Tout d’abord veuillez m’excuser si mon propos n’est pas au bon endroit mais je ne savais pas vraiment comment chercher pour savoir si ce sujet avait déjà été abordé.
Je ne citerai volontairement aucune société ici, je ne me permets de faire le procès de personne. Mais je suis un peu perplexe sur l’appellation éditeur.
Elle est utilisé d’un côté pour des sociétés qui développent les jeux avec les auteurs, le guide pour faire aboutir son projet, testent les jeux, le retouchent pour essayer de l’améliorer …Puis le produisent en quantité et le distribuent.
D’un autre côté, elle sert également à désigner des sociétés qui ne font que la partie production et distribution après le plus souvent une traduction plus ou moins importante.
Je chipote sûrement, mais je trouve qu’il n’est pas tout a fait normal de qualifier d’éditeur, une société qui n’est finalement que distributrice. A mon sens un éditeur doit participer à la création ludique.
Cela se discute en effet, mais il faudrait inventer un nouveau terme car un éditeur qui fait de la traduction (ce qui est tout de même respectable), n’est pas un distributeur, puisqu’il se fait généralement distribuer…
un tradidistriediteur ou un locaedidistributeur ? ![]()
Gorbo
Mais si je ne me trompe pas, un éditeur est l’équivalent d’une production dans le cinéma. Cela veut dire que l’éditeur met de l’argent dans le jeu ou dans sa traduction. Puis, ensuite, c’est lui qui en supporte les risques financiers.
Donc, traduction ou création, ce sont toujours des éditeurs.
C’est pour cela que ça reste des éditeurs ![]()
J’avais, il est vrai occulté l’aspect production financière qui est on ne peut plus importante, il y a effectivement investissement donc prise de risque. Sans cela effectivement le jeu ne pourrait exister.
Cependant si je prend un exemple : Ystari a réédité de manière magistrale les princes de Florence : traduction, nouvelles illustrations … seulement je trouve dommage que Ravensburger, l’éditeur original ne soit pas crédité, sans son travail à la base, le jeu n’existerait peut-être pas .
Je prends volontairement l’exemple d’Ystari, d’abord parce que le travail fournit sur Les princes de Florence est remarquable et parce qu’ils ont par ailleurs une collection de jeux originaux à faire pâlir bien des éditeurs. Tous les “producteurs-distributeurs” ne peuvent pas en dire autant.
Moi je veux bien les créditer si Kramer et Ulrich me le demandent . Car après tout j’ignore à quel point le jeu a été travaillé par Ravensburger. C’est à l’auteur d’estimer cela. Et puis rappelons tout de même que Ravensburger, boîte ô combien plus puissante qu’Ystari, a “laché” le jeu.
C’est d’ailleurs impressionnant de voir que des jeux comme Goa ou PdF, qui ont marqué l’histoire du JdS, sont finalement abandonnés par leurs éditeurs initiaux…