Je l’avais annoncé plusieurs fois, le voilà enfin ce versus entre Minivilles et The City, deux jeux de cartes basés sur l’urbanisme. Les jeux sur l’urbanisme sont des jeux que j’aime beaucoup, malheureusement je ne les connais pas tous. N’hésitez pas à laisser vos idées de versus dans les commentaires, c’est là pour ça. Je fais court aujourd’hui et vous laisse tranquilles pour déguster ce nouveau versus comme il se doit.
Point de comparaison : thème et matériel principal de jeu
Comment passer à côté : Minivilles et The City vous proposent tous les deux de construire votre domaine urbain à l’aide de cartes. Bien qu’ils soient différents sur certains points de mécanique, le matériel et le temps de jeu étant similaires il était naturel de les confronter et de voir ce qui les différencie au final. Un combat de gratte-ciel, de gares et de constructions en tout genre dans une cité où tout reste à faire.
Minivilles vous propose d’ériger une ville avec divers bâtiments, qu’ils soient commerciaux, industriels, ou agricoles (et même miniers), tout ceci dans le but d’acheter les 4 grands édifices qui vous auront été donnés en début de partie. Pour cela vous allez devoir récolter des pièces en lançant des dés et récupérer ce qui vous revient de droit. J’ai fait court, si vous désirez en savoir plus sur le jeu, je vous invite à lire son test ici.
Dans The City, le moyen d’atteindre le but final est également de construire des bâtiments, mais le gagnant sera le premier à atteindre 50 points. Chaque joueur reçoit une main en début de jeu, qui est tirée au hasard contrairement à Minivilles où les 2 cartes reçues sont identiques pour tous. À chaque tour vos cartes pourront être construites ou servir de financement, car les cartes possèdent 2 fonctions distinctes.
La principale mécanique de Minivilles est le jet de dé et l’achat de cartes possédant chacune des pouvoirs différents, pouvant s’activer même durant le tour des autres joueurs. Dans The city, il n’y a pas de dés : nous sommes devant un jeu de gestion plus classique, que ce soit au niveau de sa main, mais également de ses ressources pécuniaires ou des symboles et points de victoire. Par contre, le hasard prend une grande part, car une mauvaise main peut difficilement être rattrapée et peut mettre à mal un joueur sans que celui-ci ne puisse faire grand-chose.
Les deux jeux possèdent pas mal de hasard, même si celui-ci peut être plus facilement contrôlé dans Minivilles en gérant au mieux ses achats. Dans The City nos cartes proviennent de la pioche, donc sans aucun contrôle sur ce que l’on tire, si ce n’est leur nombre. Les deux jeux sont bien rodés et possèdent leurs qualités, mais le hasard de la pioche peut être un véritable souci avec un joueur malchanceux. Il est donc normal d’attribuer le point à Minivilles qui propose une vision globale des cartes et donc un choix volontaire.
Les deux jeux ne sont pas très compliqués à expliquer ni à comprendre. Une fois les quelques règles de bases acquises le reste se verra directement sur les cartes avec la lecture et l’apprentissage des pouvoirs ou conditions. Pourtant, je pense que Minivilles est plus parlant grâce à ses couleurs, le nombre limité de cartes différentes et le fait que l’on débute le jeu avec des bâtiments. The City n’est pas très complexe, mais le nouveau joueur aura plus de mal, je pense, à s’immerger, le design étant aussi plus « froid ». C’est donc pour cela que j’accorde le point à Minivilles (et que je vous laisse défendre The City dans les commentaires).
Je ne parlerai pas dans ce point du prix des jeux, un autre point un peu plus loin lui sera consacré. Au niveau matériel nous sommes devant deux jeux de cartes, et l’édition est tout aussi bonne pour les 2. Par contre, je préfère le design de Minivilles qui est pour moi plus frais, plus accrocheur. Celui de The City fait plus illustrations de magazines de mode ou des années 80 : ce n’est pas moche, mais ce n’est pas aussi joli que Minivilles, qui remporte ici le point.
