Article du Monde sur les jeux de société : déception

Ioucounou dit:
En plus d'être désolant, cet article est inquiétant. Il pose la question de l'indépendance de la presse vis-à-vis des pouvoirs économiques.
La seule question qui reste est : la société H. n'a-t-elle rien à voir avec la parution de cet article ?
J'en doute.


Bien que j'ai considéré jusqu'ici Le Monde comme un canard plutôt objectif (par rapport aux autres quotidiens généralistes), je suis d'accord avec toi que l'on peut s'interroger sur l'origine des tuyaux (percés) de cette journaliste.
Cela me fait également réfléchir sur l'ensemble des articles que l'on peut lire sur des domaines qui nous sont peu connus : si le niveau est le même qu'ici... :cry:

Quoi ils ont pas parlé de Battlelore ? :mrgreen:

Envoyez leur vite les milliers de posts regroupés sur la centaines de pages disséminées sur la demi-douzaine de threads traitant de ce jeu pour leur futur article ! :mrgreen:

Et plus sérieusement, je suis assez d’accord avec ce que dit Moz. Le jeu est un élément culturel. Ce que l’article laisse légèrement sous-entendre avec par exemple “l’historique” des p’tits chevaux. Mais le jeu c’est aussi moults autres choses. S’ennuyer à plusieurs ? Je lui connais d’autres vertues.

Y a des amateurs de psychologie du développement chez l’enfant et l’ado ici ? Qu’ils témoignent diantre !

Les ludothèques des maisons de quartiers n’ont-elles pas réussit à structurer certains groupes en créant du lien social autours du jeu ? Pas un mot …

S’imposer des règles et entraves pour parvenir à un but et parmi ces entraves certaines sont liées à des comportements et réflexions humains (vos enfoirés d’adversaires ^^) … ça vous rappellent rien ? L’organisation sociale ? Jusqu’où pousser le parallèle ?

Les thèmes que l’on retrouve dans bon nombre de jeux (US à licence pour faire dans le cliché), ce n’est que pour faire joli ?

Les mécaniques rôdées de jeux allemands (pour rester dans le cliché), ça n’apporte rien en dehors du jeu ?

Qu’un journaliste ne connaisse rien à son sujet et qu’il le traite tout de même, moi ça me gêne. D’autant plus lorsqu’on porte la caution, la légitimité d’un grand quotidien comme Le Monde, on a pas le droit de faire de la désinformation ou de galvauder des sujets de la sorte.

Combien de personnes donneront tort aux passionnés en leur disant qu’ils ont lu telle chose dans Le Monde ?

Et je me remets moi même en question en ouvrant sur la question : sommes-nous suffisamment objectifs, prenons nous suffisamment de distance avec notre passion pour aborder la réalité du jeu aujourd’hui ?

Peut être pas, mais nous on est pas journaliste, on apporte pas la bonne parole par la voie des sacro-saints communicants !

Aekar dit:C'est vrai que la phrase de "la passionnée" est assez effrayante.

Si elle est passionnée de Monopoly, je ne trouve pas, au contraire.
Bref, tout est affaire de mise en perspective, ou en abimes, selon le côté ou l'on se place.
Kouynemum dit:et comment tu fais pour faire tenir "les implications politico-économiques d'un tel phénomène et le rapport entre les sociétés transnationnales géantes et les Etats utilisés pour promouvoir leurs produits ? " dans 36 lignes consacrées à la semaine du jeu ?!
(en plus, je vois pas bien le rapport avec le sujet...je dois être vendue au grand capital, comme la presse :pouicboulet: )


Ta remarque touche le fond du problème que j'évoque dans mon post précédent. :artistpouic:

Je le vois trop bien le rapport avec le sujet. Copie le texte dans un fichier éditable et supprime toutes les phrases qui concernent Monsieur H. ou l'un des jeux qu'il vend et tu verras ce qu'il reste... à peine un tiers du
texte.

