De l'art de contacter un éditeur

ehanuise dit:- l'activité doit se faire de manière visible t tracable (en gros il faut tenir un petit livre de caisse avec les entrées et sorties et donner un recu a chaque client)
(...)
ca permet par exemple a des particuliers de vendre des trucs en brocante, ce qui n'est pas du travail au noir ;-)


Et quand tu vends des trucs en brocante, tu donnes un reçu à chaque client ? :shock:
Boule de cristal dit:L'autoédition est un peu un truc qui me dépasse.
BdC


Pourquoi ?
Tu es quand même le fondateur de la maison d'édition "Erudia jeux.comm" donc tu comprends ce qui pousse certains à vouloir éditer des jeux, voir éditer leurs propres jeux.
ehanuise dit:euh ?
'faut se calmer un peu quand même ;-)

ben, je suis calme.
Evidemment qu'en France il y a aussi des tolérences mais ça ne sont, selon moi, que des tolérences.
Certains étudiants, dont j'ai fait partie, donnent des cours particuliers de soutient. On peut faire des brocantes et des vide-greniers mais là aussi il y a des limites car si vous êtes présent sur trop (je ne connais pas la limite) de brocantes et vide greniers d'une région il vous faut un statut de commerçant et être enregistré comme tel.

Une personne ayant dans son jardin un pommier ne peut pas aller vendre ses pommes sur le marché ou simplement dans la rue sans rendre de compte à personne.

voilà, calmement :)

je me demande se qui a pu faire penser que je n'était pas calme ?
arthemix dit:
ehanuise dit:- l'activité doit se faire de manière visible t tracable (en gros il faut tenir un petit livre de caisse avec les entrées et sorties et donner un recu a chaque client)
(...)
ca permet par exemple a des particuliers de vendre des trucs en brocante, ce qui n'est pas du travail au noir ;-)

Et quand tu vends des trucs en brocante, tu donnes un reçu à chaque client ? :shock:


c'est légalement obligatoire. Maintenant sur le terrain... ;-)
Nono dit:
ehanuise dit:euh ?
'faut se calmer un peu quand même ;-)

ben, je suis calme.
je me demande se qui a pu faire penser que je n'était pas calme ?


rhoooo, c'est une facon de parler, rien de plus.
radek dit:
Fulgan dit:
ehanuise dit:Il y a certainement quelque chose d'équivalent en france.

Absolument.

Peux-tu détailler ?

Sans entrer dans les détails (par manque de temps), tu n'es obligé de t'inscrire au registre du commerce que si tu es commerçant, c'est-à-dire (dans le cas qui nous occupe) si tu pratiques des actes de commerce (vente) à titre habituel.**

Tu déclares en BNC sur ta feuille d’impôts. Le mieux est quand même de créer une petite société en nom propre, sous le régime de la micro-entreprise. Les obligations sont minimes, genre tenue simplifiée d’une comptabilité (dépenses / recettes), quasiment gratuit (genre 150 € d’inscription au RCS), tes bénéfices sont déclarés sur ta feuille d’impôt, confusion possible du compte perso et “pro”, pas de tva (ni déductible ni récupérable, bien sur), pas de charges sociales.

Tu es simplement limité sur tes bénéfices (à vérifier, je crois que c’est dans les 10 000 €) et ce sont tes biens que tu engages … c’est donc le format idéal pour se lancer, mais on ne vit pas avec 10 000 € annuels. c’est en tout cas la formule que je vais prendre dès que j’aurai un peu de temps.

radek dit:
Boule de cristal dit:L'autoédition est un peu un truc qui me dépasse.
BdC

Pourquoi ?
Tu es quand même le fondateur de la maison d'édition "Erudia jeux.comm" donc tu comprends ce qui pousse certains à vouloir éditer des jeux, voir éditer leurs propres jeux.



Erudia Jeux.Comm n'est pas une petite société d'autoédition. C'est une petite société qui développe des jeux consacrés à la formation en entreprise. Je créé des jeux sur mesure et sur cahier des charges, c'est un job.

L'autoédition me dépasse parce que je considère :

1.
Que s'il s'agit d'en faire une activité rentable, il faut tout de suite penser à faire autre chose, à moins d'avoir déjà réussi dans une autre activité et vouloir dépenser son argent de cette façon.

2.
Que s'il s'agit d'un besoin de partager ses créations, la famille, l'entourage, les rencontres sont bien suffisants et ne coutent rien.

3.
Que s'il s'agit d'un besoin de reconnaissance ou un besoin d'exister, on peut sans grands frais, participer à des concours, monter un petit site internet, trouver de multiples façon de flatter son ego.

L'autoédition me donne l'impression qu'un génie incompris va sacrifier sa vie pour prouver au monde entier que son cerveau vient de pondre la merveille ludique que tout le monde attends depuis 10 ans.

