Même si je trouve qu’il y a pas mal de femme qui fréquente ce forum, je me suis rendu compte qu’on trouve peu de femme auteurs de jeu.
Il y en a certes quelques une, mais il faut avouer que ce n’est pas la majorité.
Et on parle rarement d’auteurs féminins comme d’un Wallace ou d’un Knizia.
Je me demandait de quoi cela pouvait venir…et aussi si il a des femmes qui font des GROS jeux…
Téstostérone… Compétition… Tout ça, tout ça…
Un exemple d’étude sur le net appliquée au jeu d’échecs (recherche google rapide):
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=5099590
Jeu = Enfant = Grand Gosse = Garçon.
Sérieux le terme d’adulescent (vous savez ces adultesqui font du jeu video, lisent des mangas, …) désigne plus souvent des garçons que des filles, et donc le jeu de société ne fais aps exception (en effet bcp d’entre nous cumule toutes ces tares d’adulescent)
Maintenant cela évolue, les filles de plus en plus accepte leur “immaturité” et donc je pense que le paysage ludique va devenir de plus en plus mixe avec la prochaine génération d’adulescent(e) (la génération Cosplay, manga, jeux video actuelle : 15-20 ans est bien plus mixe que la mienne ne l’était et om les consoles et autre bornes d’acardes étaient plus un truc de garçon))
Grumly dit:Jeu = Enfant = Grand Gosse = Garçon.
Ici aussi ça joue à Tric à Trac ?
dead_meat dit:
Je me demandait de quoi cela pouvait venir.. et aussi si il a des femmes qui font des GROS jeux...
Elles, elles n'ont rien à compenser?
Grumly dit: Maintenant cela évolue, les filles de plus en plus acceptent leur "immaturité"
Non, l'histoire du féminisme prouve le contraire
Bonjour !
Alors j’ai de la chance car ma femme aime beaucoup jouer ! Peut-être est-ce dû à son profil : prof de math elle aime réfléchir sur des gros jeux, elle fait aussi du théâtre et aime aussi les jeux d’ambiances plus légers.
Mais bon, elle n’est pas surement dans la norme puisqu’à mes yeux, elle est exceptionnelle ! ![]()
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Des femmes qui jouent, il y en a pas mal sur ce site mais notre ami au début parlait plutôt de femmes créatrices de jeu, qui, elles, sont rares !
De ce que j’ai pu constater les femmes ont quand même tendance en général à préférer les “petits jeux marrants et pas trop prise de tête”. Or créer un jeu doit quand même être assez prise de tête.
Donc je dirais que si elles n’ont pas envie de se prendre la tête pour s’amuser, pourquoi elles le feraient pour une activité dont personne (quasiment) n’arrive à vivre (et plutôt par passion qu’autre chose) ?
Je dirait que je maintien ce que j’ai dit. Cela va venir.
On commence à trouver de plus en plus de femme travaillant dans le jeu video ou la BD (domaine ou les auteurs étaient quasi exclusivement et sont encore majoritairement masculin.) Ca viendra pour les jeux de plateau.
jeanjean59 dit:De ce que j'ai pu constater les femmes ont quand même tendance en général à préférer les "petits jeux marrants et pas trop prise de tête". Or créer un jeu doit quand même être assez prise de tête.
Donc je dirais que si elles n'ont pas envie de se prendre la tête pour s'amuser, pourquoi elles le feraient pour une activité dont personne (quasiment) n'arrive à vivre (et plutôt par passion qu'autre chose) ?
Expérimental : Le temps féminin est tronçonné en petits bouts par des activités qui prennent peu de temps chacune, mais beaucoup d'énergie, et surtout sont rarement prévisibles, générées majoritairement par la DESCENDANCE. Cela ne favorise pas la concentration nécessaire au gros jeu de gérer les pipis, cacas, mouchages, froid, chaud, faim, soif, sommeil... des jeunes enfants.--->Petits jeux d'ambiance où sauter son tour n'est pas un drame. Je pense que ce n'est pas un choix mais une conséquence.
Pour vérifier, il faudrait interroger la tranche 15-30 ans (pas d'enfants) et la +40ans (ils sont grands, propres et savent se moucher, on l'espère).
Quand au boulot de création, bosser, pour une femme, c'est pas toujours gagner (contraintes familiales, sociales etc...), alors pour l'amour de l'art...
