Agnès dit:C'est le problème de ce genre de post. Le GÉNÉRAL, statistiquement vrai mais tellement "je suis une pauvre victime". Et je me vautre dedans.![]()
Oui, je pense que les femmes se sont faites exploitées tout au long de l'humanité, (et je pense que le milieu du jeu de société, loisir et masculin, est une illustration de cette situation). Mais cette pensée générale ne fait avancer personne, ni homme ni femme. Alors, finalement, les situations particulières qui contredisent cette vérité sont beaucoup plus: intéressantes, utiles, épanouissantes...
je ne sais pas si c'est être une victime que de se voir confier un rôle sans risque physique immédiat.
par contre, là où ça commence à poser question, c'est lorsque le rôle dévolu au masculin est survalorisé et qu'on en exclut le féminin lorsqu'il y aspire.
savoir d'où l'on vient, ça sert à savoir où l'on veut aller.
en tout cas, ça permet dans l'immédiat d'apporter un début de réponse à la question initiale du sujet qui est la présence ou non d'auteure de "gros" jeux.
et de se poser ensuite la question de savoir s'il existe, aujourd'hui, de ce fait une échelle de valeur des jeux en fonction de leur ressort, et de là si l'on en tire une hiérarchisation des joueur(euse)s et/ou des auteur(e)s ?
en d'autre terme, est-ce que l'on considère que les "gros" jeux d'affrontement sont plus valorisants que les "petits" jeux où cette dimension est moins prégnante ?
si on en juge par ce qui se passe dans les échanges sur ce forum, l'accueil fait aux joueur(euse)s de tout calibre est plutôt large. il n'y a pas du tout de phénomène de rejet en fonction des habitudes de jeu. ouf !
par contre, la réponse est moins nette dans les discussions sur les jeux.
on sent bien quelques fois une tendance à catégoriser à des niveaux différents des échelles de valeur personnelles, ce qui relève du "petit" jeu de communication et ce qui relève du jeu mobilisant des capacités multiples de stratégie, qui sera un "gros" jeu. mais rien de bien alarmant. question d'affinités, sans doute.
m'enfin, si on se pose la question de l'absence d'auteure dans cette dernière catégorie, ça peut-être aussi qu'on la place plus au moins consciemment au sommet et qu'on s'étonne de l'absence d'éléments féminins à cet endroit, alors qu'elles sont présentes à d'autre niveaux.
(ah, au fait, j'ai oublié la perçée actuelle des illustratrices dans le monde des boîtes