Attaquer le Soleil et la Terre de Mathieu Belezi (aux éditions Le Tripode) : la colonisation de l’Algérie en alternant entre 2 points de vue : une famille qui a été appâtée pour venir s’installer et qui doit faire avec ces terres hostiles (chaleur, inondations, épidémies, attaques de natifs) ; et de l’autre un régiment de soldat français qui soumettent les locaux (essentiellement à coup de massacres et de viols).
Je n’ai pas trop compris le propos du livre : qu’il y avait des victimes (et donc des méchants) des deux côtés, donc 1 partout balle au centre ? (ça m’étonnerait car je pense tout de même que l’auteur avait un point de vue décolonialiste)
Mais ça se lit très vite avec un style particulier (pas de majuscules, de points et peu de ponctuation) qui n’apporte pas grand-chose à l’histoire. On va dire que c’était correct, mais je ne recommande pas particulièrement.
Le Détour de Luce d’Eramo (toujours aux Tripodes) : pfff alors là j’y aurai mis le temps. J’ai franchement détesté mais n’arrivait pas à me résoudre à abandonner, étant assez amateur des histoires sur les événements de la seconde guerre mondiale.
C’est un roman autobiographique dans lequel l’autrice, fille d’une famille de dignitaires fascistes, fait sa crise d’adolescence et part s’engager volontairement dans les usines d’Allemagne nazie pour constater la réalité sur le terrain.
Le roman est écrit par chapitres qui ont été publiées dans l’ordre chronologique de leur rédaction, et non dans la chronologie des événements, ce qui le rend parfois difficile à suivre.
Je n’ai pas beaucoup aimé le style, et j’ai eu du mal à éprouver de l’empathie pour l’autrice qui m’est par moment apparue comme une vraie peste.
Et en plus dans le dernier chapitre on découvre que suite aux événements elle a fait une forme de PTSD qui lui a fait déformé la réalité, et on ne sait plus différencier le vrai du faux de ce qu’on a lu.
Je ne conseille pas !
Le pays creux de William Morris, un des premiers ouvrages de fantasy. On est dans le merveilleux, une sorte de récit de chevalerie détourné, avec une structure en trois parties assez différentes les unes des autres. C’est court et intéressant mais je trouve qu’il manque une postface pour aider à décrypter l’ouvrage, je sens que je suis passé à côté d’un certain nombre d’éléments (même si la préface aide en contextualisant le récit).
The river has roots d’Amal El-Mothar. Deux soeurs qui habitent à la lisière de Faërie, et dont le patrimoine familal attire les convoitises. On est dans un conte, encore une fois assez court (c’est une novella), assez classique sur le fond mais raconté de très belle manière (bien que j’ai un peu tiqué sur le phrasé, mais j’ai parfois du mal avec les traductions de Patrick Marcel).
J’ai bien aimé la manière dont le pays fantastique est ‘non-décrit’ et le voile d’étrangeté qui l’entoure. Très chouette, même si je reste un peu sur ma faim. Je ne dirai pas non à une autre histoire. Petit bémol sur le choix graphique sur l’intérieur des pages (motifs en branches de saules) qui ne colle pas avec les illustrations proposées, je trouve le décalage étrange.
Le roi d’Attolie de Megan Whale Turner, troisième tome de la série Le voleur de la reine. Celui-là je l’attendais de pied ferme tant j’avais aimé le second volume. Celui-ci enfonce le clou en changeant une fois de plus de style de récit. Après un roman d’aventures et un autre d’intrigues politiques, on passe aux intrigues de cour. Toujours aussi bien écrit, bien rythmé, avec un formidable sens du dialogue.
Je considère comme un vrai tour de force de parvenir à donner un double sens à presque tous les mots et actions des personnages en laissant le lecteur les percevoir… et en en gardant parfois sous le coude pour nous surprendre
J’attends évidemment la suite, prévue en fin d’année. Je suis abasourdi par le fait qu’aucun éditeur français ne s’en soit emparé avant Monsieur Toussaint Louverture (le premier tome date de 1995), mais c’est pour le meilleur : le contenant est à la hauteur du contenu (prenez-le en main en librairie).