Il faudrait poser la question aux créatrices.
moi j’aime bien les petits jeux légers parce que j’aime la légereté…
parce que les geeks fans de jeux interminables me fatiguent avec leur monomanie…parce que je suis une femme…qui n’aime pas que jouer…
en jeu plus costaud je tiens Trois ou quatre heure autour d’une table
mais faut qu’on m’explique bien les règles, que le jeu soit beau, que les joueurs avec qui je joue soient plutôt ouvert à la conversation même si on zappe le jeu lui même quelques minutes…
bref non je ne serai jamais créatrice de jeu, c’est pas bien grave, je regarde mes graines pousser ça me suffit…
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Avant de connaître TT, quand j’étais gamine, j’avoue que je créais des jeux pour moi-même, avec la boîte, les pions et tout et tout… et puis ensuite, j’ai découvert les “vrais” jeux, et en créer, pourquoi pas, un jour…
Je ne comprends donc objectivement pas pourquoi les femmes ne pourraient pas autant créer que les hommes. Il y a bien des femmes auteurs, artistes, musiciennes, etc.
Contrairement à vous, je trouve le monde du jeu très masculin par rapport au milieu artistique en général, et pas très féminin, même si vos compagnes jouent parfois/ souvent avec vous. Il n’y a qu’à voir les thèmes des jeux… Difficile, dans ce contexte, pour une femme de “se mettre dans la peau” d’un homme pour créer.
Combien de femmes dessinatrices de BD, cinéastes, scientifiques, professeur de grandes écoles, conceptrices de jeux vidéos, … ?
Peut-être que si les hommes faisaient davantage appel à des femmes pour participer à la création ou l’élaboration de leurs jeux, ceux-ci pourraient davantage plaire aux femmes, et par conséquent les attirer vers la création ? Car la science-fiction, les batailles épiques du Moyen Âge, la guerre en général, les zombies, les courses de voiture, etc. vous passionnent, mais une minorité de femmes sont attirées par ces univers-là. C’est un fait.
lABCdaire dit:Car la science-fiction, les batailles épiques du Moyen Âge, la guerre en général, les zombies, les courses de voiture, etc. vous passionnent, mais une minorité de femmes sont attirées par ces univers-là. C'est un fait.
Bah le problème de la majorité des jeux, c'est qu'à la base, les joueurs s'affrontent... bah oui, y aura qu'un gagnant, c'est peut être ce qui rebute les filles : l'affrontement...
Et les thèmes et univers pour "filles adultes", je vois pas ce que ca peut donner... si on peut me donner des exemples..
Je pense que les hommes sont beaucoup plus axe sur la competition, le calcul, la strategie et pouvoir prouver qu’ils sont les meilleurs
…cela devrait expliquer pourquoi les auteurs de gros jeux calculatoires sont surtout (tous peut - etre) des hommes.
Les femmes paraissent plus emotionnelles
avec un esprit moins axe sur la competition et plus sur l’expression, donc plus des jeux plus simples, d’ambiance, fun, sans points de prestige ou de victoires…
non pas qu’elles ne sont pas capables de creer des gros jeux mais ca ne doit pas etre vraiment dans leurs gouts.
Agnès dit: Pour vérifier, il faudrait interroger la tranche (...) +40ans (ils sont grands, propres et savent se moucher, on l'espère).
alors, + de 40 ans, 4 enfants, 15 à 19 ans.
ma famille, à moucher ou pas, n'a jamais été un frein à ce que j'avais profondément la volonté de faire.
j'ai toujours eu tendance à considérer, de ce point de vue, que "quand on veut, on peut" : question d'organisation. ben oué, c'est des fois un peu compliqué, mais rien d'insurmontable au quotidien.
ça m'a donné de grands moments d'engagement militant ou simplement bénévole, dont les couches ou les nez à moucher ne m'ont pas privée, heureusement.
(notez que ça prend plus la tête de gérer des adultes en devenir que les écarts thermiques des tout petits : donc, quand on est parent, l'âge des mômes n'est qu'une variable à intégrer définitivement quelque soit son ordre de grandeur .)
pour ce qui est de la présence féminine dans la création de jeux :
elle est sans doute à l'image de ce qui se pratique par chez nous.
très shématiquement : culturellement, le jeu, activité de loisir et champ de mise en oeuvre de mesure de compétences intellectuelles, ne relève pas de la sphère féminine.
traditionnellement, une fille/femme qui a du temps libre doit occuper ses mains avant son esprit : filage, tissage, broderie, tricot, ravaudage etc...pas apprendre à jouer aux échecs.
