salut à tous,
un éditeur me propose un contrat pour mon jeu.
Pensez-vous qu’il soit nécessaire de faire appel à un juriste qui vérifie le contrat pour moi, étant donné que j’y connais rien en droit? ou suis-je trop naïve (comme le pense mon mec) pour me dire que les relations avec l’éditeur étant très bonnes, le contrat va satisfaire les 2 parties?
Bref, qu’avez-vous fait? quels sont les pièges à éviter?
Déjà, est-ce un éditeur connu et sérieux ?
Si oui, tu n’as pas vraiment de soucis à te faire, lesplus grands ayant sans doute déjà travaillé avec lui.
Je dirais que sur la forme juridique si l’éditeur est connu il n’y a en général pas de problème, c’est surtout sur le pourcentage qu’il faut faire attention. Si le créateur n’est pas très commercial, il risque de se faire payer moins bien que d’autres. J’ai le cas d’un ami auteur de jeux a qui c’est arrivé chez un éditeur ; en discutant avec un autre auteur (de même réputation) il s’est rendu compte qu’il touchait moitié moins (en pourcentage)…
Ma réponse est un peu hors sujet mais comme je le demandais à Chico il y a quelques temps, ce serait interessant d’expliquer un peu le parcours qui vous a permis d’en arriver là…
Les réussites sont toujours interessantes à écouter pour encourager ceux qui ne parviennent pas encore à se faire éditer !
Félicitation en tout cas ! ![]()
clem dit:un éditeur me propose un contrat pour mon jeu.
Pensez-vous qu'il soit nécessaire de faire appel à un juriste qui vérifie le contrat pour moi, étant donné que j'y connais rien en droit?
Faire appel à un juriste va te coûter très cher pour un truc que tu peux vérifier toi-même. Même si tu n'y connais rien en droit, tu peux consulter des contrats type existants (par exemple http://www.hexagames.com/creation_de_jeux.htm). À la lecture tu te rendras compte des points importants à vérifier.
Entre autres : durée, étendue géographique (étranger), renouvellement, conditions d'annulation, calcul de droit d'auteur, périodes de paiements, droits de l'éditeur à personnaliser la présentation, et mention du nom de l'auteur.
Si tu es trop inquiet, tu peux m'envoyer une version "anonymisée" de ton contrat en rayant le nom de l'éditeur et autres mentions privées.
merci pour vos conseils;
J’ai bien entendu lu le fameux contrat sur hexagames, mais évidemment tous les contrats ont des specificités, des petites phrases écrites en minuscule hyper importantes et qu’on avait même pas vu.
je retiens ta proposition de t’envoyer mon contrat. pour l’instant j’en ai vu un, mais il est retourné chez l’avocat qui doit le perfectionner.
Quant à l’éditeur, ce n’est pas un très connu, mais un petit qui a déjà édité plusieurs jeux, très sympa.
Et pour répondre à olivier, sur le comment du pourquoi j’en suis arrivée là :j’ai participé à un concours d’inventeurs (en tous genres) gagné le premier prix, suis allée au concours lépine (quelle horreur! pire souvenir de ma vie) et ensuite j’ai eu de la presse, ce sont les éditeurs qui sont venus me chercher. voilà!
sinon qu’est-ce que vous “recommandez” en terme de %? d’après ce que j’ai vu interlude propose 6%, mais on peut peut-être esperer un peu plus, non?
clem dit:
sinon qu'est-ce que vous "recommandez" en terme de %? d'après ce que j'ai vu interlude propose 6%, mais on peut peut-être esperer un peu plus, non?
comme le dit quelqu'un plus haut, il faut être un bon commercial dans ce cas, mais les atouts ne sont pas spécialement dans tes mains. A défaut d'avoir plusieurs éditeurs en concurrence, difficile "d'exiger"...
6 % ! attention c'est sur le prix, normalement si je ne me trompe pas, mais d'autres con- ou in-firmeront..., c'est sur le prix net éditeur. Donc le prix que l'éditeur fait à ses distributeurs, grossistes, revendeurs. Et non pas sur le prix de vente magasin. Donc 6 % c pas grand chose effectivement.
