J’ai passé un Essen particulièrement paisible : la maturité, la crise, la sagesse du quarantenaire ? Quoi qu’il en fût j’en reviens avec une impression d’avoir su doser mes achats avec parcimonie, là où d’ordinaire je suis content de mes acquisitions, mais quelque peu désappointé par ce qu’il m’en a coûté.
Qui plus est plein de petits détails plaisants sont venus émailler mon séjour : là un bâtiment indescriptible qu’on aurait dit désigné par Dali sous acide, dans sa période Schtroumpf, au milieu de nulle part dans la campagne hollandaise, là des biches dans le Gruga Parc, là une discussion avec Stefan Feld, là une partie tendue avec un adolescent allemand sous les yeux ébahis de son père qui ne pût rivaliser, là des places de stationnement qui se libéraient au moment où j’arrivais, et tout un tas de retrouvailles toujours aussi agréables.
J’appréhendais mon 9ème opus ayant renoué avec mon végétarisme d’antan, après une pause de 10 ans. Sans la flexibilité de mon groupe, les conseils de Gus & Co, et le hasard, j’aurais été bien malheureux au pays des Currywurste et des Schnitzels. Il n’en fut rien, bien au contraire.
Passons aux choses sérieuses : les jeux.
Je ne sais si c’est parce que l’absence de mes enfants me coûtait, mais j’ai beaucoup axé mon Essen sur les jeux familiaux.
7 Kingdoms : Passée l’explication mitraillette d’un démonstrateur qui avait vraisemblablement d’autres chats à fouetter, le jeu s’est montré fluide et non dénué d’intérêt. De la collecte de cartes interactive, avec pour dilemme de les capitaliser en vue d’un scoring basé sur de la majorité ou de les conserver en main en vue de les utiliser ultérieurement.
Ajoutez à ça un artwork sobre, mais beau, et vous avez un petit jeu facile à sortir quel que soit les joueurs.
Je présume que ce jeu réapparaîtra sous le sceau d’un autre éditeur. Nul doute.
Abraca what… ? : Sold out dès le vendredi. Le principe d’Hannabi est ici repris dans un jeu non coopératif. Vous disposez de cinq tuiles exposées à la vue de tous sauf de vous. A votre tour, vous tentez de lancer des sorts chiffrés. En cas de réussite, vous appliquez leur pouvoir, et vous pouvez tenter d’en lancer d’autres en ordre croissant, jusqu’à les lancer tous ou tuer un autre joueur en lui ôtant sa sixième vie, ou jusqu’à perdre une vie en lançant un sort que vous ne possédez pas.
Ce jeu m’a beaucoup plu, et m’a semblé plus accessible aux enfants, ne serait-ce que par sa thématisation enfantine, ses couleurs chatoyantes et son matériel fonctionnel. Acheté.
Armymals : Coup de cœur. Je pense que je serais passé devant un milliard de fois sans le calculer si les Grenoblois ne m’avaient pas happé dans l’allée au moment où je passais devant.
De quoi il s’agit ? D’un jeu de baston avec des dés, des tanks, et des animaux, rien que ça.
Vous disposez de deux chars sur un terrain dont les éléments sont des obstacles en 3D (plastique moulé), de deux pilotes (des cartes avec des capacités de résistance, de déplacement et de portée intrinsèques et un pouvoir one-shot) et d’un commandant (une carte avec un pouvoir réutilisable à l’infini, mais payant).
Le but du jeu est de marqué 7 PV. Trois façons d’en marquer : 5 en capturant un drapeau adverse et en le rapportant dans votre camp, 2 en éliminant un tank adverse voire 3 si celui-ci transportait un drapeau, et de 1 à 2 en remplissant un objectif parmi les 3 exposés en début de partie.
Le moteur du jeu est la gestion des six dés en trois lancers.
Selon les faces obtenues, vous pouvez augmenter la capacité de déplacement de votre unité, sa portée, effectuer des rotations de votre char ou de sa tourelle indépendante, capitaliser des noisettes, la monnaie du jeu, ou acheter des cartes action one-shot.
L’ensemble est cohérent et génère une sacrée ambiance autour de la table. Le matériel est plaisant à manipuler, et en quantité, ce qui promet des parties renouvelées.
Acheté.
Artificium : De la gestion de ressources simple et fluide, sans trop de matériel à manipuler puisque seule une ressource est nécessaire pour matérialiser les différentes ressources que vous détenez. Acheté pour son côté facile à sortir, facile à ranger, facile à proposer quel que soit le profil. Il penche quand même plus du côté du familial que du familial+.
