Avez-vous été conditionné ?

Voilà, je me suis fait une réflexion durant ce long pont. J’ai fait découvrir à mes oncles l’univers merveilleux des jeux de société (ceux dont on parle ici bien sûr, pas Monopoly et consorts) et nous avons fait, pour la petite histoire, un Vino à 5 (j’ai gagné, mais à cause d’un tonton qui réfléchit pendant des plombes, la partie a duré 3 h, mais là n’est pas la question), et ça leur a bien plu. Les amis de mon frère apprécient également beaucoup ces jeux (certains m’ont fait acheté Citadelles pour eux).
Tout cela est très bien, mais je me suis rendu compte que ces néophytes étaient déjà des joueurs à la base (dans ma famille, les dimanches étaient (et sont) toujours organisés de la même manière : on mange à midi et on joue l’après-midi, et ce, depuis que je suis en âge de jouer). Cela n’a donc pas été très difficile de les convertir.

D’où ma question : l’environnement et l’éducation jouent-ils un rôle prépondérant pour la découverte des jeux dont on cause ici ? Est-il plus facile de convertir une personne déjà joueuse ?

Merci de vos réponses.

l'environnement et l'éducation jouent-ils un rôle prépondérant pour la découverte des jeux dont on cause ici ? Est-il plus facile de convertir une personne déjà joueuse ?


Il est des personnes pour lesquelles le jeu s'apparente à la lecture d'un précis sur la reproduction des hannetons dorés d'amérique du Sud. Ils s'en foutent totalement, ne comprennent meme pas qu'on ait envie de jouer après 16 ans, jugent cette pratique au mieux onaniste, au pire autiste.
Les autres ont tous en commun d'aimer jouer, qu'ils soient névrosés (de ne connaitre aucun autre joueur et de ne point oser en parler à d'autres) ou qu'ils accomplissent ce qui peut devenir une passion. La conversion des premiers n'en est pas vraiment une, c'est plutot la réalisation d'un idéal conscient ou inconscient.

Je ne pense pas qu'il soit question d'éducation au sens propre : personnellement je crois beaucoup à la version psy minimale (qui s'applique à mon cas), à savoir qu'il s'agit schématiquement et inconsciemment de "tuer le père" au cours des parties. Ce qui s'adresse plus, sans doute, aux garçons et ce qui justifie la grande majorité de joueurs par rapport aux joueuses. Ce dernier paragraphe fera sans doute hurler nombre d'entre vous, qui vont me dire qu'ils n'ont aucun grief contre leur père. S'ils hurlent c'est donc que... comme diraient peut-etre les psys :D
Je precherai donc plus pour l'environnement, pour la systémique familiale.
François Haffner dit: J'ai personnellement un oncle qui a refusé de jouer a quoi que ce soit pendant plusieurs années et qui a finalement craqué devant Unanimo.


et pas devant Maka Bana... :?: :?: :P :P :lol:


désolé, j'ai pas pu resisté... :oops:

Gorbo

Les antécédents familliaux sont assez intéressants à observer en effet : personnellement il nous arrivait souvent de jouer à des jeux de société et nos parents (le plus souvent notre maman) jouait avec nous. Pour autant j’ai l’impression nette qu’elle jouait avec nous pour que nous puissions jouer et pas tant parce qu’elle aimait ça.

Quand nous sommes passé (grâce à mon grand frère) aux Jeux de Rôles vers 16-17 ans ils nous ont regardé d’un air un peu … comment dire … interloqué :roll: Comment ? Quoi ? Encore des jeux de société à votre âge ? Pour eux, il s’agissait clairement d’un amusement enfantin. Par contre le grand tonton qui perdait sa chemise en jouant au Wist (pardon si l’othographe est fausse) était un homme mature et accompli :?