J'exagère surement mais si parfois je me demande pourquoi un Cathala ou autre auteur connu qui souhaite vivre de l'activité du jeu ne se décide pas à monter sa propre entreprise, je me demande aussi pourquoi certains "jeunes auteurs" sont tellement.. disons naifs... qu'ils débarquent sur des forums de jeux avec, pour ce que j'ai parfois vu ici des jeux très discutables et des questions tellement précises qu'on les croirait vouloir monter une multinationale... :shock:

BdC
Boule de cristal dit:L'autoédition est un peu un truc qui me dépasse. :roll:
BdC


Tes jugements sont très sévères. Pour ma part, c'est grâce à l'autoédition que j'ai découvert Stratémots, Jenseits von Theben et Ombre à White Chapel. J'en suis très reconnaissant à leurs auteurs et je pense qu'ils sont plus heureux avec un jeu petitement diffusé qu'avec un proto dans un carton.

puis il y a des gars comme celui de cheapass games… certains diront que ca prouve que c’est pas une bonne idée de s’autoediter ( :wink: ) et la qualité est effectivement très variable entre divers jeux, mais franchement je préfère voir ca que des gars qui ne font rien, ne sortent rien, et un choix qui se résume au monopoly et au jeu de l’oie (yep j’exagère très fort ;-) )

Que ce soit en livres, musique, films, théatre, ou… jeux pour exister il faut PU BLI ER.

Jack dit:
Boule de cristal dit:L'autoédition est un peu un truc qui me dépasse. :roll:
BdC

Tes jugements sont très sévères. Pour ma part, c'est grâce à l'autoédition que j'ai découvert Stratémots, Jenseits von Theben et Ombre à White Chapel. J'en suis très reconnaissant à leurs auteurs et je pense qu'ils sont plus heureux avec un jeu petitement diffusé qu'avec un proto dans un carton.


Je ne confonds pas autoédition et microédition mais je peux répondre à ta remarque.

Je n'ai rien contre la microédition même si je trouve le résultat très moyen malgré toute l'amité que j'ai pour schastar. C'est du proto *250, on peut trouver ca génial, moi ca ne me fait pas rêver. Je trouve ce jeu gaché.

Ceci étant, la microédition n'est pas l'autoédition. Ombre sur whitechapel n'est pas le bébé unique d'un nouveau créateur, ce qui pour moi reste le profil type du jeu autoédité. C'est un jeu qui a fait le tour des éditeurs, un bon jeu qui n'a que le défaut actuel de se jouer à deux. un jeu qui a eu la notoriété d'un article dans jsp, de ses auteurs et des echos sur le net.

J'ai eu une discussion avec bruno sur ce jeu et nous ne sommes pas d'accord. Bruno pense que ces 250 exemplaires ont fait connaitre le jeu et je pense que ces 250 exemplaires ont tué le jeu et qu'il aurait du le mettre au placard jusqu'à ce que le marché du jeu à deux soit meilleur.

Je ne dis pas que j'ai raison, j'ai juste un avis différent.

Ceci étant et pour conclure, si la micro edition reste une tentative de gagner un peu d'argent en faisant des choses assez moyennes, je pense que c'est très différent de l'autoédition ou l'affectif entre fortement en ligne de compte, au point parfois de faire perdre de vue à l'auteur que son jeu est peut être très moyen pour un succès d'edition.

BdC
Metamorph dit:Petit milieu frileu,
tel est le lieu
dans lequel l'univers du jeu
se meut...
...
- Beuh !!!
- si, si monsieur !
:lol:


[HS] T'es fan de Chanson Plus Bifluoré ! t'es découvert ! Ahah !! :twisted: [/HS]
Boule de cristal dit:Erudia Jeux.Comm n'est pas une petite société d'autoédition. C'est une petite société qui développe des jeux consacrés à la formation en entreprise. Je créé des jeux sur mesure et sur cahier des charges, c'est un job.

Tu as quand même Habana Taxi dans ton catalogue …
Boule de cristal dit:
L'autoédition me dépasse parce que je considère :
1.
Que s'il s'agit d'en faire une activité rentable, il faut tout de suite penser à faire autre chose, à moins d'avoir déjà réussi dans une autre activité et vouloir dépenser son argent de cette façon.

C’est clair que c’est pas une activité faite pour gagner de l’argent, juste pour rentrer dans ses frais et encore … Perso, je la vois plus comme un hobby …
Boule de cristal dit:
L'autoédition me donne l'impression qu'un génie incompris va sacrifier sa vie pour prouver au monde entier que son cerveau vient de pondre la merveille ludique que tout le monde attends depuis 10 ans.

Tu es cynique là …
Avec la création de 20 exemplaires d’un jeu pour un coût de 200€, on est loin du sacrifice ultime.
Boule de cristal dit:
J'exagère surement mais si parfois je me demande pourquoi un Cathala ou autre auteur connu qui souhaite vivre de l'activité du jeu ne se décide pas à monter sa propre entreprise, je me demande aussi pourquoi certains "jeunes auteurs" sont tellement.. disons naifs... qu'ils débarquent sur des forums de jeux avec, pour ce que j'ai parfois vu ici des jeux très discutables et des questions tellement précises qu'on les croirait vouloir monter une multinationale... :shock:


Disons que les auteurs connus veulent rester auteurs alors que l’édition est un autre métier.