J’oubliais: la règle VF est incluse dans la boîte.
Bakerspeed : Acheté autant parce qu’il sert une œuvre de charité, qu’il n’était pas cher : 7e, et qu’il avait en lui le potentiel du jeu que mes enfants joueront sans venir me poser des questions dans des moments inopportuns.
Jeu de rapidité et de défausse de cartes, en fonction des faces de 3 dés qui déterminent les critères actifs parmi 3. Le piment vient du fait que le joueur actif choisit quel dé lancer en premier, et que les critères du dé nouvellement lancé vient s’ajouter aux autres.
Beasty Bar : Chaque joueur gère un deck identique de 10 cartes animaux à pouvoirs distincts, à raison de 4 tenues en main. A son tour, il place une carte à la suite des cartes déjà posées, dans une file de 5 cartes maximum. Il en applique le pouvoir : tuer une carte de son choix, passer devant la carte précédente, réarranger la file, en inverser le sens,…
Dès qu’une file de 5 cartes est complète : les deux premières seront scorées en fin de partie et la dernière est éliminée. Les deux autres cartes restent en place.
Beaucoup de chaos, mais aussi beaucoup de fun. Ce jeu a pour cette dernière raison fait des apparitions remarquées dans le classement Fairplay. Une valeur sûre dans la famille des jeux d’apéro. Acheté.
Charta Krymnesiae : Aïe. Celui-là, il m’a fait mal à la tête. Et même après une première partie gagnée haut la main, je serais incapable de vous dire comment il se joue vraiment.
Il consiste en un petit jeu de cartes abstrait pour 2, ça je le tiens pour vrai.
A son tour, vous posez une carte « monstre marin fantastique » en cohérence géographique (dans le prolongement des méridiens et autres parallèles) avec celles déjà jouées et vous y placez un meeple orque dans le but d’encercler un orque adverse. Les conditions de pose varient selon le monstre joué, à la façon des échecs. Et c’est là que le bât blesse, notre démonstrateur a souvent changé d’avis selon qu’il fallait se baser pour point de départ sur la dernière carte posée par soi, par son adversaire, voire ne pas en tenir compte.
Pour tout dire, le jeu n’était pas exposé à la démonstration, juste à la vente. Je pense que la règle n’était pas complètement maîtrisée et que ça explique ces errances.
Flip 9 : Un solitaire basé sur 9 cartes numérotées de 1 à 9. Deux degrés de complexité : unicolore ou bicolore. Acheté pour 3 euros.
Gaia : Un jeu qui avait fortement buzzé avant même l’ouverture des portes du salon, un an après son apparition au pays des caribous. Un sold out logique dès le jeudi.
Parler de lui en terme de jeu de civ’ est quand même très exagéré.
Le but du jeu est de se débarrasser de ses meeples (5 de mémoire) en les plaçant en jeu selon des conditions précises, conditions qui seront bien souvent bouleverser d’un tour sur l’autre.
Je suis totalement passé à côté de ma partie, du fait du chaos généré, d’un aspect jeu abstrait, et de la fatigue emmagasinée au cours de la journée. Reste que j’ai envie d’y rejouer, et qu’il a montré des atouts séducteurs : une durée de partie honnête : 30mn, de l’interaction, de la tension, et plusieurs façons de tirer son épingle du jeu. Acheté.
Guess the Mess : Le rejeton de Compatiblity et de Dixit.
Sous le couvercle improbable qui représente un cochon, un robot et un cow-boy dessinés sur un fond jaune pétant, se cache un matériel hallucinant : +600 cartes.
Chaque joueur reçoit une carte lieu (chambre, forêt, garage, un roller-coaster,…), puis, le temps d’un sablier, tente de trouver des cartes s’y rapportant parmi 400 placées en tas au centre de la table (pelle, balai, rose, chat,…).
Ensuite, fonction d’une carte tirée au sort, il passe ses cartes à un autre joueur.
Les cartes lieu sont rassemblées, on en ajoute jusqu’à en avoir 8, puis on les expose. A chaque joueur de retrouver le lieu pointé par les cartes reçues de son partenaire désigné, au gré de trois tentatives, chacune rapportant des PV décroissants.
Le sel réside dans le fait qu’il n’est pas aisé de trouver des cartes pertinentes en un temps très court.
Acheté (Merci Alexnat. Pour info, j’ai pris la dernière boîte sous cello.)
