Bonjour,
je pense que ce problème concerne pas mal d’entre nous. On a un jeu mais on connait personne qui peut nous faire des illustrations sans être payé ou qui veut avoir sa part du gateau (normal) si le jeu est édité. Est ce que quelqu’un quelque part peut m’expliquer quel genre de papier légal on peut signer pour pouvoir partager les bénéfices ?
Même dans le cas ou les dessins du graphiste ne sont pas retenus par l’éventuel éditeur.
Voilà
mouais666 dit:Bonjour,
je pense que ce problème concerne pas mal d'entre nous. On a un jeu mais on connait personne qui peut nous faire des illustrations sans être payé ou qui veut avoir sa part du gateau (normal) si le jeu est édité. Est ce que quelqu'un quelque part peut m'expliquer quel genre de papier légal on peut signer pour pouvoir partager les bénéfices ?
Même dans le cas ou les dessins du graphiste ne sont pas retenus par l'éventuel éditeur.
Voilà
Mais le problème c'est plutôt de vouloir illustrer un jeu qui n'est pas encore édité. Il y a une quantité incroyable d'images sur le net qui permet de faire un proto sympa et que vous pouvez envoyer tranquillou aux éditeurs.... A partir de là, si l'éditeur aime votre jeu, il se débrouillera lui pour trouver un gribouilleux pour faire le boulot. Pas la peine de vous enquiquiner à chercher des illustrateurs que vous ne pourrez pas bien payer et qui tafferont peut être pour rien alors que c'est le boulot de l'éditeur.
Si vous avez un pote qui dessine et qui se sent de faire votre proto, pourquoi pas, mais il fait ça pour le plaisir et dans l'espoir de se faire connaître. Mais les éditeurs sont habitués à jouer sur des protos moches ou simplistes au niveau design.. Le tout, c'est qu'ils soient clairs.
Fin, moi, ce que j'en dis
oui je suis d accord. Mais en même temps, perso moi même je
préfère prendre part a la réalisation et démarcher avec un produit fini. Je suis ptet perfectionniste…
mouais666 dit:oui je suis d accord. Mais en même temps, perso moi même jepréfère prendre part a la réalisation et démarcher avec un produit fini. Je suis ptet perfectionniste...
Ben ouais... C'est bien d'aimer participer.. Mais crois moi, l'auteur n'est pas forcément convié à donner son avis sur l'aspect visuel et un produit finit... Oui, pourquoi pas... Mais je connais pas d'éditeurs qui ne font pas modifier pas mal de choses à un jeu même quand il paraissait finit pour les auteurs... Et souvent, c'est en bien.... Donc, bon, je sais pas si on parler de "produit finit" en parlant d'un proto qui arrive sur la table d'un éditeur... Ca soit super judicieux.
Si tu es auteur de jeu, c'est cool... De bons jeux... C'est top... Mais rappelles toi que tu es auteur et pas éditeur... Et que c'est leur boulot que tu cherches à faire... Je pense pas qu'ils apprécient
Mais ça ne reste que mon opinion
je rebondis sur : “tu n es pas éditeur” etc etc
alors la paf moi je dis : “et alors ?”
Ca lance un débat, éditeur de jeu de société c’est avant tout une entreprise qui veut gagner de l’argent avec un minimum de risque et qui donc se dit qu’il va transformer tel ou tel jeu ou éditer tel ou tel jeu pour le vendre ou le vendre mieux… mais à priori, après avoir sorti un jeu qui se détache, cela devient une force marketing…
On peut aussi voir un éditeur comme choisissant une ligne éditoriale (je veux que des jeux de cartes, je veux que des jeux de pirates, …) et dans ce cas je m’incline.
Mais il ne me semble pas impossible pour bon nombre de gens par exemple sur tric trac de se substituer à un éditeur pour le choix des jeux à éditer et des illustrations ou du thèmes à plaquer dessus.
Ne soyons pas trop francais, a vouloir mettre des case (toi t es auteur, toi t es illustrateur, chacun son metier).
On peut avoir des bonnes idées et les défendre.
Néanmoins je ne nie pas que l expérience paie, mais tout le monde a été novice…
mouais666 dit:éditeur de jeu de société c'est avant tout une entreprise qui veut gagner de l'argent avec un minimum de risque et qui donc se dit qu'il va transformer tel ou tel jeu ou éditer tel ou tel jeu pour le vendre ou le vendre mieux... mais à priori, après avoir sorti un jeu qui se détache, cela devient une force marketing...
Maismaismais ? C'est du terrorisme ludique!
