J’ai déjà essayé de jouer en misant systématiquement 50% de la valeur du tableau. Je me suis retrouvé à n’acheter pratiquement jamais de tableaux, et j’ai perdu. À noter qu’on retrouve un peu la même chose à Chinatown.
Je n’ai joué qu’une partie de ce jeu. Il m’a bien fait marrer. Sur toute la partie, je n’ai acheté qu’un tableau. J’ai gagné.
L’auteur de l’avis cité ci-dessus semble penser qu’il s’agit juste de faire des maths, mais il me semble qu’il s’agit plus d’entuber les autres dans les grandes largeurs en leur faisant payer des fortunes pour des trucs qui ne vaudront en définitive pas un clou.
Et ça c’est drôle.
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Sherinford dit:L'auteur de l'avis cité ci-dessus semble penser qu'il s'agit juste de faire des maths, mais il me semble qu'il s'agit plus d'entuber les autres dans les grandes largeurs en leur faisant payer des fortunes pour des trucs qui ne vaudront en définitive pas un clou.
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Et ça c'est drôle.
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Ed dit:Sherinford dit:L'auteur de l'avis cité ci-dessus semble penser qu'il s'agit juste de faire des maths, mais il me semble qu'il s'agit plus d'entuber les autres dans les grandes largeurs en leur faisant payer des fortunes pour des trucs qui ne vaudront en définitive pas un clou.
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Et ça c'est drôle.
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+1 également, cependant, les joueurs ayant une analyse "mathématique" de ce jeu ont sans aucun doute, à mon avis, un avantage non négligeable sur les autres.
Nous traitons d'un jeu d'enchères avec des "rapports" ventes/prix : Cette notion est donc "indispensable" pour remporter une partie.
Les joueurs qui montent les prix sans "calculer" tendent à perdre leur argent à l'achat, réduisant ainsi leur chance de victoire.
Les joueurs désirant "perturber" les enchères (j'en connais pas mal
Je pense au final, que cet avis posté sur Art Moderne n'est pas très justifié (1/5, il fallait peut être "attirer" l'attention des futurs lecteurs ...), et au regard du matériel, de l'intéractivité et de l'auteur, il ne peut se situer qu'en haut d'une ludo, prêt à être rejoué rapidement
Tchao.
Laudaphnis.
Déjà, la règle de la moitié est une erreur, on peut sans problème aller jusqu’à 2/3. Explication : si un tableau vaut 30, le vendeur peut élever les enchères jusqu’à 20. Si on lui laisse, il gagne 10 par rapport à tout le monde. Si un joueur l’achète à 20, cet acheteur gagne 10 par rapport aux autres sauf le vendeur; et le vendeur gagne 20 par rapport à tous les joueurs sauf par rapport à l’acheteur, pour lui c’est 10. Donc, vous voyez que soit l’acheteur achète et il perd 10 par rapport au vendeur, mais gagne 10 par rapport aux autres, soit il n’achète pas et il perd aussi 10 par rapport au vendeur et ne gagne rien par rapport aux autres. Le choix est vite fait.
Une fois qu’on en est là, on voit qu’il y a tout intérêt à miser 21 pour battre l’acheteur qui propose 20 car si on ne le fait pas, on perd 10 par rapport à l’acheteur et par rapport au vendeur, si on achète on perd 21 - 9 = 12 par rapport au vendeur (ce qui vaut mieux que 20 du cas précédent) et on gagne 9 par rapport aux autres joueurs (ce qui vaut mieux que perdre 10 par rapport à l’acheteur du cas précédent).
Ainsi, un autre joueur devrait monter à 22 pour la même raison. En poursuivant ainsi, on voit qu’il vaut encore mieux miser 30 que de laisser quelqu’un gagner 1. À ce moment, un autre problème entre jeu : est-ce que ça vaut le coup de gagner 1 pour laisser le vendeur gagner 30 ? Sûrement pas. Donc, il faut savoir lâcher le morceau avant 30. Tout le problème est de savoir estimer si le vendeur est déjà riche auquel cas il vaut mieux ne pas surenchérir sur ses ventes, ou s’il est pauvre et si les autres joueurs sur les rangs sont riches auquel cas il ne faut pas les laisser acheter.
