Voilà un débat bien intéressant, c’est vrai que beaucoup se posent la question au sujet de l’auto-édition, à commencer par moi-même d’ailleurs, mais je suis conscient de ne pas avoir assez d’expérience dans le domaine, donc aussi de recul, si ce n’est ma propre expérience en tant que joueur.
Il y a un point que vous semblez oublier tout de même, c’est l’aspect purement commercial du truc. Je m’explique : quand un gros éditeur lance un jeu, la machine est en route, pubs, préviews, salons, événements de sortie dans les magasins, communication avec les revues et les sites, c’est sur qu’on finit par entendre parler du produit, tout se matraquage, ca prépare un minimum le consommateur, même si au premier abord ce dernier n’avait pas d’achat précis en tête. Vous me direz, et alors, c’est ça le commerce, non ? Pourtant, face aux nombreuses nouveautés sortant chaque mois, il y a des jeux plutôt moyens qui trouveront tout de même assez de public pour être amortis, même si ils ne sont pas top car la direction commerciale aura fait du bon boulot, vous savez le truc créer un besoin pour faire naître une envie d’achat. Bon je vais pas faire ici le procès de ce principe, c’est toute notre société qui marche comme ça, et même si ça nous mène droit dans le mur, on accepte et on fait avec. Bon, scusez, là n’est pas le débat. Bien sûr, face à cette grosse machine quand on est un auteur inconnu et jamais publié, on pèse évidemment pas bien lourd dans la balance, alors quand on parle d’auto-édition, on fait plus marrer le milieu “pro” qu’autre chose, qui a tout de même tendance à snober les auteurs en dilettante. Et il me faut reconnaître alors une idée reçue et bien ancrée : si on fait de l’auto édition, c’est que le jeu est mauvais, qu’il n’est pas fiable ou encore qu’on manque de recul. Peut-être que pleins de jeux auto-édités seraient devenus des hits en puissance si on leur avait donné la même chance et les mêmes moyens dont disposent les grosses boites. Il ne faut pas oublier ce côté là de la chose. Ce qui me fait le plus marrer, c’est que lorsqu’un jeu auto-édité connait le succés, hop, on entend dire que ce n’est qu’un immense coup de bol, et souvent après les “pros” viennent y regarder de plus près en se disant, tient, je me souviens que l’auteur nous l’avait envoyé celui-là, pourquoi on l’a pas publié, merde.
Bien sûr, comme ça a été dit, il ne faut pas non plus être une nouille égocentrique qui pense avoir créé le jeu du siècle et se lancer dans l’aventure en faisant la sourde oreille aux retours des différents avis des éditeurs sollicités, surtout lorsqu’ils sont constructifs. Mais il faut bien avouer qu’ils sont plutôt rares, quand retour il y a. Que faire quand on a pas l’expérience ni le prestige d’un “nom”, mais que de nombreux joueurs ayant testé le proto nous demandent un exemplaire après les séances de test, qu’on se retrouve avec une demande qu’on ne peut pas satisfaire par manque de moyen. C’est souvent dans ce cas là, je pense, que l’idée de l’auto édition vient nous trotter dans la tête. Le jeu a donc bien un potentiel mais qui se fanera de lui-même si il n’est pas exploité avec le temps, et puis hop un jour le tout ira à la trappe. Un gros problème se pose, le même que celui que connaissent à l’heure actuelle de nombreux jeunes étudiants face aux entreprises : vous avez de l’expérience ? Ah, vous n’avez jamais travaillé ? Bon, on vous rappelera. Il y a quand même eu de sacrés perles auto-publiées et heureusement que leurs auteurs se sont accrochés et ont eu raison de croire en leur projet. Parmi eux, il y en a qui ont dû avoir ce genre de contact avec les éditeurs, vous avez de l’expérience ? Ah, vous n’avez jamais publié ? Bon, on vous rappelera. Fort heureusement, je sais qu’il existe des éditeurs qui ne fonctionnent pas comme ça et c’est tant mieux.