Un article peut bien sûr n'être qu'une suite de données brutes et de faits. Mais ça me semble indigne du quotidien le plus respecté du pays. Et même dans ce cas, le choix de ces données et leur agencement ne sera pas neutre. Comme le dit très justement Moz, ce qui est avancé ici sur la propiété intellectuelle est loin d'être innocent.

Le journalisme tel que je le conçois (modestement) consiste à analyser les faits pour en tirer une information permettant de les comprendre, de façon à ce que chacun puisse se faire un avis éclairé sur le sujet.
Cela implique bien sûr des choix et des partis prix imposés par le format de l'article. Un dossier de plusieurs pages dans un mag hebdomadaire pourra aller plus loin dans cette analyse, mais cela ne doit pas limiter le travail des quotidiens à une juxtaposition d'éléments sans cohérence.
La journaliste pouvait, ici, aussi bien consacré son petit article au fait qu'Hasbro s'appuie sur la respectabilité d'une "semaine du jeu" à la connotation institutionnelle pour préparer les ventes de Noël qu'à l'apport des jeux allemands ou la situation du marché du jeu dans l'économie actuelle... C'est un choix et il en existe de très nombreux possibles. C'est son boulot.
Le tout, c'est de savoir ce que l'on lit. Si je lis un article dans les Echos je sais que j'aurais un point de vue économique appuyé sur les présupposés du libéralisme; dans Sciences Humaines, on trouvera un dossier sur la fonction psychologique et sociologique du jeu; dans l'Humanité, on trouvera le genre d'analyse que j'évoque plus haut ( :P )... Après, chacun fait son choix.
Mais le genre de journalisme illustré par cet article du Monde est sournois. Sous une apparence de vide, il banalise un procédé qui consiste à faire entrer dans les moeurs une pratique honteuse : confondre information et publicité ! Information et propagande ...

Voilà... :pouicboulet:

Désolé de m'enflammer un peu et vous pondre des posts indigestes, mais le sujets de la liberté et de la pluralité dans la presse me tient particulièrement à coeur ! :?

A mon sens la taille d’un post n’est pas à blâmer lorsqu’il porte d el’intérêt et celui-ci en a.

Tu n’as donc pas à t’en excuser.

Au cas où, ce serait pas clair : je plussoie complètement ce que tu dis !

Moi je me mets à la place de la journaliste.
Y’a son rédac chef qui l’appelle à 15h « Bon cocotte, y’a un trou dans l’édition de demain, tu me fais un sujet sur la semaine du jeu organisé par Hasbro, à un mois de noël c’est porteur comme sujet. A au fait cocotte pas plus de 30 lignes hein, pas de blague ! »
Bon bein moi là j’appelle direct Hasbro pour me renseigner. Je note le baratin du directeur du marketing qui me file le numéro de l’ALF. Ensuite j’appelle l’ALF et là coup de pot je tombe sur une passionnée. Je note les anecdotes … « Monopoly, inventé en 1904 par Elizabeth Magie Philips, une Américaine qui voulait ainsi dénoncer la spéculation immobilière » très bon ça … « Le jeu des Petits Chevaux est une déclinaison du Pachisi, un jeu indien dont un Anglais a simplifié et importé la règle en 1860. » super … « 3 800 jeux » vous rigolez ! Qui ça vous m’avez dit ? … « C’est l’art de s’ennuyer à plusieurs » très bon ça je le replacerais …
Bon là il est 17h30 il me reste peu de temps pour écrire mon article et puis y’a un film à la télé ce soir, faut pas déconner …

Le lendemain y’a le rédac chef qui la rappelle « Cocotte, pas mal ton article sur les jouets hier, là j’ai besoin d’un truc sur l’influence du yaourt sur l’économie bulgare. Ah ! Au fait cocotte pas plus de 30 lignes hein, pas de blague ! »

:kingboulet:

Le Glaude dit:... petite histoire marrante...



en fait, c'est tout a fait comme ça que je vois le truc...