Bref, tout le sel du jeu n’est pas de gagner les enchères mais de savoir qui on laisse les gagner afin de contrôler le flux d’argent.
À cela, s’ajoute encore tout l’aspect baratinage et bluff, savoir vendre haut des tableaux dont on déprécie la valeur ensuite, et acheter bas des tableaux qu’on valorise ensuite, etc…
Donc voyez, ce n’est pas un jeu qui se maitrise en deux parties.
Sans compter sur l’impact de la répartition des artistes dans les mains, du déclenchement de fin de manche, etc. C’est beaucoup plus complexe qu’un simple exercice comptable, clairement une part de feeling est très importante à Art Moderne. Sans doute un des tout meilleurs jeux d’enchères du marché, avec -que demande le peuple- une édition magnifique ornée de superbes jeux de mots vaseux & érudits. ![]()
Je pense qu’effectivement certains joueusr se focalisent sur les enchères, et notamment sa caractéristique principale, le prix. Mais il rate alors le jeu.
Dans Modern Art, il ne s’agit pas de savoir quel prix vaut un tableau (ce qu’on sait normalement faire assez rapidement), mais beaucoup plus de savoir gérer sa main, savoir quoi vendre et quand, acheter quoi et à qui, quel artiste concurrencer et à quel moment, qui va s’esssoufler, qui à interêt à cloturer la saison, etc, etc…
Les enchères, c’est BEAUCOUP plus que la négotiation d’un prix de vente. Il y a énormement d’informations à tirer et/ou d’influence à donner pendant une enchère. Passer à coté de ça, c’est rater le jeu.
Sans même parler de l’introduction d’un mini roleplay (avec chambrage et companie), bien agréable.
Sherinford dit:Je n'ai joué qu'une partie de ce jeu. Il m'a bien fait marrer. Sur toute la partie, je n'ai acheté qu'un tableau. J'ai gagné.
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Pareil sur ma première partie : je m'aperçois que les joueurs, moi comp^ris, achètent à une pièce de moins que la valeur du tableau (parfois un écart un peu plus important car doute sur la valeur du tableau)
M'apercevant que c'est idiot (je donne 19pts à un gars pour en gagner 1 !) je n'achète plus et fait de petites propositions pour donner le change.
Au final : victoire.
Certains peuvent ne pas aimer s'ils ne sentent pas qu'il faut bien calculer la valeur qu'il faut laisser à l'autre en rapport de nos gains et de l'avance de chacun des joueurs.
Mais même comme ça, le jeu n'a plus de fun, ou peu : que du calcul de valeurs et un peu de hasard à gérer dans la pioche.
PAr contre "Masters Gallery" est très bon lui.
Ah, je l'ai déjà dis ?
Mais même comme ça, le jeu n'a plus de fun, ou peu : que du calcul de valeurs et un peu de hasard à gérer dans la pioche.
On n'a vraiment pas du jouer au meme jeu
La partie "calcul" s'arrete assez vite (voir le post de pyjam pour dire a quel point evaluer la valeur d'un tableau est difficile, au final). La vraie question, c'est a qui on paye, ou il en est en terme de gains totaux,...
Ensuite il faut evaluer le risque de "lancer" un artiste dont on a d'autres tableaux en main. Pour cela, un bon coup de baratinage a grand coup de "un jeune artiste qui demarre mais tres prometteur" est sympatico, mais c'est surtout indispensable de recruter d'autres personnes qui vont avoir interet a monter sa cote. Pour cela il faut leur refourguer une croute. Enfin une toile de maitre, evidemment.