Personnellement j’ai fuis l’idée de jouer pour de l’argent, surtout si c’était le mien. Et puis même quand c’était pas le mien mais celui du Monop ou du Business et ben … bof bof …

Donc en fait je ne crois pas avoir été pré-conditionné aux Jeux de Société; c’est venu tout seul comme ça. Probablement que le fond de sauce y était (Jeux de Rôles, Jeux de Plateau ‘Classiques’, jeux de cartes). Le virus m’a été transmit par un ami (émigré depuis peu du côté de Liège … Bruno reviens, je pensais pas ce que j’ai dis ! :wink: ) : il dirigeait le club de jeu à l’Unif durant ses études et pour lui il était tout naturel de jouer entre potes en buvant des pintes et en sifflant un petit rouge espagnol ou un pastis.

Je ne crois pas que tout le monde soit joueur au sens “jeux de société” qui n’est qu’une partie de l’univers du jeu.
Il n’y a donc pas de raison de convaincre à tout prix et le prosélytisme outrancier déservirait notre passion.
C’est l’image du jeu qui pose le plus de problème, et ce n’est pas un phénomène récent.
Avant le 19e, le jeu était perçu comme comme une activité oisive, donc répréhensible (sans parler des problèmes religieux).
On a ensuite découvert les mérites du jeu dans le dévelopement des enfants et il est donc souvent infantilisé.
On sait maintenant que le jeu est essentiel pendant l’enfance et que l’absence de jeu chez l’enfant est un symptome d’une pathologie souvent très grave.
Si je ne me reconnais pas trop dans l’imagerie freudienne de la “mort du père”, on a vu depuis ces dernière années que le dévelopement humain ne s’arrétait pas à l’enfance mais seulement à notre mort.
Je me pose la question de savoir s’il existe réellement des êtres humains adultes qui ne jouent pas. A bien y regarder, même les plus réfractaires au type “jeu de société” entretiennent toujours un rapport au jeu. Celui-ci peut être sportif, social ou autre.
En fait, on se dirige de plus en plus vers l’idée (réjouissante) que c’est tout simplement la manière de fonctionner de notre cerveau qui fait de nous des “homo ludens”.

RenaudD dit:Personnellement j'ai fuis l'idée de jouer pour de l'argent, surtout si c'était le mien. Et puis même quand c'était pas le mien mais celui du Monop ou du Business et ben .. bof bof ...


Et supergang, Junta ?

Je ne suis pas sur que le meurtre du pere soit le moteur du jeu chez les adultes. Normalement cela se regle avant cet age. Sauf pour ceux qui veulent absolument gagner peut etre :wink: .

Il est possible que le jeu se transmette de générations en générations dans les familles, mais ce n'est pas mon cas, donc pas systématique. Je n'ai, dans mon enfance, jamais joué à un jeu de société avec mes parents et presque jamais avec des freres ou amis.

Je m'y suis mis bien plus tard, en passant par la case wargames.
jmguiche dit:
Et supergang, Junta ?



Boah il me semble que la motivation n'est pas la même pour Junta : le but est de flinguer les autres pour leur piquer leurs sous. Il ne s'agit pas vraiment d'un jeu d'argent qu'il faut faire fructifier mieux que les autres pour les ruiner. Le thème est extrêment parodique et l'argent n'est qu'un prétexte à moult coups tordus ... c'est à ce titre que je l'apprécie. On aurait remplacé l'argent par les votes des habitants c'était du pareil au même.

OUI j’ai été conditionné ! … à oublier de me connecter :roll:

Le Docteur a Parlé 8):

Sa parole est précieuse,

Relisez bien tout

Je suis tout à fait d’accord avec le Docteur

BRAVO :!::!: BRAVO :!::!:

Oh, Gloire en notre Maitre à Tous, Gloire au Docteur Mops.

Phil Goude
Enfin des paroles sensées sur ce forum

jmguiche dit:Il est possible que le jeu se transmette de générations en générations dans les familles, mais ce n'est pas mon cas, donc pas systématique. Je n'ai, dans mon enfance, jamais joué à un jeu de société avec mes parents et presque jamais avec des freres ou amis.

Enfant, je jouais à la crapette avec mon arrière-grand-mère, au Scrabble et au huit américain avec mes grand-parents, au tarot avec ma mère...
Maintenant c'est moi qui les fait jouer (ceux qui sont encore en vie) à tous mes jeux barbares...
Donc, oui, je suis tombé dans la marmite quand j'étais petit !