Repris sur le post initial :

Pipouche dit:NB : si vous êtes abonné au Monde (moi pas), vous avez la possibilité de laisser un avis sur cet article qui apparaît sur le site du journal


Ce que personne parmi les intervenants ici n’a encore fait :shock: (bon, moi non plus, mais je découvre à l’instant)

Cet article est évidemment critiquable pour toutes les raisons évoquées plus haut par d’autres, mais pourquoi ne pas apporter cette critique directement aux personnes incriminées (de façon constructive, hein, c’est pas en les insultant qu’on fera avancer le schmilblick)

tom-le-termite dit:
Le Glaude dit:... petite histoire marrante...

en fait, c'est tout a fait comme ça que je vois le truc...

Il y a peut-être aussi la version ou la journaliste fait un article de 100 lignes qu'il faut sabrer en 30 lignes lors de la mise en page. D'ou l'impression de passer un peu du coq à l'ane (Hasbro -> fils de Samarande -> Monopoly électronique)...

Normalement, la journaliste sait précisément de quel espace elle dispose. Sauf changement brusque de dernière minute dans l’actualité, les articles ne sont pas découpés, du moins au Monde. Par contre, il arrive plus souvent qu’un article saute. “On le mettra dans l’édition de demain.” Parfois, l’article est repoussé de jours en jours puis… oublié.

Ioucounou dit: La journaliste pouvait, ici, aussi bien consacré son petit article au fait qu'Hasbro s'appuie sur la respectabilité d'une "semaine du jeu" à la connotation institutionnelle pour préparer les ventes de Noël qu'à l'apport des jeux allemands ou la situation du marché du jeu dans l'économie actuelle... C'est un choix et il en existe de très nombreux possibles. C'est son boulot.


sauf qu'Hasbro ne s'appuie pas sur une semaine du jeu institutionnelle, il en est l'unique organisteur et l'année dernière il en était même l'unique promoteur.
Cette année l'ALF a pu se joindre à la manifestation dont c'est la deuxième édition seulement puisqu'elle a été créée en 2005. (rien d'institutionnel donc)
Parler de la semaine du jeu sans parler d'Hasbro, ce serait comme rendre compte des asmodays sans mentionner Asmodée.
Que cette manifestation soit initiée au dernier trimestre de l'année n'est évidemment pas une coincidence de calendrier.
comme le choix des dates Asmodays...
Noël fait vendre du jeu, que des entreprises du jeux cherchent à promouvoir leurs produits au mieux des périodes d'achats, ça ne me paraît pas idiot de leur part.
Ce qui est nouveau, c'est la présence des ludothèques qui vont pouvoir bénéficier de la logistique Hasbro pour proposer aux côtés des jeux Hasbro, d'autres jeux.
Maintenant, sous-entendre que Le Monde flirte dangeureusement avec le grand capital au point de mettre en danger la liberté de la presse parce qu'un articulet de 36 lignes, fort mal rédigé, sort en bas à droite de la page 28 dans la rubrique "modes de vie" en citant 3 fois Hasbro, première entreprise mondiale du secteur...
on peut faire mieux comme impact publicitaire, non ?
En fait le seul intérêt réel que je trouve à l'article, mais son auteure ne l'a sans doute pas fait volontairement, c'est justement le passage sur l'aspect juridique de la protection du jeu.
La loi n'est pas encore adaptée à ce concept, puisque socialement en France le jeu n'est pas encore solidement implanté et les éditeurs sont obligés de jongler avec les moyens juridiques existants.
Que l'article souligne l'artifice me paraît plutôt une bonne chose : il y a un manque et ça se voit.

sinon, sans ironie, je trouve bien sûr très louable de s'enflammer pour défendre la liberté de la presse, .
mais là, très sincérement, je ne trouve pas, vu l'article en cause, qu'il y ait matière à s'inquiéter des liens financiers existants entre Hasbro et Le Monde.

