Contact avec des éditeurs Allemands

Bonjour,

Juste pour savoir si vous avez déjà eu une experience de contact avec un editeur Allemand ?

Niveau “protection” de l’idée d’un jeu c’est limite non ?

N’atteindrais-tu pas un haut niveau de paranoïa, là ? :wink:

De nombreux auteurs ont déjà fait éditer des jeux en Allemagne : Roberto Fraga, Christophe Boelinger, Bruno Cathla, Bruno Faidutti, Pierr-Nicolas Lapointe, Dominique Ehrhard, etc.
Je doute qu’ils se soient protégés par un quelconque moyen…

J’ai eu des contacts avec Hans im Glück et j’ai comme pour les éditeurs français, contacté les autres éditeurs allemand en leur envoyant une règle de Rallye et un descriptif en anglais…

Je me suis comporté avec eux comme avec les éditeurs français…

il est vrai que le matériel du jeu est difficilement copiable. Par contre, je suis assez d’accord avec l’idée défendue par Bruno F. : les éditeurs sont honnêtes et il ne faut pas céder à la paranoïa.

De plus, si tu peux prouver par un moyen ou un autre l’antériorité de ton jeu, tu disposes d’une bonne couverture.

Par contre, en cas de diffusion libre sur le net, un minimum de précautions s’impose il me semble.

Olivier WARNIER dit:Bonjour,
Juste pour savoir si vous avez déjà eu une experience de contact avec un editeur Allemand ?
Niveau "protection" de l'idée d'un jeu c'est limite non ?


Je pense que c'est tout l'opposé, tous les contacts que j'ai pu avoir avec des chargés de collection d'éditeurs allemands m'ont montrer le contraire. Je ne vois pas, par ailleurs, ce qu'il y aurait de plus risquer à parler avec un éditeur français, allemand ou austrogaute ? :roll:

a+ cb

Premièrement parce que je suis bcp moins au fait des éditions Allemandes limitées à leur frontière : donc difficile de voir s’il y a plagiat de l’idée dans leur pays ?
Deuxièment parce que le peu de précautions que l’on peut prendre en France n’a probablement aucune “valeur” à l’étranger…

Je ne souhaite pas relancer le débat sur les risques de Plagiat. :wink:

Concentrons nous juste sur le retour d’experience d’auteurs ayant contacté les Allemands.
J’aimerai tant les entendre dire qu’ils étaient plus rapides à répondre que les Français ou qu’ils acceptaient des règles en Français sans PB… :)
Je rêve quoi.

Olivier WARNIER dit:Premièrement parce que je suis bcp moins au fait des éditions Allemandes limitées à leur frontière : donc difficile de voir s'il y a plagiat de l'idée dans leur pays ?
Deuxièment parce que le peu de précautions que l'on peut prendre en France n'a probablement aucune "valeur" à l'étranger..
Je ne souhaite pas relancer le débat sur les risques de Plagiat. :wink:
Concentrons nous juste sur le retour d'experience d'auteurs ayant contacté les Allemands.
J'aimerai tant les entendre dire qu'ils étaient plus rapides à répondre que les Français ou qu'ils acceptaient des règles en Français sans PB... :)
Je rêve quoi.


Encore une fois, je pense qu'aucun éditeur n'a intérêt à plagier, mais bon. Et je ne vois pas de différence de "risque" entre la France et l'Allemagne.

Par contre, je confirme que pour contacter des éditeurs allemands, il faut à minima parler anglais et envoyer des docs en anglais. Il est facile de prendre rendez-vous lors de salon (Essen, Nuremberg) mais toutes les discussions sont en anglais.

a+ cb

En pratique je n’ai pas eu de problème de protection avec les éditeurs allemands. Comme la plupart des auteurs, je ne protège pas du tout mes règles ou mes jeux. Mais il arrive parfois qu’un éditeur me dise “On a déjà un prototype sur un thème/une mécanique approchante”, ou même “On a déjà un jeu au catalogue avec une mécanique approchante”.

De toutes manières il faut se dire que le refus d’un éditeur est la règle de base, et ne pas s’en offusquer.

Sinon voici mon expérience:

- Haba: ils répondent vite pour demander un prototype si l’idée les intéresse. Ensuite ils prennent environ 2 à 3 mois pour décider. Parfois il arrive (surtout pour des gros jeux) que votre idée soit présélectionnée mais que la décision finale soit remise à quelques mois plus tard quand ils pourront avoir la vision d’ensemble des nouveaux jeux et de leur coût de production.

- Amigo: réponde très rapide également pour la demande de prototype. Ensuite c’est plus long.

- Goldsieber: réponse parfois ultra-rapide pour la demande de prototype.

- Selecta: réponse très rapide également, mais pour ma part ils ne m’ont jamais demandé de prototype: je peux donc simplement dire qu’ils peuvent dire “non” rapidement. Les réponses sont parfois du genre “on ne veut plus de mécanisme de mémoire dans les jeux”.

- Ravensburger: si vous n’avez pas publié chez eux ou si vous n’êtes pas une sommité du jeu, ils n’acceptent plus les soumissions en direct. Il faut passer par un agent et chaque soumission est payante. Sinon, en direct, ils répondent vite (normal, ils ont moins de proto à tester avec ce système!).

- Kosmos: réponses très lentes. Parfois j’ai des réponses concernant des soumissions que j’ai oubliées !

- Schmidt Spiele: réponses de vitesse moyenne.

D’après ma courte expérience, un prototype demandé par un éditeur débouche environ 1 fois sur 3 sur une édition.

lenouvelobs dit:
Le proto : faut le faire le plus professionnel possible. Le look a de l'importance (...)
Faut pas que la maquette soit austère, elle doit plaire au visuel également.


J'ai entendu des avis plus mitigé que celui-ci :
Maquette fonctionnelle mais sobre.
Ne pas s'investir en design (sauf si vous êtes graphiste)
Richard dit:
J'ai entendu des avis plus mitigé que celui-ci :
Maquette fonctionnelle mais sobre.
Ne pas s'investir en design (sauf si vous êtes graphiste)


Ca dépend: si c'est un jeu pour adultes on peut se contenter de faire sobre et clair. Avec un jeu pour enfants, mieux vaut soigner un minimum les illustrations et la maquette puisque le jeu sera réellement testé par des enfants.

Entre les protos de Bruno Faidutti qui sont au minimum syndical au niveau graphique, et les protos de Roberto Fraga qui plastifie ses cartes et découpe les arrondis au ciseaux, on peut faire un peu comme on veut (et selon le temps dont on dispose). Mais l'éditeur ne se basera pas là-dessus pour choisir un jeu !

Ce qui est intéressant dans l’activité de création, c’est la mécanique, la mathématique. L’abstrait. L’étude des martingales. La schyzophrénie de simulation de parties, du vice chez les joueurs potentiels, qui pourraient “tuer” le jeu qu’on invente, qu’on se fait dans la tête le soir avant de s’endormir, au bureau, au parc pendant que les enfants jouent et que madame nous parle de trucs qu’on fait semblant d’écouter.

C’est pas le design du jeu et les petites couleurs, chuis désolé.

Bon je donne des leçons alors que je n’existe pas en tant qu’auteur de jeu… Mais je me prends tellement la tête depuis des mois sur mon unique invention, pour qu’elle soit parfaite si d’aventure, un éditeur frappé me suit dans ma folie…