Je viens de finir le premier tome de Dungeon Crawler Carl. Et bien, c’était distrayant. J’ai suffisamment joué à des rpg et des dungeon crawlers pour être amusé par la surenchère de clichés proposée ici. Ceci étant dit, je ne suis pas forcément fan de l’humour très fréquemment en dessous de la ceinture. Pensant que c’était une bonne idée, je l’ai proposé à ma fille fan de jeux vidéo quand je l’ai vu à la médiathèque, je suis plutôt content qu’elle ait décliné ! Autre bémol : il y a beaucoup de tomes et il semblerait que tout ça ne forme qu’une seule histoire. En tous cas, aucun épilogue à la fin du tome 1 : les personnages passent au niveau suivant, suite au prochain épisode, merci d’être passé. Or, même s’il est probable que je lise la suite à un moment ou un autre, je serai probablement lassé avant d’en voir le bout. On verra bien, pour l’instant, c’était une pause sympa entre deux lectures plus sérieuses, la recommandation était bonne !
Une série TV est un préparation.
J’y jetterai en œil. Peut-être que ça me conviendra mieux que les romans. J’ai abandonné au cours du chapitre 1. Merci aux extraits gratuits sur Amazon.
Ah, une série télé, il y a moyen que ce soit bien nul ! J’ai failli lâcher au tout début aussi, mais lire ça sur la pause midi, après Terra Ignota, c’était sans doute le truc qu’il me fallait. Je vais commencer à lire Pyramides maintenant.
C’est par Seth MacFarlane, l’homme qui a créé The Orville. C’est plutôt une bonne nouvelle, quoique je le vois mal faire 10 saisons alors qu’il ne trouve pas le temps de faire la saison 4 de The Orville.
Suite aux avis dithyrambiques de ce forum, je viens de terminer L’éveil du Léviathan, premier tome de la série The expanse de James S.A. Corey (qui sont en fait Daniel Abraham et Ty Franck).
Le pitch : trop compliqué pour que ce soit pertinent, mais en gros, on suit 2 personnes, dans un space opéra se situant dans notre système solaire et qui implique une guerre en les habitants de Terre, Mars, et l’alliance des planètes extérieures. Mais ça va beaucoup plus loin que ça…
C’est bien écrit, c’est original, haletant, bref, très agréable à lire. Et je me dis que ça doit être sympa à voir en série aussi. Par contre, on est très loin de hard SF, beaucoup d’aspects sont peu réalistes et doivent être pris comme étant “vrai” (injection de drogues pour que l’équipage des vaisseaux puissent résister à une accélération de 10G par exemple). En dehors de ça, les personnages sont attachants et on a envoie d’en savoir plus.
Si vous aimez les thrillers intergalactiques, ce livre devrait vous plaire.
Bonne lecture des 8 autres tomes (et mêmes des nouvelles après, pourquoi pas). Il m’a fallu moins d’un an pour lire les 9 tomes en VO (ce qui est court pour moi).
je conseille effectivement la lecture de The Expanse, j’ai dévoré les 9 tomes l’année dernière, une très bonne lecture de SF.
Je suis en train de finir le tome 1 de Lonesome Dove, qui était conseillé sur une autre discussion du forum. On suit 2 cow-boys à la fin du 19ième siècle qui décident d’emmener un troupeau du Texas au Montana. La description de la vie des cow-boys est très différente de celle que l’on voit dans les films (et sans aucun doute, plus proche de la vérité que la version idéalisée des films).
Perso, j’ai du mal à accrocher à ce livre, je vais le finir, mais je doute sur le fait d’attaquer les tomes suivants.
Après une lecture très emballante, je ne sais jamais trop sur quoi partir, mais j’ai constaté que changer complètement de genre et de type de récit m’évite la plupart du temps de comparer la nouvelle lecture à l’aune de la précédente.
Après Le roi d’Attolie, je suis donc parti sur Le chant des monstres de Paul Hartzuri, un recueil de nouvelles qui raconte les pérégrinations de deux personnages au sein d’un Empire d’inspiration médiévale. On suit à la fois le Tératologue impérial, qui parcours les terres à la recherche des créatures les plus mystérieuses pour les étudier, et le Lancier, qui les traque pour les éliminer.
Premier roman, maison d’édition montée pour l’occasion, projet financé sur Ulule, peu de retours… je suis d’habitude prudent avec ce genre d’ouvrage mais là, sans trop savoir pourquoi, j’avais envie de tenter le coup… et je ne regrette pas du tout, bien au contraire !