Bien sur, je pense qu’auto-éditer son jeu n’est pas une mince affaire, il faut invertir son temps, son argent, sillonner la france en bagnole pour aller le présenter dans des salons et dans des boutiques, se contenter d’un système de dépôt-vente pas vraiment bien acceuilli dans le milieu des magasins, et tout ça pour vendre quelques exemplaires à l’arrache, plus si on est vraiment motivé. Personnellement, ce coté là me rebute un peu, et c’est vrai qu’essayer de vendre un jeu qui n’est pas distribué, c’est comme essayer de vendre des guirlandes de noël le jour d’un enterrement.
On a beau être sûr de la valeur ludique de son jeu, c’est quand même un sacré challenge d’y arriver seul.
N’étant pas un habitué de la chose au niveau professionnelle, de même qu’au niveau auto-édition, il doit y avoir sans doute pas mal d’éléments qui m’échappent, alors, si par hasard il y avait des auteurs ici ayant tentés l’aventure de l’auto-édition, je serais bien interéssé pour connaitre les tenants et les aboutissants de leur expérience, et à mon avis, nombreux sur ce forum le seraient également.
oodjoo dit:Bien sûr, face à cette grosse machine quand on est un auteur inconnu et jamais publié, on pèse évidemment pas bien lourd dans la balance, alors quand on parle d'auto-édition, on fait plus marrer le milieu "pro" qu'autre chose, qui a tout de même tendance à snober les auteurs en dilettante. Et il me faut reconnaître alors une idée reçue et bien ancrée : si on fait de l'auto édition, c'est que le jeu est mauvais, qu'il n'est pas fiable ou encore qu'on manque de recul. Peut-être que pleins de jeux auto-édités seraient devenus des hits en puissance si on leur avait donné la même chance et les mêmes moyens dont disposent les grosses boites. Il ne faut pas oublier ce côté là de la chose. Ce qui me fait le plus marrer, c'est que lorsqu'un jeu auto-édité connait le succés, hop, on entend dire que ce n'est qu'un immense coup de bol, et souvent après les "pros" viennent y regarder de plus près en se disant, tient, je me souviens que l'auteur nous l'avait envoyé celui-là, pourquoi on l'a pas publié, merde.
Tu as entendu parler de Rallyman ? C'est le contre-exempleabsolu
Jean-Claude Bouvier a débarqué benoîtement avec son idée et son jeu sous le bras, et découvert le milieu du monde ludique moderne en demandant autour de lui comment s'y prendre pour vendre son jeu.
Bon évidemment, il avait un bon jeu, joli et bien pensé, ca aide
Résultat, c'est un véritable hit, il en est à sa 3e édition (de petits tirages, certes, mais justement ca aussi c'est bien vu au niveau gestion du risque), et il n'y a aucune raison que ca stoppe du jour au lendemain bien au contraire.
Pourtant il n'avait pas un pédigrée d'auteur certifié, pas de réseau, pas de département marketing ou de buzz organisé, juste sa boîte de jeu sous le bras, et une bonne dose de matière grise et d'opiniâtreté.
Et de disponibilité parce qu’il était partout pour promouvoir son jeu et ça ce n’est pas compatible avec une autre activité professionnelle …
Je ne remets pas en cause les qualités du jeu ni celles de son auteur (qui est excellent pour le jeu, est charmant pour l’auteur
), je tiens juste à mettre le doigt sur le travail de titan en terme de promo de son jeu sur le terrain qu’il a abattu et qui lui a demandé énormément de temps et certainement d’argents.
ah, heureux d’apprendre que cela est encore possible. Je suis allé jeté un oeil sur RallyeMan, et effectivement le jeu a l’air d’avoir un bon potentiel. Pourtant, un jeu de plateau avec des voitures, c’était pas gagné d’avance, il me semble que les éditeurs n’en sont pas très friands sur le thème. Ca serait bien d’avoir son témoignage sur son parcours. Si Monsieur Bouvier passe dans le coin, d’autant qu’il s’est d’abord lancé dans une auto-édition avant d’être officiellement publié, ce serait très intéressant de discuter de tout ça.
