J’ai cru un instant que tu étais blasé mais ta réponse me montre clairement le contraire…tant mieux. Parce que pour moi je me pose parfois la question.
D’où le dégraissage massif de ma ludo pour des jeux plus facile à sortir avec des règles qui me reviennent facilement…c’est à la limite du fastfood ludique! Et je le regrette un peu.
dicapa dit:D'où le dégraissage massif de ma ludo pour des jeux plus facile à sortir avec des règles qui me reviennent facilement...c'est à la limite du fastfood ludique! Et je le regrette un peu.Se prendre 3 heures pour prévoir un jeu un peu plus conséquent n'est pas non plus insurmontable.
Tu réhabitues progressivement tes joueurs avec des jeux comme puerto, puis agricola. Et ils finiront par te réclamer des Brass ou Zavandor après la première partie. Et p'tet même qu'ils se renseigneront et te réclameront par eux même un monster américain !
Franchement, la nouveauté tout le temps, ça lasse (surtout qu'on a la fausse impression de tourner en rond dans les mécanismes quand on change de jeu sans approfondir).
beri dit:
De plus, pourquoi y jouerais-je bien? Parce que des amis de type facilement lassables les auront achetés et ne veulent pas jouer aux "anciens" bons jeux grmbl
De toute évidence, je dois être de ceux auxquels tu penses en disant ça.
Tu connais déjà mon opinion sur le sujet car nous en avons déjà discuté mais je fais part de mon témoignage en tant qu'acheteur compulsif et avide de découverte que je suis (non, je n'ai pas dit mea culpa !)
Donc, je pense que plusieurs facteurs peuvent être à l'origine de ces états de fait :
- la propension d'un passionné à vouloir investir jamais trop (dans la limite de ses moyens bien sûr) dans son domaine de prédilection. Ce qui peut être subjectif (se convaincre lui même d'y être toujours intéressé) ou pour se donner une image de lui même (être reconnu en tant que tel). Cela est lié au caractère de l'individu.
- le caractère d'une personne a éprouver plus de plaisir à découvrir qu'à maitriser les choses. Par extension, préférer le défit de la réflexion sur le moment et sur un pied d'égalité (si tout le monde découvre, personne n'a l'avantage du conseil stratégique) que la confrontation des expériences sur le jeu. Le jeu se veut avant tout ludique et pour qu'il le soit, chacun doit pouvoir croire qu'il peut remporter le challenge. Il ne s'agit pas comme il fut aux échecs de prouver à quiconque sa suprématie intellectuelle après 100 parties !
- une société de consommation qui vante et promet le plaisir de posséder.
- un marché allemand (dont on dépend fortement finalement) dont la tendance est d'aller plus vers la quantité que la qualité, de faire mieux avec de l'existant plutôt que de prendre le temps d'innover, de faire que du candidat au Spiel de l'année, de vendre au plus du jeu jetable qui sera bradé l'année suivante...
- un marketing qui s'appuie sur cette tendance de marché en proposant des systèmes de réduction basés sur l'achat à l'aveugle et en masse (précommandes, franco de port, points de fidélité...)
- l'internet et plus globalement l'esprit communautaire qui nous pousse à vouloir partager nos découvertes (qui a dit se moubourrer?), se sentir dans le buzz ludique (et pas à coté en parlant d'excellents jeux d'il y a 10 ans).
Bref, tout ceci participe à cette alchimie que tout le monde sait néfaste pour notre passion. Ton interrogation envers les joueurs tend cependant à faire penser que nous, joueurs, en sommes les principaux responsables... Je ne partage pas cet avis même si je te comprends.
PS : je ne refuserai jamais une partie d'un grand classique (du moment que tu ne le connais pas par coeur), c'est juste que je n'en trouve pas le temps !
D'ailleurs, je referai bien un p'tit Caylus moi !