Dans le cadre de la semaine du jeu, le quotidien Le Monde publie un article sur les jeux de sociétés (http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 … 416,0.html).
C’est bien que l’on parle de notre passion, mais quelle déception en lisant le contenu : que des annecdotes sans grands intérêts sur le Monopoly, le Risk…
Pourquoi ne pas ouvrir les lecteurs de journaux tels que Le Monde aux évolutions du monde des jeux (expliquer le Spiel des Jahres, Essen, les nouveaux “standards” tels que les Colons de Catanes par ex.), les cafés jeux, des liens vers des sites internets (TricTrac…), les ludothèques…
Une occasion loupée à mon avis.
NB : si vous êtes abonné au Monde (moi pas), vous avez la possibilité de laisser un avis sur cet article qui apparaît sur le site du journal
je trouve qu’il est pas mal cet article :
La progression de ce marché (8 % en 2005 et probablement autant en 2006) montre que ce loisir ne passe pas de mode.
Déjà le journaliste se renseigne sur le domaine, c’est pas tout les jours ça
Le jeu de société est un moyen de maintenir le lien culturel et social, notamment entre les générations. Il permet aussi de restaurer l’apprentissage des règles, et certains instituteurs l’utilisent ainsi
Même si c’est le directeur d’hasbro qui dit ça, c’est plutôt bénéfique.
Pour garder sa place dans les loisirs des Français, le jeu de société s’adapte à l’air du temps et aux modes. De nouveaux jeux se créent sans cesse et les anciens se modernisent.
Tiens, ça vaut peut être le coup de regarder ce qui se fait, si tant de gens s’interressent aux jeux, pourquoi pas moi.
Racheté par Asmodée éditions, Sans foi ni loi est devenu Les fils de Samarande en passant d’un univers de cow-boys à celui des Mille et Une Nuits.
Tiens, il y a d’autres jeux que le monopoly et le risk…
Pipouche dit:Pourquoi ne pas ouvrir les lecteurs de journaux tels que Le Monde aux évolutions du monde des jeux (expliquer le Spiel des Jahres, Essen, les nouveaux "standards" tels que les Colons de Catanes par ex.), les cafés jeux, des liens vers des sites internets (TricTrac...), les ludothèques...
Une occasion loupée à mon avis.
Parce que comme d'habitude, la rédaction a probablement fait écrire l'article à un journaliste qui n'était lui-même pas joueur et n'avait pas forcément la possibilité de prendre le temps de découvrir plus avant cet univers.
Déjà par rapport à d'autres écrits, il ne dit pas de conneries, c'est toujours ça. Parce qu'à l'époque où c'étaient les jeux de rôle qui suscitaient la curiosité des médias, on en a vu de belles (aaahh, ce morceau de bravoure dans Casus Belli où le Barbare déchaîné répondait à un journaliste qui avait pondu un "article" sur le festival des jeux de Cannes en expliquant ce qu'étaient les échecs !)
Pipouche dit:Dans le cadre de la semaine du jeu, le quotidien Le Monde publie un article sur les jeux de sociétés http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3238,36-834325@51-834416,0.html.
C'est bien que l'on parle de notre passion, mais quelle déception en lisant le contenu : que des annecdotes sans grands intérêts sur le Monopoly, le Risk...
Pourquoi ne pas ouvrir les lecteurs de journaux tels que Le Monde aux évolutions du monde des jeux (expliquer le Spiel des Jahres, Essen, les nouveaux "standards" tels que les Colons de Catanes par ex.), les cafés jeux, des liens vers des sites internets (TricTrac...), les ludothèques...
Une occasion loupée à mon avis.
NB : si vous êtes abonné au Monde (moi pas), vous avez la possibilité de laisser un avis sur cet article qui apparaît sur le site du journal
voilà, avec les balises qui vont bien on peut cliquer directement sur l'article pour le lien...
Merci pour les avis et pour les balises !
N’emp^reche que lorsque j’ai dit à une connaissance l’autre jour que j’allais jouer le soir à des jeux de société, la personne en question m’a regardé de haut et m’a rétorqué :
“Ah bon ? Vous vous réunsissez pour jouer à la Bonne Paye, à ton âge ?”