Tu peux déja lire ses nombreux posts sur le forum de trictrac :
//www.trictrac.net/recherche?search=jcbouvier&type=members
oodjoo dit:ah, heureux d'apprendre que cela est encore possible. Je suis allé jeté un oeil sur RallyeMan, et effectivement le jeu a l'air d'avoir un bon potentiel. Pourtant, un jeu de plateau avec des voitures, c'était pas gagné d'avance, il me semble que les éditeurs n'en sont pas très friands sur le thème. Ca serait bien d'avoir son témoignage sur son parcours. Si Monsieur Bouvier passe dans le coin, d'autant qu'il s'est d'abord lancé dans une auto-édition avant d'être officiellement publié, ce serait très intéressant de discuter de tout ça.
JC en parlera bien mieux que moi mais d'après ce que j'en sais, il ne "s'est pas d'abord lancé dans une auto-édition avant d'être officiellement publié"
Il a monté sa société en septembre 2009 pour éditer Rallyman. Sa difficulté principale au départ est qu'il n'avait pas de distributeur. JC devait donc démarcher lui-même les boutiques de jeu pour placer son produit. Le jeu ayant eu un joli buzz, c'est tout naturellement que les boutiques ont fini par spontanément le contacter.
Suite à cela, il a été contacté par plusieurs distributeurs et finalement est distribué aujourd'hui par Intrafin.
Il faut également savoir qu'avant cela, JC avait présenté à plusieurs reprises son jeu au concours de Boulogne-Billancourt, sans succès et que le proto avait également tourné chez Days of Wonder.
Il a donc, au départ avant de se lancer dans le grand bain, usé des approches classiques : participation à des concours et contact avec les éditeurs.
Ce n'est que, puisque cela ne débouchait sur rien de ce côté et qu'il croyait en son projet qu'il s'est lancé seul. C'est donc une décision mûrement réfléchie bien que risquée comme il le reconnaît lui-même.
On ne peut qu'être admiratif de la manière dont il a géré et gère aujourd'hui son projet d'édition à la force du poignet.
En fait Rallyman c’est un gros malentendu !
Je le destinais aux passionnés de sport auto, de rallye, milieu que je fréquente un peu, en vente uniquement sur mon site internet.
Je me disais que quelques joueurs seraient peut-être intéressés donc fallait quand même en parler sur Tric Trac et montrer un proto à Cannes. Et surtout je ne cherchais aucune boutique car je pensais n’avoir jamais ma place avec Rallyman au milieu de titres d’auteurs prestigieux.
J’en étais d’autant plus convaincu par 2 échecs au concours de Boulogne et des tentatives vaines auprès d’éditeurs : pas de jeu de sport, pas de jeu de voitures.
Et surtout à force de lire les forums Tric Trac en quête d’informations je me suis ouille là y’a des pointus, mon petit jeu va se faire allumer !
Puis au bout de 15 jours de ventes les notes se sont envolées sur Tric Trac, les boutiques ont appelé, puis un distributeur et pis le voilà au Tric Trac d’Or !
J’ai découvert le monde du jeu et des joueurs : je vous dois une fière chandelle les supporters de la première heure, puis tous ceux qui les ont rejoints c’est grâce à vous que le jeu en est là.
Mais ne nous berçons pas d’illusions non plus : Rallyman est un succès d’estime mais pas encore un succès commercial. C’est dur, très dur l’édition, et y’a beaucoup beaucoup de frais.
En gros : je déconseille fortement !
et un article élogieux également dans JSP ! ![]()
Et s’il existait un “Popo Magazine”, vous pouvez être assuré qu’il y en aurait aussi un dedans !