j’ajouterai que par curiosité on peut aller consulter dans la base, les jeux édités ou distribués par Hasbro/Parker ici :arrow: :
il y a vraiment de très bons jeux et pas seulement des Monopolys.
si des joueurs de monopoly peuvent découvrir les autres jeux de la gamme à cette occasion, je trouve ça plutôt bénéfique pour le jeu en général.
je pense que c’est également le raisonnement de l’ALF.
(après on peut discuter du mode de “partenariat” à la hasbro et du kit disponible, mais c’est un autre débat)

Kouynemum dit:En fait le seul intérêt réel que je trouve à l'article, mais son auteure ne l'a sans doute pas fait volontairement, c'est justement le passage sur l'aspect juridique de la protection du jeu.
La loi n'est pas encore adaptée à ce concept, puisque socialement en France le jeu n'est pas encore solidement implanté et les éditeurs sont obligés de jongler avec les moyens juridiques existants.
Que l'article souligne l'artifice me paraît plutôt une bonne chose : il y a un manque et ça se voit.


Que les fabriquants de jeux soient des éditeurs et qu'on appelle auteurs les créateurs de jeu ne me paraît pas du tout articiel. Au contraire, les jeux sont des oeuvres de l'esprit. Il est donc tout à fait normal qu'ils soient protégés par le droit sur la propriété intellectuelle. Il n'y a aucun concept juridique spécifique à créer.

Il faut juste faire admettre que le jeu n'est pas juste un loisir, qu'il n'est pas réductible à du loisir - comme le cinéma n'est pas réductible à du loisir - et qu'il comporte une dimension culturelle primordiale. Ce que cet article montre, c'est que les non joueurs ne sont pas encore prêts à reconnaître ça. De toutes façons, quand on regarde le temps que la BD a mis... Et la BD partait avec le même handicap que le jeu, à savoir le fait qu'on l'associait à l'enfance. :evil:
Moi je me mets à la place de la journaliste.
Y’a son rédac chef qui l’appelle à 15h « Bon cocotte, y’a un trou dans l’édition de demain, tu me fais un sujet sur la semaine du jeu organisé par Hasbro, à un mois de noël c’est porteur comme sujet. A au fait cocotte pas plus de 30 lignes hein, pas de blague ! »
Bon bein moi là j’appelle direct Hasbro pour me renseigner. Je note le baratin du directeur du marketing qui me file le numéro de l’ALF. Ensuite j’appelle l’ALF et là coup de pot je tombe sur une passionnée. Je note les anecdotes … « Monopoly, inventé en 1904 par Elizabeth Magie Philips, une Américaine qui voulait ainsi dénoncer la spéculation immobilière » très bon ça … « Le jeu des Petits Chevaux est une déclinaison du Pachisi, un jeu indien dont un Anglais a simplifié et importé la règle en 1860. » super … « 3 800 jeux » vous rigolez ! Qui ça vous m’avez dit ? … « C'est l'art de s'ennuyer à plusieurs » très bon ça je le replacerais …
Bon là il est 17h30 il me reste peu de temps pour écrire mon article et puis y’a un film à la télé ce soir, faut pas déconner …
Le lendemain y’a le rédac chef qui la rappelle « Cocotte, pas mal ton article sur les jouets hier, là j’ai besoin d’un truc sur l’influence du yaourt sur l’économie bulgare. Ah ! Au fait cocotte pas plus de 30 lignes hein, pas de blague ! »



J'ai bien rigolé... :)