Et puis c'est évolutif : 6 % par exemple sur les 5.000 premiers exemplaires - 8 % de 5000 à 10000 - 10 % au-delà etc etc... Mais il y a bien un éditeur qui regarde ces forums qui pourra mieux d'expliquer.
Enfin, je crois qu'il faut faire attention au fait qu'il faut toujours pouvoir rester propriétaire de son jeu si jamais l'éditeur SOIT ne le met pas en vente, ça arrive, mais bon c rare et les raisons sont spécifiques et concernent en général les GROS. SOIT il arrête l'édition de ton jeu après une année d'exploitation. Que faire dans ce cas ? Peut-on le confier à un autre éditeur, doit-on racheter les droits de son propre jeu ....
Bcp de questions en effet.
Un dernier point qui me vient : le droit dans les pays. Dans un autre domaine ( la brasserie ), j'ai vu un produit protégé dans tous les pays sauf l'Espagne ( écrit en tout petit dans un coin ). Le produit a été mal fabriqué et distribué, mais le même est parti d'Espagne et a rencontré un vif succès commercial sans possibilité d'exiger des droits.
Bref, finalement, demander conseil à un avocat c bien, mais contacter des auteurs qui sont passés par là c'est mieux.
Le % ne veut pas nécessairement dire grand chose… Si tu prends un jeu à 10 €, 5 € HT achetée par la boutique, 30-40% pour un distributeur, 4.75 de prix éditeur (en gros), 10% cela fait 0.45 c d’€ par jeu, 0.36c € pour 8%.
Si il prévoit d’en éditer 2000ex au départ, cela fera au max 900€ (pour 10%). Bon si c’est un éditeur qui démarre à 10 000ex, c’est plutôt 4 500€…
Conclusion, plus que le pourcentage connaitre les volumes prévus est souvent plus significatif. La couverture géographique est importante (éviter de signer sur des pays où l’éditeur n’est pas implanté) ainsi que la durée du contrat. Il peut y avoir un principe d’avance également. Il faut également prévoir ce qui se passe en cas de revente de la license du jeu à un éditeur tiers.
Si le jeu est finalisé (graphismes, composants), cela peut être une license plutôt que droits d’auteurs.
Sachant que tu passes par un avocat, je pense clairement qu’il est le plus qualifié pour répondre à tes intérogations.
Bon il faut juste éviter que les frais d’avocat + les frais de dévelopement du jeu + les frais de réalisation de ton jeu + la participation aux salons dépassent le revenu des droits d’auteurs… quoiqu’après tout, qu’importe la raison pourvu que l’on ai l’ivresse
a+ cb
Pour répondre à la question directe du sujet :
NON, on ne signe pas les yeux fermés. Jamais !!!
Un contrat d’édition (livre ou jeu : je parle d’expérience dans les deux cas) doit être relu avec soin même si on s’entend bien avec l’autre contrepartie. Je ne parle pas de tromperie, simplement, il y a souvent deux logiques qui s’affrontent sans le vouloir : la tienne (création culturelle) et celle de l’éditeur (économique). Les clauses sont donc toujours très importantes !
De plus, il s’agit d’un contrat donc chaque élément (voire chaque mot) est négociable par nature. Tout doit donc être discuté. Il faut le relire en entier après chaque nouvelle version.
Enfin, je ne crois pas que cela nécessite un master de droit. Le bon sens suffit. Mais pour plus de sécurité fait appel à un conseil. Tu as peut être des amis ou des relations qui travaillent dans le droit (fac, justice etc.).
Cordialement
François Combe
bonjour, tous d’abord félicitation pour ton jeu .je voudrais savoir si il serais possible de m’envoyer l’adresse de ton éditeur; car j’ai terminer mon jeu et je ne trouve aucune adresse pour envoyer mes règle du jeu.je t’en remercie d’avance!!
Fanie dit:je ne trouve aucune adresse pour envoyer mes règle du jeu.
Je te conseille de lire l'article de Bruno Faidutti dans le magazine Jeux sur un Plateau qui sort en kiosque aujourd'hui. Il y a une liste de coordonnées qui devrait t'être utile.