(même si au XVIIIe, aux tables de jeux aristocratiques, on comptait sûrement autant de joueuses que de joueurs; ces joueuses-là n'avaient d'ailleurs pas forcément bonne réputation, mais l'argent engagé en est sans doute la raison)
en tout cas, la partition, rôle masculin dans l'affrontement (réel puis simulé) et rôle féminin dans la gestion du quotidien, remonte probablement aux origines des organisations sociales.
(ça ne préjuge pas de la valorisation de ces rôles, qui subit des variations dans le temps et dans l'espace.)
cette dichotomie a sans doute subsisté plus fortement dans les sociétés du Sud de l'Europe que dans celles du Nord.
l'évolution dans la création de jeux est très en retard par rapport à d'autres domaines créatifs comme la littérature par exemple(encore que je vienne d'apprendre que Madame Rowling ait dû camoufler sa féminité sous les initiales JK parce que comercialement, les auteurs masculins se vendent mieux dans le secteur jeunesse), à l'instar sans doute de la place du jeu de plateau dans notre organisation culturelle actuelle.
cela dit, concernant nos voisins allemands, j'ai en tête un couple de créateur, mais pas d'auteure seule.
par contre, je crois qu'il faut souligner la présence très forte, dans le monde ludique, de femmes à la tête ou en charge de responsabilté de structures collectives :
présidente d'association, responsables de ludothèques...
citons pour les plus emblématiques :
Marine Granger est directrice du Centre National du Jeu à Boulogne
Nadine Seul est Responsable de l'organisation du Festival International des Jeux de Cannes
on pourrait aussi examiner la liste des noms du Jury de L'As d'Or/jeu de l'année 2009 :
Dany Gagnon
Didier Guiserix
Docteur Mops
Michèle Lecreux
Monsieur Phal
Catherine Watine
pour y retrouver, non seulement une vraie parité ludique mais surtout de belles personnalités féminines du monde du jeu.
Je pense comme beaucoup ici que le problème est le thème des jeux.
J’ai un exemple sous la main : ma femme ! Elle jouait essentiellement pour me faire plaisir au début (et je l’en remercie bien fort), mais je me suis rapidement rendu compte qu’en fait, ce sont les thèmes qu’elle n’aimait pas plutôt que les jeux : la guerre et les batailles, ce n’est pas son truc.
En revanche, elle aime le jeu coopératif (Chevaliers de la Table Ronde), les jeux de culture générale (Trivial Poursuit, Time’s up)…
Il y a toutefois plusieurs amusantes exceptions, qui semblent infirmer ce qui précède : elle aime beaucoup Heroquest (règles très simple, beau matériel, pas prise de tête), mais uniquement en tant que maître de jeu, et apprécie Song of Blades and Heroes (règles très simples mais amusantes avec de fréquents retournements de situation dus au turn overs). Elle joue aussi volontiers à Mémoir’44, car les cartes limitent ses options et rendent les parties plus fluides.
Conclusions ? Carine semble prête à s’investir dans un jeu complexe… si le thème lui convient. Autrement, si les règles sont simples, elle joue volontiers à plein de choses, y compris -gasp!- des jeux avec figurines !
Kouynemum dit:
ma famille, à moucher ou pas, n'a jamais été un frein à ce que j'avais profondément la volonté de faire.
j'ai toujours eu tendance à considérer, de ce point de vue, que "quand on veut, on peut" : question d'organisation. ben oué, c'est des fois un peu compliqué, mais rien d'insurmontable au quotidien.
+10000
Sans compter que le mouchage de nez et les couches, ben c'est pas forcément la maman qui s'en charge, hein...
David, papa.
Kouynemum dit:
ma famille, à moucher ou pas, n'a jamais été un frein à ce que j'avais profondément la volonté de faire.
j'ai toujours eu tendance à considérer, de ce point de vue, que "quand on veut, on peut" : question d'organisation. ben oué, c'est des fois un peu compliqué, mais rien d'insurmontable au quotidien.
D'accord, mais c'est un frein et il concerne plus les femmes que les hommes, en général.
C’est le problème de ce genre de post. Le GÉNÉRAL, statistiquement vrai mais tellement “je suis une pauvre victime”. Et je me vautre dedans.
Oui, je pense que les femmes se sont faites exploitées tout au long de l’humanité, (et je pense que le milieu du jeu de société, loisir et masculin, est une illustration de cette situation). Mais cette pensée générale ne fait avancer personne, ni homme ni femme. Alors, finalement, les situations particulières qui contredisent cette vérité sont beaucoup plus: intéressantes, utiles, épanouissantes…
Jouons Mesdames, et sachez que je suis une peau de vache sans pitié à M44, prête à tuer tout ce qui bouge sur MES collines.