Sinon, ce que tu dis n’est pas faux, cyniquement dit, mais pas faux.
C’est vrai que pas mal de personnes ne réalisent pas les volumes d’une auto-édition.
Ici, on parle de maximum 200 exemplaires vendus en un an.

Par contre, je suis d’accord avec Jack et Ehanuise pour les réussites de l’autoédition.

Habana taxi, c’est ni de l’autoédition, ni de la microédition. :wink:

BdC

Boule de cristal dit:Ceci étant et pour conclure, si la micro edition reste une tentative de gagner un peu d'argent en faisant des choses assez moyennes, je pense que c'est très différent de l'autoédition ou l'affectif entre fortement en ligne de compte, au point parfois de faire perdre de vue à l'auteur que son jeu est peut être très moyen pour un succès d'edition.
BdC


Là, c'est plus clair et je rejoins ta pensée sur le fait que l'affectif risque de voiler l'objectivité du test du jeu. On en a eu l'exemple très récemment sur ce forum.

Par contre, je ne comprends pas pourquoi un micro-édition va gâcher un jeu et pas simplement le faire découvrir.
Veux-tu dire qu'un jeu déjà édité en micro ne sera pas réédité par un éditeur "classique" ?
radek dit:Par contre, je ne comprends pas pourquoi un micro-édition va gâcher un jeu et pas simplement le faire découvrir.
Veux-tu dire qu'un jeu déjà édité en micro ne sera pas réédité par un éditeur "classique" ?


C'est mon point de vue mais une fois encore, je peux me tromper.

BdC

ce n’est pas inintéressant :-)
dispose t’on de statistiques sur le sujet ?

(jeux sortis en diffusion confidentielle, ayant connu un gros succès, mais n’ayant jamais trouvé de distributeur, et a l’inverse jeux ayant trouvé une disctribution alors qu’ils étaient disponibles auparavant)

j’inclurais la dedans aussi les jeux non ‘achetables tout faits’ mais simplement downloadables comme marchands d’empires qui est devenu himalaya.

Quelqu’un a des chiffres ? :-)

Boule de cristal dit:L'autoédition est un peu un truc qui me dépasse. :roll:

Si tu veux parler des gens qui cassent leur tirelire, sans vraiment réfléchir, pour faire fabriquer 2000 exemplaires d'un jeu qui va dormir au fond de leur garage, je suis d'accord avec toi.
Boule de cristal dit:Je n'ai rien contre la microédition même si je trouve le résultat très moyen malgré toute l'amité que j'ai pour schastar. C'est du proto *250, on peut trouver ca génial, moi ca ne me fait pas rêver. Je trouve ce jeu gaché.

Tout dépend de la qualité de la micro-édition.
Personnellement, je suis très fier du résultat de Pandocréon Menhir. Mais je sais qu'il manque encore un peu de finition pour pouvoir le placer en boutiques (mais ça devrait bientôt être bon).
Les gens qui se lancent dans la micro-édition doivent avoir une idée claire des objectifs qu'ils se donnent.
Boule de cristal dit:Ceci étant et pour conclure, si la micro edition reste une tentative de gagner un peu d'argent en faisant des choses assez moyennes, je pense que c'est très différent de l'autoédition ou l'affectif entre fortement en ligne de compte, au point parfois de faire perdre de vue à l'auteur que son jeu est peut être très moyen pour un succès d'edition.

C'est un point de vue très personnel, de dire que les micro-éditions n'ont pour but que de gagner de l'argent, et impliquent forcément une qualité moyenne. Je vois ça plutôt comme un passe-temps qui pouse à faire les choses le mieux possible.

Pour rejoindre un peu toute vos idées, je micro-édite (en auto-édition) mon jeu pour des raisons simple :

- Avoir le même effet que ma maquette, mais en plus jolie quand je la présente à des rencontres ludique.
- La satisfaction d’avoir mon jeu en version “pro”, quand on invite des amis “ça le fait” !

Tout n’est pas problème d’argent, d’ailleur dans un premier tant, comme je veux faire découvrir mon jeu je vais forcement pas faire de bénéf’, et à ce propos j’ai cru lire quelque part que vendre un jeu sans faire de bénéf (le vendre moins chèr que le prix de fabrication) n’était pas interdit, c’est sur cette remarque que je compte vendre (peut-être) mon jeu 39€ alors qu’il m’en coûte plus ! Encore une fois, dans le cadre d’une micro-édition le but (le mien en tout cas) et de faire connaitre le jeu, qu’on est envi d’y jouer, et d’essayé de toucher des éditeurs par la suite pourquoi pas !

Après tout, investir une petite somme pour faire fabriquer son jeu, c’est un peu comme l’acheter, sauf que c’est NOTRE jeu :-)

Par exemple j’ai fait imprimer en 1 seul exemplaire Intempéries pour mon plaisir perso, je suis pas à une 30aines d’euro près, et ça fais classe quand on joue avec de belle carte… surtout qu’on y joue à ce jeu, et j’ai trouvé d’autre adepte en ludothèque, c’est même encourageant :-)

Bon jeu

Ticoche,

39€ pour quel jeu ?
Tu le fais fabriquer par qui à ce prix-là ?