Bonjour,
Au cours de mes contacts avec les éditeurs de jeux, je me suis rendu compte que je ne sais pas du tout à quoi m’attendre quand, un jour, j’espère, un contrat d’édition tombera devant moi su une table.
Du coup, je me suis dit que le sujet mérite d’être approfondi!
Je pose mes questions le plus clairement possible pour que vous puissiez répondre ![]()
1 : Quel est de manière générale le niveau de rémunération d’un auteur pour un jeu (un auteur neuf hein ! pas un Knizia…) ?
2 : Comment cela s’exprime? (% du chiffre d’affaire? des ventes? des bénéfices? )
3 : y a t-il des clauses particulières à surveiller, (à éviter ou à mettre absolument dans le contrat)
Voilà merci d’avance à tous pour vos réponses…
( je sens que AlainE risque de nous éclairer ![]()
Max
equilibriste31 dit:
1 : Quel est de manière générale le niveau de rémunération d'un auteur pour un jeu (un auteur neuf hein ! pas un Knizia...) ?
4% des prix de vente éditeur (avec un acompte) est un minimum minimorum.
Ensuite suivant le jeu, l'auteur, la relation avec l'éditeur, la phase de la lune, ... ca peut varier.
6-8% est courant, 10% et plus est exceptionnel.
(n'hésitez pas a me corriger si je dis des conneries, hein
equilibriste31 dit:
2 : Comment cela s'exprime? (% du chiffre d'affaire? des ventes? des bénéfices? )
% du prix de vente éditeur.
Par ex. si un jeu coute 6 euros a fabriquer, et est revendu 13 euros par l'diteur aux distributeurs (pour finir a 20/25 en boutiques), le % est calculé sur 13 euros.
equilibriste31 dit:
3 : y a t-il des clauses particulières à surveiller, (à éviter ou à mettre absolument dans le contrat)
- préciser que le nom de l'auteur doit figurer sur la boite et le mode d'emploi (c'est heureusement devenu pratique courante, mais si tu as déja des remarques la dessus avant de commencer c'est mal barré)
- une clause indiquant que si la boite fait faillite ou cesse de publier le jeu, les droits te reviennent après un délai raisonnable (6 mois ou 1 an en cas de jeu non réédité, immédiat en cas de faillite)
- la juridiction compétente (pays et ville du tribunal qui pourra gérer les éventuels conflits)
- le nombre d'exemplaires du premier 'print run', et un nombre d'exemplaires minimum par an que l'éditeur s'engage a vendre. S'il en vend moins, l'auteur peut alors casser le contrat.
- le nombre d'exemplaires 'auteur' (de 6 a 30 suivant les jeux, auteurs, éditeurs, et le packaging distributeur : si ce sont des colis de 12 boites et que contractuellement tu dois en avoir 20, tu en auras probablement 24.)
- la fréquence des payements (tous les 6 ou 12 mois), et les modalités (Nos de compte, qui prend les frais en charge, devise a utiliser, ...)
- un droit de regard sur le produit fini avant que la production ne soit lancée. Ca permet de relire les règles et de s'assurer qu'aucune erreur ne s'est glissée. Apparemment ce n'es pas standard et certains éditeurs font tout dans leur coin et l'auteur n'a plus un mot a dire une fois le contrat signé
- préciser le territoire et/ou les langues d'édition couvertes par le contrat. Généralement le contrat donne les droits pour une zone linguistique et/ou géographique : europe, FR+DE+ES ou encore monde, EN+DE.
- L'editeur peut aussi recevoir le droit de revendre le jeu a d'autres éditeurs pour couvrir d'autres langues et/ou régions (pays de l'est, amérique du sud, ...). Il faut alors préciser quels pourcentages seront d'application pour ces versions (généralement l'auteur recoit un pourcentage des droits de licenses que l'éditeur percoit de ses éditeurs partenaires. c'est plus faible, de 2 a 10%)
En plus de tous ca, des clauses diverses selon l'expérience de l'éditeur et de l'auteur, chaque contrat étant un 'remix' des précédents.
On en trouve quelques uns en ligne, mais ils sont tous en anglais.
Merci beaucoup de ta réponse, elle m’éclaire déjà pas mal, ne serai-ce que sur le langage et les clauses !
A bientot
Max
En gros c’est ça à quelques détail près…
Tiens si tu veux gagner du temps :
http://www.google.com/search?client=saf … 8&oe=UTF-8
Tu cliques sur le premier lien de la page.
Bon c’est un truc de 2002 mais la base reste la même.