Minvilles vous propose de jouer jusqu’à 4, The City jusqu’à 5. Les parties sont de 30 minutes pour les deux jeux, et l’âge minimum conseillé 7 ans pour Minivilles et 10 pour The City. L’interaction entre les joueurs n’est pas la même dans les deux jeux : si quelques cartes permettent de récupérer des points grâce aux cartes des autres joueurs dans The City, elle est bien plus forte dans Minivilles où chaque joueur peut récupérer des pièces à chaque tour (s’ils ont de la chance). Le jeu est donc plus dynamique et personne ne s’ennuie entre les tours. Les deux jeux sont facilement jouables à 2, et sont très intéressants, même si dans le cas de Minivilles certaines cartes perdent de leur attrait. Si je prends le point de comparaison dans sa forme la plus brute, il est logique, je pense, de dire que les deux jeux se valent, et donc de proposer une égalité.
Des parties rapides et assez intenses caractérisent les deux prétendants. Facilement sorti, facilement joué, vite rangé, il n’y a aucune raison de ne pas y revenir. Minivilles est encore trop récent pour savoir s’il va tenir la longueur, mais les futures extensions prévues devraient l’aider à hanter les soirées ludiques. Pour ma part je ne ressors que très rarement The City, et il prenait un peu la poussière : ce versus est donc arrivé à point nommé. Même s’ils se ressemblent beaucoup, je pense qu’il est logique d’accorder le point à Minivilles, surtout avec les futures extensions qui vont à coup sûr rallonger sa durée de vie.
Je l’avais évoqué ci-dessus, Minivilles permet à tous les joueurs de jouer à chaque tour, pour peu qu’ils possèdent les bonnes cartes. Et mine de rien cela apporte beaucoup à l’ambiance du jeu, qui sera bien plus vivante que dans The City où c’est beaucoup plus studieux. Minivilles remporte donc ce point.
Donner la possibilité aux joueurs de construire leur ville avec un matériel aussi restreint, et avec des parties aussi courtes est vraiment original, et sur ce point les deux se valent. Bien que possédant le même thème, les deux jeux diffèrent et proposent deux manières bien différentes de créer sa ville. Il est donc de bon ton d’accorder une égalité ici.
Ce sont deux jeux de cartes, mais dans Minivilles on retrouve également 2 dés ainsi que des pièces en carton épais : la boîte est donc plus grande, mais aussi plus chère, coûtant le double de The City, qui lui est proposé dans une petite boîte métallique très pratique pour le transport. Bien que le design soit, je trouve, plus accrocheur sur Minivilles, ce défaut financier ne lui permet pas de décrocher le point qui revient à The City.
The City était novateur au moment de sa sortie, proposant un jeu d’urbanisme rapide et avec peu de matériel. Mais Minivilles l’est tout autant, proposant une meilleure interaction entre les joueurs. Si vous recherchez un petit jeu pour jouer à 2 ou plus, les deux jeux vous conviendront. Si vous recherchez de la convivialité il faudra se tourner vers Minvilles, tandis que The City vous proposera de gérer au mieux son parc et les possibles combos. Pour moi les deux jeux ne font pas doublon, car malgré leur thème identique, leurs mécaniques sont différentes, et vous proposeront des expériences de jeu agréables. Seuls le prix ou bien l’interaction pourront faire basculer la balance vers l’un des deux.
Points forts/Points faibles :
Minivilles
+ tous les joueurs jouent à chaque tour
+ design très sympa
- Hasard du dé
- Certaines tactiques sont plus payantes
The City
+ simplicité des mécaniques
+ son prix, sa taille
- Hasard de la pioche
- Design plus froid
Merci à Quilicus pour sa correction, si vous désirez lire d’autres versus et tests je vous invite à visiter le blog Les 1D Ludiques.