Avant toute chose j’aimerais préciser que ce test de Minivilles avait été rédigé avant celui de Zulyen. S’il n’a pas été publié aujourd’hui c’est simplement que celui-ci avait été envoyé à la correction, et que j’ai pris l’habitude de poster mes tests le mercredi. J’ai donc hésité à publier le mien, mais celui-ci ne faisant pas dans la redondance, j’ai trouvé intéressant d’offrir aux trictraciens un autre aperçu de ce jeu. À ce propos j’espère sincèrement que ce test sera publié dans les niouzes et non relégué à la seule partie « bloggueur » comme ce fut le cas pour mes derniers tests, ainsi il pourra entrer en discussion directe avec la chronique de Zulyen, en ayant une meilleure visibilité. Et ainsi provoquer, j’espère des débats passionnants. Je profite de cet aparté pour rassurer morlockbob, il n’y aura pas de Minivilles VS Monopoly, mais par contre il y aura un Minivilles VS The City, la semaine prochaine si tout va bien. Et je m’excuse auprès de Yomgi44, d’en remettre ainsi une couche sur ce jeu, préférant un test bien mis en page qu’un avis sans images. Sur ce, je vous laisse découvrir cet autre avis et donner le vôtre dans les commentaires. Et merci à Zulyen pour son test que vous pouvez retrouver ici, et que je vous invite à lire.
Dans cette petite boîte se cache tout ce qu’il vous faut pour bâtir la ville de vos rêves. Bien entendu celle-ci sera modeste, sinon à quoi bon nommer ce jeu Minivilles ? Mais ce n’est pas pour autant qu’il faudra la sous-estimer : vous devrez vous battre avec ardeur, avec toute la chance que vous offriront les dés pour établir votre suprématie urbaine et construire vos 4 bâtiments principaux afin de remporter la partie.
Minivilles
Un jeu de Masao Suganuma
Illustré par Noboru Hotta
Publié par Moonster Games
2 à 4 joueurs
7 à 109 ans
Langue de la règle: Française
Durée: 30 minutes
Prix: 25,00 €
Préambule :
Les jeux japonais sont à la mode depuis quelques mois, avec leur côté minimaliste, et nous pouvons enfin en profiter. Moonster Games n’en est pas à sa première expérience orientale puisque Koryo était déjà un jeu asiatique, possédant une boîte d’une taille similaire à celle de Minivilles. Auparavant il avait édité Gosu Tactics, un autre jeu de cartes. Minivilles (Machi Koro en japonais) est un jeu de Masao Suganuma qui est également l’auteur de Candy Chaser ou Diamonsters. Deux jeux qui ont pas mal fait parler d’eux, et qui j’espère arriveront jusqu’à nos frontières.
Les règles :
Vous n’avez pas lu l’intro ? Et bien tant pis pour vous ! Si ce n’est pas le cas vous devez d’ors et déjà savoir qu’il faudra construire les 4 bâtiments donnés face grisée en début de partie afin de remporter la victoire. En plus de ces 4 cartes vous en recevrez 2 autres : un champ de blé et une boulangerie qui rapportent une pièce chacune, bien entendu sous certaines conditions.
Les cartes sont de couleurs et natures différentes. Sur celles-ci on retrouve 4 informations : leur coût, le pouvoir dont elles font bénéficier, leur nom avec un symbole et enfin la valeur qu’il faudra tirer au dé pour jouir de leur capacité. Les cartes vertes sont actives lors de votre tour, les bleues lors du tour de n’importe quel joueur en vous donnant des pièces de la banque. Les rouges sont actives lors du tour des autres joueurs, mais pour les démunir de leurs pièces cette fois-ci. Quant aux violettes, plus agressives, elles permettent également de voler les autres joueurs. Les valeurs indiquées sur les cartes vont de 2 à 11-12 (certaines cartes possèdent 2 valeurs de dé), leur coût allant de 1 à 8 pièces.
A son tour de jeu, le joueur lancera 1 dé (ou 2 s’il possède la gare et désire en lancer autant). Le score obtenu pourra alors correspondre à l’une des cartes, que ce soit les siennes ou celles d’un autre joueur. On active alors, si cela est possible, son pouvoir. Puis le joueur peut s’il le souhaite (et s’il le peut) acheter de nouveaux bâtiments ou retourner une de ses cartes distribuées au départ, contre la somme indiquée. Il n’est possible d’effectuer qu’un seul achat lors de son tour. Puis c’est au tour du joueur suivant.