Un editeur, môssieur, c'est un passioné du jeu qui fait abstraction du fait que ce n'est pas rentable de bosser dans le jeu et choisit d'aller au bout de sa passion pour contribuer a l'écosystème qui le passionne, et mettre sur le marché les jeux auxquels il aimerait jouer.
Sauf chez Hasbro ou les autres editeurs 'grand public', évidemment
mouais666 dit:je rebondis sur : "tu n es pas éditeur" etc etc
alors la paf moi je dis : "et alors ?"
Ca lance un débat, éditeur de jeu de société c'est avant tout une entreprise qui veut gagner de l'argent avec un minimum de risque et qui donc se dit qu'il va transformer tel ou tel jeu ou éditer tel ou tel jeu pour le vendre ou le vendre mieux... mais à priori, après avoir sorti un jeu qui se détache, cela devient une force marketing...
On peut aussi voir un éditeur comme choisissant une ligne éditoriale (je veux que des jeux de cartes, je veux que des jeux de pirates, ...) et dans ce cas je m'incline.
Mais il ne me semble pas impossible pour bon nombre de gens par exemple sur tric trac de se substituer à un éditeur pour le choix des jeux à éditer et des illustrations ou du thèmes à plaquer dessus.
Ne soyons pas trop francais, a vouloir mettre des case (toi t es auteur, toi t es illustrateur, chacun son metier).
On peut avoir des bonnes idées et les défendre.
Néanmoins je ne nie pas que l expérience paie, mais tout le monde a été novice...
Je ne crois pas que tu ais compris le message, qui n'était pas bien méchant. Disons qu'il y a 2 types d'éditeurs:
Soit c'est un "petit" éditeur. Faut savoir qu'un éditeur ne gagne pas beaucoup d'argent au jeu. C'est au nombre de copies qu'un jeu devient rentable. Imagine que beaucoup d'éditeurs peuvent fermer au premier échec commercial.
Avec un marché aussi spécial, sans trop de marge, avec de vrais risques commerciaux, tu comprendras qu'il s'agit d'un enjeu de taille. Quand il s'engage sur un jeu, l'éditeur doit s'assurer la rentabilité du jeu.
Dans cet esprit, il pourra rethématiser un jeu pour différente raisons : marché, public visé, concurrence sur un thème, originalité ou au contraire classicisme volontaire... Mais toutes se résument en une : sécuriser au maximum les ventes.
Alors oui, on peut crier au scandale. Mais c'est l'argent et l'avenir de l'éditeur et des gens qui le composent qui est en jeu. Maintenant, ça n'empêche pas de tenter de négocier. Mais je te déconseille d'être trop braqué, parce que ça fait fuir les éditeurs.
Soit c'est un "gros" éditeur. Je pense à Ravensburger, Asmodée, M&B, Parker, Hasbro... Et là crois-moi, tu peux t'accrocher. Ces éditeurs qui maitrisent bien leur marché ne prendront pas forcément de pincettes pour te faire comprendre leur conception de ton jeu.
Ils ont l'avantage de très bien étudier et connaitre leur marché. Ils savent ce qu'ils font. Et si tu poses des problèmes avec tes exigences, ils ne se prendront pas la tête.
N'oublie pas que si pour toi, la création est un loisir et un art, pour un éditeur, c'est un métier. C'est pas évident.
Alors oui, je me fais l'avocat du diable, étant moi-même un créateur amateur. Mais je te conseille de ne pas oublier la perspective de l'éditeur, histoire de donner plus de chance à tes idées.
Ca dépend aussi des auteurs et des éditeurs. Certains éditeurs ne voient pas d’inconvénient à ce que l’auteur participe au choix de l’illustrateur et aux échanges pendant la période de travail. A l’inverse, certains auteurs ne se voient absolument pas gérer le design de leur jeu, ils se disent que “c’est pas leur truc”, et sont bien contents que l’éditeur s’en occupe.
Par contre, démarcher un illustrateur avant d’avoir un éditeur, c’est plutôt risqué : au minimum, tu devras toi même payer l’illustrateur pour le travail effectué si l’éditeur en veut un autre. Si tu en as les moyens, tant mieux. Si non, je doute que tu trouve beaucoup d’illustrateurs prêts à tenter leur chance sur le “tu seras payé seulement si l’éditeur te choisit en même temps que le jeu”.