Heros of the 3 Kingdoms : Petit jeu de cartes, rapide, quelque peu chaotique, basé sur un principe de majorité.
Chaque carte contient deux informations une couleur parmi les 5 existantes et un symbole parmi 3 ou 4. A votre tour, vous jouez autant de cartes que vous souhaitez du même symbole ou de la même couleur, voire des deux, puis vous en volez une à chaque joueur.
Vous pouvez aussi poser une carte spéciale : un contrat afin de scorer une pile où vous détenez la majorité, et de la protéger d’un vol ultérieur.
Aussi vite oublié que joué.
Eat me if you can : Une version 3D à même de me faire regretter mon achat de l’an dernier. Pas craqué.
Evolution : Mon regret du salon. J’ai longtemps hésité et je ne me suis décidé qu’une fois sold out.
Un jeu fluide, limpide et addictif, dont le thème fonctionne à merveille.
Vous gérez une ou plusieurs espèces d’animaux, que vous customisez selon vos envies, enfin surtout selon les cartes qui tourneront dans vos mains, avec pour contrainte de pouvoir les nourrir.
A chaque tour, vous utilisez votre main de cinq cartes ainsi : une carte qui servira à déterminer, cumulée à celle des autres, la quantité de nourriture disponible à la fin du tour, chacun se servant
dans l’ordre du tour à raison d’une portion, les autres cartes à ajouter une capacité à l’un de vos animaux, à les faire grossir, à augmenter leur population, ou à en créer.
Le refill de votre main se fait en fonction du nombre d’animaux que vous possédez.
Ivor the Engine : Le thème reprend un conte écossais ou gallois (un truc comme ça, en tout cas pas serbo-croate). Les joueurs devront récupérer des moutons éparpillés dans la campagne ou dans des villes, au gré du chemin emprunté par les voies de chemin de fer du pays.
Pour ce faire, à son tour, le joueur actif récupère un mouton sur la case qu’il occupe, s’il s’avère qu’il y en a au moins un, et un bonus de deux moutons s’il s’agit du dernier. Ensuite, il se déplace s’il veut : la première case est gratuite, les autres coûtent un charbon. Puis, il joue autant de cartes actions/objectifs qu’il désire, sachant que le refill de fin de tour ne lui en ramènera qu’une, à choisir parmi 4 exposées.
A l’instar de Planes, les cartes sont bivalentes : elles peuvent être utilisées soit pour une action one-shot (comme rapporter 2 charbons), soit pour scorer un objectif déterminé : là être sur un lieu désigné et vidé.
Ce jeu a fait une quasi unanimité dans mon groupe si ce n’est moi. Le principe permettant de rester à la même place, et le tirage malgré tout aléatoire des cartes actions/objectifs, ne m’ont pas vraiment séduit.
Korrigans : Tout d’abord, je salue le dynamisme des démonstrateurs : une Lily Green aphone et un Olivier Fagnère au chômage du fait d’un retard dans l’arrivée des boîtes.
Je ne suis pas le public pour ce genre de jeu, mais je lui reconnais ses qualités : une tension maintenue, de l’imprévu, sa fluidité, son design et son mécanisme de déplacement bien conçu et cohérent.
A votre tour, vous vous déplacez d’un lieu à un autre à l’aide d’animaux que vous aurez trouvés lors d’un tour précédent (un lieu adjacent au 1er tour), et vous inspectez les tokens cachés qui s’y trouvent pour n’en gardez qu’un : PV (or ici) ou animal (déplacement). Chaque frontière entre deux lieux n’est franchissable que par un type d’animal précis. D’autres animaux permettent des déplacements plus éloignés : la taupe d’un lieu donné à d’autres lieux donnés, l’oiseau : du terrain actuel à un terrain du même type.
D’ici à la fin de partie, des tuiles arc en ciel sont tirées au hasard, au début de chaque manche, et viennent restreindre les possibilités d’apparition d’un chaudron, vecteur de PV à condition d’y amener vos deux pions : 0/10/15 de mémoire.
Le lièvre et la Tortue : Je ne m’étais pas laissé noyer par les sirènes des avis dithyrambiques jusqu’alors. C’est réparé. Acheté et joué 10 fois depuis.
Lift it : Du Keyan pour de vrai. Un mécano à construire au moyen d’une grue.
