Pour moi, la soi-disant difficulté des règles de Caylus est un véritable mythe.
A force de lire régulièrement que c’est un jeu “aux règles hyper-complexes horribles à lire et à expliquer”, j’avais envie de donner un autre son de cloche, comme Fulgan à la page précédente.
Je n’ai jamais eu la moindre difficulté à expliquer Caylus.
Je veux dire par là que les joueurs à qui je les explique n’ont jamais de réelles difficultés à comprendre. Même chose pour ma compagne (qui l’a souvent expliqué elle aussi).
Et on a fait ça de nombreuses fois, chez nous, dans des associations, dans des animations, dans des festivals, parce qu’il s’agit d’un de nos jeux préférés.
Tout s’est toujours bien passé, et pourtant dans pas mal de cas on s’adressait à des néophytes complets en matière de JDS modernes.
Je ne comprends pas du tout en quoi la règle de Caylus serait une horreur. Au contraire, je la tiens pour un véritable exemple de ce qui peut se faire de mieux pour un jeu de ce qualibre. Bien structurée, enchaînements logiques, points importants efficacement mis en avant, etc.
Comparez avec celles d’un gros jeu de Martin Wallace par exemple…
Je n’irai pas jusqu’à dire que Caylus est un jeu parfait pour initier de nouveaux joueurs, tant je lis régulièrement ici et là sur le net qu’il s’agit d’un jeu “aux règles hyper-complexes horribles à expliquer”, mais en fait il ne faudrait pas beaucoup me pousser.
Tout dépend de comment on l’explique, des personnes à qui on s’adresse, et de la capacité de la personne qui va l’expliquer à comprendre à quel type de joueur elle l’explique. En gros, de la démarche que les différents joueurs veulent avoir pour partager un moment autour de Caylus.
Il m’est arrivé de le présenter en commençant par “c’est l’un des meilleurs jeux de gestion actuels, très riche et très complexe, etc.”.
Mais d’autres fois c’était en répondant à la question “c’est un peu comme le Monopoly ?” par : “Oui, mais en mieux. Déjà c’est au moyen-âge, et on construit un château ensemble, c’est plus sympa non ? Et au fur et à mesure que le chantier avance les commerçants locaux vont en profiter et la ville va se développer”.
Et dans les deux cas ça marche. Fulgan disait que la condition est que 'les néophytes aient envie de se lancer dans l’aventure", c’est vrai, mais il faut aussi que celui qui explique ait la bonne démarche et fasse un minimum d’efforts (et ça c’est valable aussi bien pour Caylus que pour un Carcassonne et même un Jamaïca).