Mais bon, comme y’en a pas, d’t’façon…
jcbouvier dit:En fait Rallyman c'est un gros malentendu !
Je le destinais aux passionnés de sport auto, de rallye, milieu que je fréquente un peu, en vente uniquement sur mon site internet.
Je me disais que quelques joueurs seraient peut-être intéressés donc fallait quand même en parler sur Tric Trac et montrer un proto à Cannes. Et surtout je ne cherchais aucune boutique car je pensais n'avoir jamais ma place avec Rallyman au milieu de titres d'auteurs prestigieux.
J'en étais d'autant plus convaincu par 2 échecs au concours de Boulogne et des tentatives vaines auprès d'éditeurs : pas de jeu de sport, pas de jeu de voitures.
Et surtout à force de lire les forums Tric Trac en quête d'informations je me suis ouille là y'a des pointus, mon petit jeu va se faire allumer !
Puis au bout de 15 jours de ventes les notes se sont envolées sur Tric Trac, les boutiques ont appelé, puis un distributeur et pis le voilà au Tric Trac d'Or !
J'ai découvert le monde du jeu et des joueurs : je vous dois une fière chandelle les supporters de la première heure, puis tous ceux qui les ont rejoints c'est grâce à vous que le jeu en est là.
Mais ne nous berçons pas d'illusions non plus : Rallyman est un succès d'estime mais pas encore un succès commercial. C'est dur, très dur l'édition, et y'a beaucoup beaucoup de frais.
En gros : je déconseille fortement !
Ça donne encore plus envie de se lancer ^^
sinon via ton site, en vends-tu et si oui quelle est la part sur le total des ventes ? (si c pas trop indiscret)
merci
(j'ai eu la chance de te croiser au printemps du jeu de Bourgoin, de jouer ensemble et de t'acheter une boite, tu es également un très bon vendeur, dans le bon sens du terme
Bonjour Jcbouvier.
Grace aux liens d’Ehanuise (
), j’ai pu suivre un peu le parcours de ton jeu.
Rallyeman, un malentendu ? Sur la liste des Trictrac d’or, 3e édition lancée, j’aimerais bien faire des malentendus d’un aussi bon niveau…
J’ai bien du mal à croire qu’il n’a qu’un succés d’estime et pas encore commercial, le marché du jeu est donc si difficile ? Pas très encourageant, en effet. Je me doutais bien que les jeux de voitures n’avaient pas trop la côte auprès des éditeurs, tout comme les jeux à thème sportif en général, mais ton projet prouve néanmoins qu’ils ont leur place, peut-être lui faut-il plus de temps pour convaincre les joueurs et trouver enfin son public ?
Tu as créé un site au départ pour faire connaître ton jeu, pour le vendre via internet, tu as monté une boite, tu as participé aux concours, tu as démarché les éditeurs, tout cela t’as donc permis je suppose d’avoir un projet fiable qui a débouché sur une distribution, j’ai plutôt l’impression, comme le dit Thot, que tu as bien négocié le virage et pour rester dans le thème, que tu as mis les gaz au bon moment.
Mais que déconseilles-tu fortement ? L’auto-édition ou l’édition tout court ? En tout cas je me doute bien qu’au niveau des frais ça doit pas être facile.
Pour finir, c’est vrai que la première fois que l’on met les pieds dans ce forum, ca intimide fortement, j’ai également pensé la même chose que toi, mais je dois reconnaître que la qualité des échanges entre les trictraciens fait franchement plaisir, et c’est de plus une véritable mine d’informations pour ceux qui se posent pleins de question sur le monde ludique, que l’on ne connait pas forcément bien au départ. Il permet parfois de relativiser et nous renvoie à une réalité qui échappe à beaucoup d’auteurs en herbe.