C’est très bien écrit, les nouvelles sont indépendantes et nous immergent dans l’univers, à mi-chemin entre la dark fantasy et le merveilleux, de différentes manières (ça m’a rappelé Janua Vera) tout en tissant un récit global que j’ai trouvé prenant, au point d’en vouloir encore une fois arrivé au bout car il n’y a pas de conclusion (la 4e de couverture annonce “Livre I”, j’espère qu’on aura droit à la deuxième partie). Le tout est illustré par Tom Cuzor, dont le trait colle bien au texte et renforce l’ambiance. Très bonne lecture !
Je suis aussi sur de la science-fiction avec Project Hail Mary de Andy Weir (déjà connu pour The Martian). Ici c’est clairement de la hard science-fiction.
J’en suis à la moitié et cela se lit tout seul.
Pour information, je n’ai pas vu le film au cinéma. J’ai l’intention de le voir après avoir fini ma lecture.
Je viens de finir Pyramides, de Romain Benassaya. Effectivement, une fois lancé, c’est difficile de s’arrêter. Ceci dit, j’ai trouvé que les ficelles étaient parfois un peu grosses. Il y en a d’ailleurs une servant à faire évoluer l’intrigue qui est tellement énorme qu’elle relève plus du cordage de bateau que de la ficelle. Mais le résultat est là : j’ai malgré tout dévoré le bouquin et j’enchaîne sur le suivant, la dernière arche, qui me paraît bien différent.
Pyramides ressemble un peu au cycle martien de Kim Stanley Robinson, ce côté groupe de colons contraint de vivre dans la promiscuité et soumis à de mauvaises conditions de vie. Dans un cas comme dans l’autre, on comprend bien que les antagonismes et les jeux de pouvoirs vont faire partir l’affaire en quenouille. Robinson est plus subtil et détaille beaucoup mieux le processus. Mais bon, c’est tellement subtil et long que ça peut en devenir pénible et j’avoue que je n’ai pas pu finir sa trilogie tandis que Pyramides, je me le suis avalé en quelques jours !
La fin ouverte ne m’a pas dérangé, même si elle est arrivée de manière un peu abrupte. Donc bonne recommandation, ça m’a bien plu !
Salut!
Je ne sais plus qui avait parlé de “L’heure du loup” ici mais je viens de terminer le 1er tome et j’en suis à la moitié du second. Ca se lit très bien et c’est difficile à lâcher quand on est pris dedans.
Le pitch: on suit un agent des service secret anglais pendant la seconde guerre mondiale qui a la particularité d’être un loup-garous. Les chapitre alternent entre la jeunesse du personnage principal et sa mission pendant la 2nde guerre mondiale.
Comme toujours chez les éditions Toussaint Louverture la couverture est superbe.
Après ça il me reste le cycle wayward pine à terminer avant de reprendre Dungeon Crawler Carl et the expanse.
J’ai eu du mal à te comprendre. J’ai cru que tu parlais d’une histoires de robinsons (de naufragés). Or c’est effectivement une histoire de robinsons ! Mais quelle trilogie ? Ah oui celle de Kim Stanley Robinson. J’ai lu seulement le premier. C’était intelligent, mais tout le contraire d’un page turner pour moi. J’ai toujours remis à plus tard la lecture du second, et 30 ans ont passé.
Bon, content que ça t’ait plu. La suite est encore mieux.
Je viens de finir Ör de Audur Ava Olafsdottir.
On y suit Jonas qui, mal dans sa vie, décide de quitter l’Islande pour aller mettre fin à ses jours dans un pays sortant tout juste de la guerre.
Il a pensé à tout : lettre d’adieu, mettre sa fille financièrement à l’abri, choisir le bon hôtel où se déroulera son suicide ; il a même pensé à emporter sa visseuse pour fixer le crochet au plafond.
Tout est millimétré et puis…
Encore un livre d’Olafsdottir que je dévore. Plutôt que je savoure car elle a l’art de manier peu de mots pour faire passer beaucoup d’actions et de sensations. Elle a aussi l’art de doser son rythme et ses silences pour laisser toute la place nécessaire aux lecteurs pour faire son chemin dans l’histoire.