Rien de bien folichon, vous me direz. Sauf que la grue, c’est vous. Muni d’un crochet qui pend d’une ficelle accrochée à votre front par un serre-tête vous devez construire en 3D un bâtiment modélisé sur une carte, et tout ça le temps d’un sablier (qui s’avère vite inutile tant il est court, et que seule la réussite compte) et en affrontant un adversaire doté des mêmes pouvoirs et du même objectif ! On peut parler de jeu con, c’est autorisé, surtout quand vous saurez qu’il est possible d’y jouer en binôme, accroché au même crochet.
Massilia : Re aïe. Ce jeu n’a pas été suffisamment testé.
Je suis franchement déçu pour Quined Games, tant leur geste à l’endroit des pledgers originels m’avaient impressionné.
L’idée des dés communs est bonne, mais mal calibrée.
C’est la première fois que je vois mes adversaires abandonner une partie, avant même la moitié de la partie. J’ai volontairement pris le contre-pied des autres joueurs en me faisant corrompre comme un politicien italien en mal de siège (la corruption permet de la flexibilité sur les dés en échange d’une perte conséquente de PV en fin de partie) là où eux marchaient sur des oeufs, bien m’en a pris. J’ai littéralement massacré la partie, genre 25 à 5, 2 et 1 PV à la fin du deuxième tour, avec des cartes et des finances qui m’autorisaient à conserver 6 dés le tour prochain. Bref, nous avons vécu un win-to-win violent et il semblerait que d’autres parties se sont soldées pareillement.
Melee : le buzz du salon qui devrait être édité, voire multi-édité sous peu. Après Coup, La Mamme récidive. Un petit jeu d’apéro avec de l’enchère, une économie réduite à son plus simple appareil, du fight en double-guessing, et de la programmation minimaliste. Du bon.
Trois tours, passée l’enchère et le placement initiaux : 20 mn.
Le matériel n’est pas top, mais peu importe.
Et même pas je vous parle de la partie de Triz et de Keyan qui a duré presque 2h, pour un jeu de 10/20 mn.
Moscow to Paris : Tchou tchou. Le train passe et rien ne se passe. A oublier, vite.
Neptun : Pas bien terrible, et répétitif au possible. Un principe de récupération de contrats bien vu : un est exposé parmi 5, si vous le refusez, vous montrez le second, etc… jusqu’à en prendre un ou le dernier. Vous le refaites 4 ou 5 fois, et ensuite, vous vous déplacez sur un plateau central afin de rallier les lieux de vos objectifs pour scorer. Vous le refaites 4 ou 5 fois. Et vous répétez ces deux manches, quatre fois (ou 5
).
Orléans : Selon moi, le meilleur jeu essayé sur le salon. Reste qu’il est longuet, qu’il ne permet pas d’englober parmi ses informations l’état d’avancée de ses adversaires, sous peine de multiplier le temps de jeu qui est déjà explosé par rapport à celui mentionné (2h15 à 4, mais j’ai vu pire, bien pire), et un matériel qui a beaucoup souffert et qui ne renvoyait pas une bonne impression.
Du backbuilding multiscoring Feldien, dirais-je.
Attention : un bâtiment niveau 1 semble mal estimé, tant il est puissant.
Pay Dirt : Du placement d’ouvrier excellemment bien thématisé. On ne sort pas des sentiers moultes fois battus, mais on passe un bon moment à extraire des minerais, en essayant d’améliorer ses machines, de prévoir un arrivage plus riche, ou en recrutant du personnel qualifié.
Un peu cher cependant : 45e, ça m’a clairement freiné, eu égard à la concurrence, cependant le matériel était largement à la hauteur.
Planes : Dans la série Awélé, voici Awélé prend l’avion.
A votre tour, vous videz une case dans laquelle se trouve au moins un de vos pions et vous disséminez les pions un à un dans les cases du plateau central, en essayant de terminer sur la case de votre avion pour le charger : 5 PV. A votre tour, vous pouvez aussi utilisez deux cartes actions : une pour l’action qu’elle offre, l’autre pour scorer un objectif : 1/2/3 PV selon certaines conditions, comme par exemple : une case de quatre pions dont deux à vous.
Plus vous chargez votre avion, moins vous avez de possibilités de déplacement, vous que vous n’avez que 5 pions. Peu importe, la condition de fin de partie se base sur un nombre de pions rentrés dans tous les avions, y compris les neutres qui sont chargés par des pions neutres, en échange d’offrir de nouvelles cartes actions/goals.
Robin : Le design est réussi, le mécanisme astucieux.
Le but est de constituer une collection de 6 ou 7 symboles identiques, apparaissant sur les cartes ou sur le plateau. Pour ce faire, vous exposez une carte à l’échange aux autres joueurs qui, alors, proposent aussi une carte ou pas.
