Amis de la radio, entends-tu [...] ?

Jusqu’à il y a une petite décennie, la radio du service public était plus ou moins passée à travers les gouttes de l’entertainment.
La vision du jeu des chaises musicales selon G.Balbastre m’avait fait sourire. Schéma (technique) que l’on retrouve dans les business du foot, du Mass-Média, du politique (avec un p minuscule… voire riquiqui). Je n’aurais jamais pensé que ce média qu’est la radio, atypique* dans le paysage médiatique actuel, verrait débarquer la petite lucarne. @ la rentrée prochaine, Nagui, Salamé, Trapenard (& j’en passe) officieront / affligeront les ondes de France Inter.
*Grossièrement, l’ouïe place notre esprit dans des conditions de captivité moindre que la vue.
D’où ma curiosité pour un petit tour d’horizon des opinions chez les amoureux de la radio par ici, au sujet de ce phénomène à l’œuvre.
Et en bonus, puisque la saison des paris fait désormais parti du show, parierez-vous que France Culture _ qui ressemble beaucoup plus à France Inter d’il y a 10ans qu’à France Culture _ soit vouée aux mêmes gémonies ?
Good Night, and Good Luck.

Travaillant dans une radio du service publique, cela ne m’étonne pas…
La tendance est clairement de se diriger vers de la radio filmée. Avec l’importance qu’à pris internet et le nombre croissant d’auditeurs via cet outil, le projet des radio publiques est de proposer à l’avenir la possibilité de pouvoir “regarder” les émissions en direct sur les sites internet. On trouve déjà beaucoup d’extrait d’émission en video, mais cela se limite pour l’instant à une caméra fixe sur l’invité.
Dans la radio où je travaille par exemple, tous les studios sont maintenant équipés de réseau multicaméra avec la possibilité de réaliser des émissions proches de ce qu’on a en télé…
D’ailleurs les techniciens (dont je fais parti) sont peu à peu formés pour la réalisation video, les journalistes sont de plus en plus sensibilisés sur ce qu’il faudra éviter de faire en studio à l’avenir : lire son texte en levant la feuille devant soit, être complètement avachi derrière le micro, faire coucou aux gens dans le studio pendant qu’on parle…
Du coup il n’est pas étonnant de voir arriver des personnalités de la télé à la radio car on part souvent du principe que quand on à fait de la télé on sait faire de la radio (c’est pareil mais sans être filmé) alors que l’inverse est moins évident. A mon sens c’est complètement faux car le ton radio est totalement différent que celui de la télé… Il est beaucoup plus difficile, je pense, d’être captivant uniquement par la voix.
En tout cas tout c’est est assez dommage car on va perdre ce qui fait la particularité de la radio.

Ouais enfin Nagui et Tapenard ont commencé par la radio avant la TV, depuis très longtemps les gens ont très souvent commencés par la radio avant de passer à la TV pour ensuite y retourner quelques années plus tard ou ne jamais quitter la radio (ex: Bern)

Pour le sens radio :arrow: TV, je suis d’accord : rien de nouveau sous le soleil. Mais, comme le plombier, on ne revenait pas, ou alors relativement peu. Je me trompe peut-être sur la nouveauté de cette tendance, mais alors je souhaiterais des exemples d’une telle présence ‘télévisuelle’ / poubelle :mrgreen: dans l’poste sur les fréquences du service public (je n’aborde pas la question du ‘commercial’, novlangue pour ‘malbouffe’). “Des Papous dans la tête” sur Europe 1 ou sur le petit écran, je suis intrigué par avance.
Merci Maglard, j’espérais ton intervention… qui ne me rassure aucunement. L’univers radiophonique me paraît aujourd’hui beaucoup plus riche ; l’outil télévisuel étant largement sous-exploité et bassement uniformisé. Il y a en effet beaucoup plus à écrire sur les métiers de la radio et l’imaginaire associé que sur celui de la télévision.
Et cela même côté technique où l’artisanat (sens noble) côtoie le professionnalisme. Prenez par exemple le bruiteur qui y prend toute sa dimension.
Et même côté archives, la comparaison ne tient pas la route. La télévision des années 90 regorge d’immondices, alors qu’il sera beaucoup plus facile de trouver des pépites radiophoniques.