Le jeu n’est pas plus complexe que cela, et le sel du jeu va tenir dans les capacités des cartes.
Les 4 monuments à bâtir, face réalisés.
Le matériel :
Une petite boîte qui contient un paquet de cartes, des pièces sous forme de jetons en carton et 2 dés (sans oublier les règles, en français uniquement). Sa petite taille en fait un jeu parfait pour être emmené partout. Au niveau du matériel, les cartes sont du même gabarit que celles de Koryo, avec la même impression. Si vous avez peur de les user trop vite, je ne saurais que trop vous conseiller de vous munir de protège-cartes, car celles-ci ne sont pas toilées ni très épaisses. Pour le reste aucun souci.
Parlons un peu du style graphique. Je ne vous apprendrai rien en vous disant que Minivilles est un jeu japonais, ce qui veut dire un design plutôt mignon. Pour être tout à fait franc, celui-ci lui va à merveille, laissant ainsi de côté l’aspect froid de l’urbanisme que l’on peut retrouver sur d’autres jeux du même style. Car tout en étant frais le jeu ne tombe pas dans le kawaï. Le code couleur des cartes permet de s’y retrouver très facilement, et les différentes icônes sont parfaitement lisibles.
Je n’ai pas de reproches particuliers à faire sur l’édition de Minivilles, si ce n’est sur les cartes qui risquent de mal supporter une utilisation acharnée. Par contre, je souligne la qualité graphique et la bonne humeur qui se dégage du graphisme, un très bon choix.
L’ensemble du matériel que vous retrouverez dans cette petite boite.
Le ressenti durant les parties :
Le jeu se prend en main très facilement, quelques tours et nous sommes dans le bain. Le plus dur sera de se souvenir des pouvoirs de chaque carte, pour ainsi mieux en profiter. Malgré cela on réfléchit, on peste contre le vol intempestif de ses économies (payer des cafés dans ce jeu coûte très cher !), on achète, on agrandit sa ville petit à petit, tout en restant totalement concentré lors du tour des autres joueurs. Et c’est pour moi l’un des principaux attraits de Minivilles : ce dynamisme. Car on ne s’ennuie pas en attendant son tour, et l’interaction entre les joueurs est bien présente.
Les débuts de partie peuvent sembler un peu longs, mais une fois bien partis, seuls les jets de dés infructueux pourront vous freiner (ou le vol !). Car bien entendu il ne faut pas être allergique aux dés. Mais le fait de pouvoir (avec les bonnes cartes) récupérer des pièces même lors du tour des autres joueurs permet de ne pas se sentir trop frustré.
Le ressenti est donc très bon et cela même avec des enfants qui comprennent très rapidement le jeu, une fois les cartes lues et comprises, se prenant pour de petits maires junior.
Mes différentes parties ne m‘ont laissé que de très bonnes impressions.
Une partie en cours avec un monument de réalisé.
La durée de vie :
Il sera simple de sortir Minivilles, c’est indéniable, il n’y a donc aucune raison pour qu’il ne sorte pas régulièrement. Son petit format et son prix attractif en font un compagnon de soirée ou de sortie de bon aloi. Aussi plaisant à 2, qu’à 3 ou 4 joueurs, il saura se transformer et devenir plus fourbe avec la multiplication des participants. A deux joueurs certaines cartes sont moins intéressantes, et seront donc moins jouées, mais cela ne gâche en rien le jeu.
N’ayant pas énormément de concurrents dans ce thème et avec ce format, Minivilles possède, je pense, de beaux jours devant lui.
Le restaurant, avec un double nombre peu simple à avoir (pas ma faute, juste celles des probabilités, et de votre chance).
Mon avis :
J’aime les jeux d’urbanisme, pour autant il n’est pas aisé de trouver un jeu intéressant, fun et complet. Sans être l’élu universel des jeux de cette catégorie, Minivilles sait se placer tranquillement en bonne position pour offrir aux joueurs une expérience intéressante et très récréative. Car oui, pour moi, Minivilles se déguste comme un bon gâteau au goûter, tranquillement sous un arbre à l’abri des rayons du soleil. Avec ses graphismes mignons et son matériel plutôt léger, il sera difficile de le voir autrement que comme un joli biscuit.
Merci à Quilicus pour sa correction.
Si vous désirez lire plus de tests, je vous invite à vous rendre sur le blog Les 1D Ludiques.
A très bientôt pour le prochain test qui sera celui de 18, soldats du feu.