Enfin, et la ca dependra des joueurs, un de mes grands plaisir a Modern Art, c'est d'expliquer a mon voisin a quel point il joue mal (et evidemment a le pousser a mal jouer, mais a mon avantage...). Evidemment, il vaut mieux jouer avec des joueurs qui sont prets a encaisser la critique. Ce genre de meta-jeu est partie integrante du jeu.
Si c'etait un pur exercice de calcul on se ferait un peu ch...
unkle dit:
Mais même comme ça, le jeu n'a plus de fun, ou peu : que du calcul de valeurs et un peu de hasard à gérer dans la pioche.
On n'a vraiment pas du jouer au meme jeu
La partie "calcul" s'arrete assez vite (voir le post de pyjam pour dire a quel point evaluer la valeur d'un tableau est difficile, au final). La vraie question, c'est a qui on paye, ou il en est en terme de gains totaux,...
Ensuite il faut evaluer le risque de "lancer" un artiste dont on a d'autres tableaux en main. Pour cela, un bon coup de baratinage a grand coup de "un jeune artiste qui demarre mais tres prometteur" est sympatico, mais c'est surtout indispensable de recruter d'autres personnes qui vont avoir interet a monter sa cote. Pour cela il faut leur refourguer une croute. Enfin une toile de maitre, evidemment.
Enfin, et la ca dependra des joueurs, un de mes grands plaisir a Modern Art, c'est d'expliquer a mon voisin a quel point il joue mal (et evidemment a le pousser a mal jouer, mais a mon avantage...). Evidemment, il vaut mieux jouer avec des joueurs qui sont prets a encaisser la critique. Ce genre de meta-jeu est partie integrante du jeu.
Si c'etait un pur exercice de calcul on se ferait un peu ch...
Je l'ai mal expliqué mais je dis à peut près la même chose que pyjam, juste avec les mots venant de l'autre côté du miroir : ça reste du calcul.
C'est marrant un temps, puis, ça n'a plus rien de ludique... selon moi.
Apprenons, si ce n'est à nous comprendre, à bien vouloir accepter que certains ne ressentent pas les mêmes sensations ludiques, qu'ils fassent partie de la majorité représentative ou pas.
Apprenons, si ce n'est à nous comprendre, à bien vouloir accepter que certains ne ressentent pas les mêmes sensations ludiques, qu'ils fassent partie de la majorité représentative ou pas.
Ok ca clot la discussion. Je n'ai jamais dit que tu te trompais (et a la limite c'est pas mon souci). J'ai dit que nous n'avions pas joue au meme jeu. Art Moderne (comme beaucoup de jeu) depend beaucoup de la dynamique du groupe de mon point de vue.
De toutes facons, des jeux qui ne sont pas d'abord du calcul, dans les jeux d'encheres, je n'en connais pas (la prise de risque EST un calcul).
Je pense, à mon humble avis, que toute l’intelligence de ce jeu (que ne prend pas en compte l’avis) réside dans le fait que l’argent n’est pas donné à la banque mais aux autres joueurs, ceux-là gardant le choix des tableaux restant à être mis en vente. Ces 2 petites règles rendent le jeu pas facilement prévisible. Le “bug” n’existe pas.
unkle dit:
De toutes facons, des jeux qui ne sont pas d'abord du calcul, dans les jeux d'encheres, je n'en connais pas (la prise de risque EST un calcul).
Je suis d'accord.
Reste ensuite le ressenti.
C'est là dessus que j'appuie.
Sur certains jeux, le côté ludique l'emporte et ce n'est pas totalement le cas sur Art Moderne, qui reste un bon jeu au demeurant.
Le Bug n'existe effectivement pas mais le jeu est tellement épuré qu'il ne reste plus qu'à compter... quasiment.
Je pensais au contraire avoir montré que tout n’est pas qu’une simple affaire de calcul de la valeur supposée d’un tableau, mais qu’il faut également analyser le contexte. Sur un enchère à 20, je peux très bien laisser si elle vient de Paul ou surenchérir si elle vient de Jacques, tout dépend de ce que cela apporte à Paul ou à Jacques.