs), je suis d'accord avec Groddur sur le coté "déja vu" vingt fois
Pour mon expérience personnelle, je suis totalement atypique.
J’ai financé entièrement mon projet, trouvé une petite maison d’édition, choisi mon distributeur. A partir de là, le travail le plus difficile est de se faire connaître, et surtout de trouver le public qui correspond au jeu surtout quand on sait qu’il existe.
La publicité ou le buzz autour du jeu sera le meilleur moyen de le faire connaître seulement s’il n’est pas noyé dans la masse des sorties. En tout cas, je n’en vis pas, j’essaye juste de récupérer mes billes de départ et de me faire plaisir.
L’avantage aussi dans cette démarche, c’est que l’éditeur ne risque pas de se casser la gueule.
Financer son projet, je pense que cette démarche est intéressante pour un auteur qui aurait les moyens de le faire. A condition bien sur de ne pas espérer en vivre tout du moins au début.