En cas d’échange, vous appliquez des déplacements obligatoires inscrits au bas des cartes deux échangées, résolues une à une, sur les pions disposés le long d’un chemin du plateau et découpé en cases qui déterminent le nombre de cartes à piocher début de son tour.
Ma partie ne m’a pas séduite, ayant fait la part belle à du kingmaking (je plaide coupable, pour moitié). Il trouvera son public, il n’y a pas de doute.
Steam Donkey : Petite surprise. Un jeu malin constitué de cartes uniquement. Et un artwork 1920 racé.
Trois actions possibles : construire un bâtiment dans votre resort, et ainsi entériner des PV à scorer en fin de partie et déterminer une capacité de réception de touristes (dos des cartes), récupérer des touristes d’une couleur parmi trois et les placer sur un bâtiment de la même couleur, et récupérer en main tous les touristes de votre resort qui deviennent alors des bâtiments à bâtir. J’oubliais, comme dans RftG : la monnaie du jeu est les cartes. En fait, elles servent à tout: monnaie, bâtiments et touristes.
Simple, fluide, plaisant, rapide.
Deux variantes sont incluses dans la boîte de 12 euros.
Acheté.
Time Masters : Du Dominion like, mais pas que. A la mécanique de deck building connue, vient s’ajouter une gestion de jetons énergie et un principe de retardement des pouvoirs à activer. J’ai beaucoup apprécié, mais j’ai trouvé la fin de partie totalement inintéressante tant le jeu se transforme en une course aux points aveugle.
Achetés : Die Staufer, Aquasphere, La Isla, Colt Express, Deus, Die Brewing (bière + dés, ça me parlait bien), ESSEN the game, Historia, Kanban, King’s Pouch, Ninja Taisen, Rolling Japan, The Ravens of Thri Sahashri, Vérone et Metropolys (parce qu’il ne coûtait que 7,50e).
Je m’en suis fait expliquer plein d’autres, comme Zhanguo par exemple, mais aucun n’a émoustillé mon intérêt. Zhanguo en est un bon exemple: un rythme lent pour un montage de mécanismes classique ayant pour finalité des majorités. Ou aussi Attack on Monster qui était très séduisant, mais non traduit, et optimal avec au moins 6 joueurs.
D’autres ont séduit sans que je m’y intéresse: Headquarter Master, Star Realms, Onward on Venus, ou encore Castle of Mad Ludwig.
Content aussi de la partie d’Armymals que l’on a fait ensemble.
Merci pour le CR et au plaisir de se revoir comme tous les ans ![]()
Au plaisir évidemment.
Et surtout, ne change rien: continue de m’interpeller dans les allées, le jeu en vaut la chandelle.
Étonné de ne pas voir Aquasphere dans ton compte rendu ![]()
Govin dit:Et surtout, ne change rien: continue de m'interpeller dans les allées, le jeu en vaut la chandelle.
De mon côté, j'ai arrêté d'accoster les gens après environ 753 supposés Govin...
Govin dit:Armymals : Coup de cœur.
Il va falloir que j'en lise les règles si elles sont disponibles. Tu n'es pas le premier à en dire du bien.
Govin dit:Flip 9 : Un solitaire basé sur 9 cartes numérotées de 1 à 9. Deux degrés de complexité : unicolore ou bicolore. Acheté pour 3 euros.
Pareil, à voir.
Govin dit:Gaia : Reste que j'ai envie d'y rejouer, et qu'il a montré des atouts séducteurs : une durée de partie honnête : 30mn, de l'interaction, de la tension, et plusieurs façons de tirer son épingle du jeu. Acheté.
Si on prend les éléments pouvant se révéler être un peu chaotiques (comme les catastrophes naturelles) pour des éléments tactiques concernant la personne qui les joue, je pense que ce jeu a en effet de bons arguments dans son créneau.
Govin dit:Orléans : Selon moi, le meilleur jeu essayé sur le salon.
Amen.
Govin dit:Attention : un bâtiment niveau 1 semble mal estimé, tant il est puissant.
Si tu évoques le "Badehaus" (bains publics), je ne comprends pas non plus.
Govin dit:Zhanguo par exemple, mais aucun n'a émoustillé mon intérêt. Zhanguo en est un bon exemple: un rythme lent pour un montage de mécanismes classique ayant pour finalité des majorités.
Pareil de mon côté.
Super compte-rendu, merci ! ![]()
Docky dit:De mon côté, j'ai arrêté d'accoster les gens après environ 753 supposés Govin...