Je n’ai pas su trop quoi lui répondre, ayant la flemme et pas le temps, ni l’envie de lui expliquer ce qu’était un jeu de société…
D’ailleurs je remarque une chose, c’est que c’est la semaine du jeu de société et que personne (à ma connaissance) n’y a fait allusion sur trictrac, même pas Monsieur P. (je garde l’anonymat) sur la page d’accueil…
D’ailleurs, je suppose que c’est hasbro qui a lancé l’idée de créer une semaine (je trouve ça un peu débile d’ailleurs), mais pourquoi est-ce que "nosé éditeurs ne profitent pas de l’occasion pour s’associer à l’initiative ? C’est juste une question que je pose par pure curiosité, si quelqun a la réponse…
Copyright dit:D'ailleurs je remarque une chose, c'est que c'est la semaine du jeu de société et que personne (à ma connaissance) n'y a fait allusion sur trictrac
La semaine du jeu de societe, on en parle tous les ans sur TT.
pour cette annee, une des discussions est ici
bigsam dit:Copyright dit:D'ailleurs je remarque une chose, c'est que c'est la semaine du jeu de société et que personne (à ma connaissance) n'y a fait allusion sur trictrac![]()
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La semaine du jeu de societe, on en parle tous les ans sur TT.
pour cette annee, une des discussions est ici
Ah oui, tiens... Je vais rarement dans la rencontre, c'est pour cela...$
Remarque en même temps, ce n'était pas une critique envers tt de dire que l'on en parlait pas....
Copyright dit: pourquoi est-ce que "nosé éditeurs ne profitent pas de l'occasion pour s'associer à l'initiative ? C'est juste une question que je pose par pure curiosité, si quelqun a la réponse...
l'opération est entièrement pilotée par Hasbro.
Mais, ce qui est nouveau et intéressant, c'est que, cette année, l'ALF va participer à cette manifestation même si les conditions marketing sont dures à avaler.
une évolution se dessine...
souhaitons que cette ouverture se confirme dans les années à venir.
Rhoo j’adore la phrase de la “passionnée” : “C’est l’art de s’ennuyer à plusieurs.”
Ah ouaich, passionnée ! ![]()
djoul dit:Rhoo j'adore la phrase de l'a "passionnée" : "C'est l'art de s'ennuyer à plusieurs."
Ah ouaich, passionnée !
C'est vrai que cette passionnée (est-elle déprimée en ce moment ??) ne semble pas avoir le don pour faire partager sa passion... "Moi, en fait, j'adore m'emmerder à plusieurs !". Oh, ça a l'air passionnant !...
Voilà une belle illustration de l’effondrement allarmant du niveau de la presse généraliste en France.
La “définition” de la passionnée choisie comme introduction est tout simplement affligeante.
La progression de ce marché (8 % en 2005 et probablement autant en 2006) montre que ce loisir ne passe pas de mode.
Y a-t-il une “mode” du jeu de société ? Y en a-t-il jamais eu ? Cela mériterait d’être discuté. Voilà un racourci accrocheur absolument vide de sens. Et comment peut-on tirer, sans autre analyse, une conclusion aussi floue de ce seul chiffre ?
En organisant la Semaine du jeu de société du 11 au 18 novembre, le numéro un mondial du secteur s’assure le relais promotionnel de 450 municipalités et de l’Association des ludothèques françaises qui sont associées à cette manifestation.
… et c’est tout ! Cela semble naturellement couler de source ! Pas un mot sur les implications politico-économiques d’un tel phénomène et sur le rapport entre les sociétés transnationnales géantes et les Etats utilisés pour promouvoir leurs produits ? Aucun recul, aucun regard critique sur la société. Autant lire des dépêches AFP ou 20mn (ce qui revient d’ailleurs au même).
Et cela avant de se faire le relais de la caution éthique du big boss…
1/3 de l’article fait la promotion des mastodontes poussiéreux que sont Monopoly, Risk ou Trivial pursuit.
Toute la partie de l’article qui suit “Intervenir en cas de copie” n’est qu’une digression maladroite et décousue qui n’a pas grand chose à voir avec le sujet annoncé dans le titre et qui laisse plutôt attendre une situation de l’actualité du jeu, et non un fatras d’anecdotes historiques et de considérations juridiques.
Pas un mot sur la nature de l’évolution récente du jeu, sa place sociale, les différences avec des pays comme l’Allemagne, etc. Je ne crois pas que les “passionnés” d’aujourd’hui jouent beaucoup à Risk ou aux petits chevaux !
Et une bien bonne pour finir :
En 2005, pour les 70 ans du Monopoly, Hasbro avait lancé un sondage pour essayer de savoir ce que serait ce jeu s’il était inventé aujourd’hui.
… ce serait … un bide monumentale !
En plus d’être désolant, cet article est inquiétant. Il pose la question de l’indépendance de la presse vis-à-vis des pouvoirs économiques.
La seule question qui reste est : la société H. n’a-t-elle rien à voir avec la parution de cet article ?
J’en doute.
Ben quand je lis l’article, je me dis qu’on a encore vachement de boulot.
Pas un mot sur les jeux allemands qui ont tout de même relancé sacrément l’intéret du JDS jusqu’en France. Les 8 % par an, ils sont en partie là.
On parle encore du Risk, du monop !! ohé, du bateau, ça fait plus de 20 piges que ça existe… . Cet article est hors du temps donc. Il aurait pu être écrit en 75 par exemple
.