Si d’autres auteurs de jeu veulent apporter leur témoignage sur leur parcours, sur l’auto-édition et sur leurs déboires comme leurs réussites, je les encourage vivement à venir s’exprimer ici. C’est très intéressant de voir l’autre côté de la chose, et leurs points de vue permettent de se faire une idée bien plus juste des difficultés rencontrées pour cette noble aventure.
oodjoo dit: J'ai bien du mal à croire qu'il n'a qu'un succés d'estime et pas encore commercial, le marché du jeu est donc si difficile ? Pas très encourageant, en effet.
Pour parler encore une fois à place de JC s'il me le permet, je pense qu'il veut surtout dire que même si le succès est au rendez-vous, il est difficile de dégager une marge suffisante pour en vivre par rapport aux efforts fournis.
C'est principalement dû au fait qu'il fait des petits tirages à chaque fois pour limiter le risque et donc que son coût par exemplaire produit de jeu est assez important. En faisant un tirage plus gros au départ, il aurait augmenté son profit en cas de vente de tout le tirage mais bien évidemment très fortement augmenté son risque en cas d'invendu.
C'est le risque de toute auto-édition. Le faible tirage induit souvent que la totalité du stock vendu, l'éditeur rentre à peine dans ses frais de production, de "marketing" (site Internet, participation à des salons ...) et de distribution. [/quote]
On a un autre exemple d’autoédition sur TT : Groddur avec ses jeux de Pitch (PitchBowl en particulier qui a connu un certain succès).
Là aussi si je ne m’abuse, plusieurs éditions avec des tirages limités, la dernière étant en fait une souscription (il fallait un certain nombre de préco avant qu’il lance l’édition et il y avait un nombre limité d’exemplaire). Egalement des contacts avec des éditeurs (si j’ai bien suivi, même pour avoir une licence Games Workshop, puis NFL), sans concrétisation à ce jour … mais il en parlera mieux que moi qui ne suis qu’un de ses clients ![]()
akhela dit:On a un autre exemple d'autoédition sur TT : Groddur avec ses jeux de Pitch (PitchBowl en particulier qui a connu un certain succès).
Là aussi si je ne m'abuse, plusieurs éditions avec des tirages limités, la dernière étant en fait une souscription (il fallait un certain nombre de préco avant qu'il lance l'édition et il y avait un nombre limité d'exemplaire). Egalement des contacts avec des éditeurs (si j'ai bien suivi, même pour avoir une licence Games Workshop, puis NFL), sans concrétisation à ce jour ... mais il en parlera mieux que moi qui ne suis qu'un de ses clients
Oui tout à fait exact, sauf la fin...
Que puis-je dire sur le sujet principal, à savoir l'édition c'est mieux que l'auto-édition parce que l'éditeur porte son jugement critique sur le jeu ?... Chez moi, ce sont les joueurs testeurs de mon club qui portent un jugement critique, et je peux dire qu'ils sont durs avec moi, voire impitoyables, ils ne me ménagent pas... c'est précieux d'avoir des testeurs qui ne vous ménagent pas
L'auto-édition, c'est uniquement quand je suis absolument sur de moi, à savoir quand le jeu provoque une grosse ambiance, l'enthousiasme, est réclamé, plébiscité, qu'il a un grand potentiel de rejouabilité. Ensuite c'est très simple, mais c'est lié au matériel que j'utilise, qui me permet de faire un petit tirage : si j'ai l'illustrateur, si j'ai les sous, je passe quelques coups de fils et quelques mails et ZOU ! Le reste c'est du boulot de logistique, d'organisation, de l'huile de coude pour le conditionnement et les envois.
Je me déplace peu pour faire de la promo (c'est un tort je sais) ou alors pas loin, et comme je suis excentré par rapport au coeur palpittant de la nation...
Voilà, je me suis un peu étalé, je ne sais pas si je suis tout à fait dans le sujet mais ça fait plaisir d'en causer tout de même