Et Dieu sait que j'avais forcé le trait en revêtant une chemise rose, du plus bel effet (avec du sang, là à droite. Faut pas mettre d'agrafes sur sa wishlist).
Moi aussi, j'ai sondé la foule, en vain. J'ai quand même trouvé Harrycover, bien après toi et les bières que vous avez ingurgitées apparemment. Ce qui ne se fait pas en 2014 se fera en 2015.
GEEKMAN dit:Étonné de ne pas voir Aquasphere dans ton compte rendu
Il ne tient qu'à toi d'avoir la primeur de ma première partie. Vendredi ?
Au fait, la mule te rapporte ce que tu voulais.
Oui, là, c’est obligé, à tous points de vue ![]()
Je vais avoir la primeur d’un CR détaillé et en 3D.
Et heureux de voir que tu apprécies les petits jeux de figs (Armymals). ![]()
GEEKMAN dit:Et heureux de voir que tu apprécies les petits jeux de figs (Armymals).
Ah ah ah ! L'exception ne fait pas la règle.
Cet Essen m'a aussi réconcilié avec ma conscience: les jeux dans l'Espace infini et/ou avec des zombies ne sont pas faits pour moi.
super intéressant
merci Govin ![]()
Govin dit:Melee : le buzz du salon qui devrait être édité, voire multi-édité sous peu. Après Coup, La Mamme récidive. Un petit jeu d'apéro avec de l'enchère, une économie réduite à son plus simple appareil, du fight en double-guessing, et de la programmation minimaliste. Du bon.
Trois tours, passée l'enchère et le placement initiaux : 20 mn.
Le matériel n'est pas top, mais peu importe.
Et même pas je vous parle de la partie de Triz et de Keyan qui a duré presque 2h, pour un jeu de 10/20 mn.
+1 repéré sur le forum BGG sur le sujet Essen 2014.
Envoyant le jeu sur une table, je me dis que c'est moche moche, jamais je trouverais qq'un pour y jouer.
Lord Kalbut croisé à l'hôtel m'en dit du bien.
Puis une possibilité d'en faire 2 parties le lendemain sur le stand La Mame Games. Et là, une très belle surprise. J'adore le concept, la mécanique, la simplicité des règles et la tension générée.
Acheté bien sûr !
Govin dit:
Orléans : Selon moi, le meilleur jeu essayé sur le salon.
Nous sommes très honorés de t'avoir fait vivre ton meilleur moment du salon
fbdog dit:Govin dit:
Orléans : Selon moi, le meilleur jeu essayé sur le salon.
Nous sommes très honorés de t'avoir fait vivre ton meilleur moment du salon
Mon meilleur moment du salon, c'est lorsque l'hôtesse aux cheveux mauve de Tanto Cuore a décroisé ses jambes.
Tu n'y étais pour rien dans mon souvenir.
Elle semble t’avoir fait un calin, sa chevelure a déteint sur ta chemise.
Merci Govin pour ces impressions.
Pinpin 72
Docky dit:Elle semble t'avoir fait un calin, sa chevelure a déteint sur ta chemise.
A ta place, je ne ferais pas le malin mon cher Docky. Infoutu de trouver un gars en chemise rose, au milieu d'une poignée de geeks en tee-shirt noir, répartis sur trois pauvres halls, si ce n'est pas malheureux.
Marrant de faire le lien après des mois entre un Govin que je lis et un Govin “copain de” que je connais en vrai. ![]()
TS Léodagan dit:Marrant de faire le lien après des mois entre un Govin que je lis et un Govin "copain de" que je connais en vrai.
Je viens de m'apercevoir que vous étiez, madame et toi, sur le salon. Si j'avais su, j'aurais mieux scruté la foule pour vous saluer.
Il me semblait t’avoir fait la bise avec Alex au stand Iello ou Z-Man…
Madame est toute ronde (Gremlins en formation), c’est peut-être pour ça que tu ne l’as pas reconnue ^^
TS Léodagan dit:Il me semblait t'avoir fait la bise avec Alex au stand Iello ou Z-Man...![]()
Madame est toute ronde (Gremlins en formation), c'est peut-être pour ça que tu ne l'as pas reconnue ^^
C'est vrai qu'Alex et moi sommes assez indissociables quand il s'agit d'Essen, mais il me semble que lui et moi n'avons quasiment pas été ensemble du salon.
Je ne devais pas être là. Et madame, aussi ronde soit elle, je l'aurais reconnue avec ses cheveux blonds comme les blés.