Mais bon, on en parle, c’est déjà ça. ![]()
Ioucounou dit: ...
et comment tu fais pour faire tenir "les implications politico-économiques d'un tel phénomène et le rapport entre les sociétés transnationnales géantes et les Etats utilisés pour promouvoir leurs produits ? " dans 36 lignes consacrées à la semaine du jeu ?!
(en plus, je vois pas bien le rapport avec le sujet...je dois être vendue au grand capital, comme la presse
Ce qui me gave dans ce genre d’article, c’est qu’il réduit le jeu à une activité de loisir, tout en en niant complètement la dimension culturelle. C’est une façon d’occuper son temps libre, autrement dit de passer le temps, d’où la citation débile en introduction :
Le Monde dit:C’est l’art de s’ennuyer à plusieurs.
Ceci va de paire évidemment avec cette tentative avortée de réduire le jeu à un produit brevetable, comme un concept d’aspirateur révolutionnaire ou un nouveau système de freinage. Car cet article insinue que, si les jeux relèvent de la propriété intellectuelle, comme tous les biens culturels, c’est grâce à une manoeuvre des éditeurs…
Le Monde dit:Les fabriquants de jeux se sont baptisés éditeurs, ce qui leur permet d’en appeler aux règles de la propriété intellectuelle.
Donc, au fond, ce n’est pas vraiment justifié…
Désolé pour le ton un peu agressif.
à la relecture, ce qui semble évident, c’est que la rédactrice ne joue pas elle-même, et qu’elle a pioché des éléments pour en faire son article.
Visiblement non seulement elle ne connaissait pas son sujet avant de rédiger son article, mais même après, le sujet ne l’intéresse guère.
L’ensemble s’il paraît documenté, n’est pas très cohérent.
les petits chevaux et le pachisi en conclusion, ça sent le remplissage pour avoir le nombre de caractères.
bon, 36 lignes dans un des plus prestigieux quotidien national pour un sujet qui ne passionne pas les foules (il faut rester lucide quand même) c’est mieux que rien.
même en allemagne, on ne parle pas de jeux tous les jours dans les quotidiens nationaux. Et il faut de grands événements comme le spiel des jahres ou essen pour qq minutes au JT.
Moi, ce qui me gène le plus dans cet article, c’est qu’il n’y a pas vraiment de chute, de conclusion…Une recherche + poussé aurait sans doute permis au journaliste de mettre en avant de nouveaux standard de jeu (aventurier du rail par ex.) plutôt que de citer les jeux archi connus par tout un chacun.
Dommage donc qu’il n’y ait pas plus d’élément concret faisant état du dynamisme et du marché trop méconnu du jeu (Essen, etc)
C’est vrai que la phrase de “la passionnée” est assez effrayante.
Et la tournure de l’article ne l’est pas moins.
L’article semble vouloir surtout parler du fait que le jeu de société s’efforce de “suivre la mode” et de “s’adapter”, mais il parle uniquement d’adaptation commerciale, dans le sens :
Transposition de thèmes…
Portage de licences…
Bref, toutes les choses dont sont friands certains groupes, des changements “marketing”, mais rien qui parle de vraie créativité.
Pourtant, la véritable créativité, il y en a, il y en a même beaucoup !
C’est pour cela que je qualifie, moi aussi, l’article d’assez décevant (dans l’ensemble bien sûr).
moi ce qui m’inquiete, c’est qu’ils n’y parlent pas de trictrac…
Régulièrement, me semble-t-il, il y a un article paraît sur les jeux de société, déclenchant à chaque fois des réactions chez les passionnés que nous sommes.
En général, les réactions sont partagées, allant de “cet article est nul, on ne parle pas de ceci ni de cela” à “c’est pas si mal, au moins on parle du jeu de société, et puis on cite quand même tel et tel jeu”.
Selon un certain point de vue, effectivement, mieux vaut un mauvais article qu’une omerta totale, et puis le béotien de base apprendra toujours bien quelque chose en lisant cet article. Selon un autre point de vue, il vaudrait mieux faire un bon article qui remette les pendules à l’heure, et mieux vaudrait que le journaliste tente de s’intéresser un peu à son sujet plutôt que de râbâcher toujours les mêmes clichés.
Mais je trouve que cette fois-ci, non seulement l’article n’offre qu’une vision superficielle, qu’un cliché du monde des jeux de société, mais je le trouve également mal écrit et mal construit :
- la citation d’introduction se devrait d’être accrocheuse, or difficile de faire pire
- “l’Association qui est associée à l’événement” : pas très heureux comme tournure
- tout l’article digresse et ratisse large sans avoir de structure claire et précise qui fasse aller le propos (et donc le lecteur) d’un point à un autre. A tel point qu’on pourrait se demander de quoi parle cet article…
Bref, contrairement à l’idée reçue qui veut qu’une mauvaise publicité vaut mieux que rien du tout, je pense qu’un article de ce genre est pire que rien : il conforte les gens (joueurs lambda ou occasionnel, ou non joueur) dans leurs préjugés et leur vision du JdS.