Enfin quoi qu’il en soit, pour en revenir à la demande initiale, j’avoue que je serais bien intéressé par consulter un modèle standard de contrat éditeur/illustrateur, incluant les droits de diffusion à l’étranger, d’utilisation pour web/print/films d’animations/boite de fromage, le tout jusqu’en 2028 svp. Pour m’être déjà un peu renseigné, je crois (mais Piero ou d’autres pourront peut être confirmer, ou pas) que lorsque l’illustrateur cède “totalement les droits” d’utilisation de ses images, c’est bien sûr plus cher que lorsqu’il les cède uniquement pour un usage et/ou une période donnée. Après vient la question des supports, de la localisation… mine de rien c’est une question intéressante. Ptêtre qu’il faudrait se renseigner sur 1dCafé ou KobOne avant d’en discuter sur TT. ![]()
Tu peux te faire une idée en consultant le tarif SOFAM (une société belge de droits d’auteurs) :
http://www.sofam.be/main-fr.php?ID=111&titel=Tarifs+Belgique
il faut evidemment trouver la catégorie la plus proche, puis en fonction du format des images et du tirage (nb d’ex.) tu as une idée.
Attention, c’est juste une base indicative, hein, pas les tables de la loi ![]()
mouais666 dit:...
Mais il ne me semble pas impossible pour bon nombre de gens par exemple sur tric trac de se substituer à un éditeur pour le choix des jeux à éditer et des illustrations ou du thèmes à plaquer dessus.
...
Mais bien sûr, tu peux toujours faire des choix et en plus, ils peuvent même être bons ! Ca on est bien d'accords.... Mais soyons clairs, ça sera toujours à l'éditeur de choisir et suivant l'éditeur, comme le dit TS Leodagan, ils ne prendront pas forcément en compte ce que tu proposes car ils ne trouveront pas forcément ça pertinent.
mouais666 dit:...
Ne soyons pas trop francais, a vouloir mettre des case (toi t es auteur, toi t es illustrateur, chacun son metier).
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Hein ? Je vois pas bien en quoi c'est particulièrement français particulièrement de dire: "toi, t'es illustrateur, toi, t'es éditeur." et surtout... En quoi ça serait mal de compartimenter. Surtout que je n'ai pas du tout dit qu'il ne fallait pas donner son avis... En tant qu'illustrateur, je donne mon avis aux éditeurs, concernant l'aspect visuel et parfois même au niveau éditorial ou mécanique mais ça ne reste qu'un avis.
Toi, tu parles de te substituer à l'éditeur pour faire des choix et de parler d'un "produit" finit. C'est là où je te dis qu'il y a un problème car le boulot d'éditeur de jeu est un boulot déjà bien compliqué et auteur de jeux est aussi quelque chose de bien complexe... Donc c'est bien aussi de savoir se "limiter" à son domaine pour se concentrer sur les choses vraiment importantes. Cependant, ça n'empêche en rien de donner son avis ou de le demander.
Cependant, à titre d'infos... En ce qui concerne un jeu de plateau avec, un plateau, des cartes, quelques pions et une couv', tu arrives vite à dépasser les 3000 € pour un illustrateur.... Est ce que tu crois qu'un auteur peut payer un gribouilleux cette somme là ? Parce qu'à l'arrivée, c'était un peu ça le soucis et c'est sur ça que je voulais réagir en premier lieu dans ton sujet.
Cela dit, encore une fois, je te donne juste mon avis et mon point de vue sur la question, ça n'est pas forcément une réalité vrai
mmm je me rends compte que je n ai pas misla forme dans mes propos. Certains l’ont percu agressivement mais ca n’est pas l’objet.
Un éditeur, c’est une entreprise, c’est des gens qui travaille avec des salaires donc, oui, il doivent se faire de l’argent pour pouvoir supporter des projets originaux.
Quand bien même un éditeur aime un jeu, cela n’est pas la seule raison valable pour l’éditer.
Ceci n’est pas une critique. C’est, je pense, un fait.
Après pour l’édition et le choix que fait l’éditeur de transformer le jeu, chaque éditeur doit avoir sa “méthode” et chaque auteur n’a pas nécessairement envie de faire ce travail.
Pour les “cases”, c’est un humain de mettre des étiquettes sur les gens mais les frontières sont perméables. De plus, participer au processus de création d’un jeu du début à la fin permet parfois de modifier de règles juste à cause d’une contrainte ou d’une possibilité…
Disons que j’ai l’impression que comme le métier de créateur de jeu n’existe pas vraiment, contrairement a celui d’éditeur ou d’illustrateur qui sont assez bien défini. Il est difficile de montrer tes capacités de créateur comme tu peux montrer tes capacités d’illustrateur et donc être créateur est une sorte de compétence non défini vaseuse qu’on ne peut pas vraiment évaluer.
Et si on réfléchit, le principal problème c’est l’argent nécessaire à la production des jeux en dur… Je suis d’ailleurs surpris de ne pas voir des boîtes comme asmodée ne pas se lancer sur la réalisation de portail de jeux de société en ligne AVANT la production…