"Tu devrais écrire du Douglas Adams..." ;)
MOz dit: Il faut juste faire admettre que le jeu n'est pas juste un loisir, qu'il n'est pas réductible à du loisir - comme le cinéma n'est pas réductible à du loisir - et qu'il comporte une dimension culturelle primordiale. Ce que cet article montre, c'est que les non joueurs ne sont pas encore prêts à reconnaître ça. De toutes façons, quand on regarde le temps que la BD a mis... Et la BD partait avec le même handicap que le jeu, à savoir le fait qu'on l'associait à l'enfance. :evil:


justement, je ne peux pas mettre sur le même plan un jeu et une oeuvre cinématographique (ou un album de BD).
de même que je ne peux pas mettre sur le même plan, un jeu et un baril de lessive.
pour moi une oeuvre cinématographique ou littéraire véhicule un contenu qui va bien au-delà du simple rôle social du jeu. L'engagement personnel qui en résulte et les implications socio-politiques possibles ne sont pas du même ordre.
Il n'est pas question de hierarchiser les créations par nature, mais il me semble que le jeu, c'est encore autre chose, quelque chose d'original par rapport aux autres productions de l'esprit et qu'il convient encore de définir.
Kouynemum dit:
justement, je ne peux pas mettre sur le même plan un jeu et une oeuvre cinématographique (ou un album de BD).
de même que je ne peux pas mettre sur le même plan, un jeu et un baril de lessive.
pour moi une oeuvre cinématographique ou littéraire véhicule un contenu qui va bien au-delà du simple rôle social du jeu. L'engagement personnel qui en résulte et les implications socio-politiques possibles ne sont pas du même ordre.
Il n'est pas question de hierarchiser les créations par nature, mais il me semble que le jeu, c'est encore autre chose, quelque chose d'original par rapport aux autres productions de l'esprit et qu'il convient encore de définir.


Pas d'accord. Il y a des jeux qui penchent vers l'artistique, tout comme il y a des centaines de BD, de films et d'autres "oeuvres" qui s'ébrouent dans le commercial. L'artistique peut se cacher dans bien des choses, et le jeu n'est pas le dernier candidat selon moi, loin de là.

- Les jeux qui encouragent la création sont très intéressants lorsqu'ils savent l'orienter, la canaliser (car si les joueurs voulaient vraiment créer, il se mettraient à un loisirs créatif), et leur auteur n'est pas moins artiste que bien des artistes des arts plastiques qui revendiquent la part ludique de leur oeuvre... Alors qu'elle n'accorde bien souvent aucune place au spectateur.
- Faire un jeu à univers/thème fort c'est bien souvent raconter une histoire sur un mode ludique, bien mené cela peut s'avérer au moins aussi poignant qu'un récit "fini" en planches de BD ou en bande de film.
- Concevoir un jeu abstrait épuré, dont les mécanismes renouvellent notre manière de réfléchir, nous poussent à un comportement original et inhabituel me semble tout aussi noble que créer les formes d'une statue sculptées dans le marbre.

Je dis ça pour avoir un peu roulé ma bosse dans les Arts Pla, m'être passionné de BD et de cinéma. C'est un grand pas social que d'accepter que dessiner des petits mickeys, tourner des films, écrire des chansons ou créer des jeux relève d'enjeux similaires à ceux d'un peintre, d'un sculpteur ou d'un compositeur. On vient à peine de franchir le pas pour la BD, qui a du coup perdu toute dimension subversive et dont l'essentiel de la (sur-)production est instrumentalisée comme produit culturel. Ne soyons pas trop pressé de voir le jeu tomber dans la même ornière, mais ne lui renions pas pour autant sa part artistique.

A tout le moins, le caractère culturel du jeu me semble indéniable.

je ne dénie pas la notion de création intellectuelle au jeu.
je dis juste que le sens d’une oeuvre littéraire ou cinématographique est plus lourd par son contenu, est plus signifiant qu’un jeu.
il m’est absolument impossible de mettre sur le même plan un livre, par exemple “les bienveillantes”, ou un recueil de F. Ponge, ou un film, par exemple “the road to Guantanamo” et un jeu, aussi profond soit-il, “le projet Gipf” de K.Burn par exemple ou les extraordinnaires jeux de Claude Leroy.