Bonjour,
J’ai quelques interrogations sur les rééditions d’anciens jeux qui sont assez nombreuses ces derniers temps (Chinatown bientôt, Les Princes de Florence, El Capitan, etc.).
Je me demande en fait quelles sont les conditions pour pouvoir rééditer un jeu chez un autre éditeur que celui d’origine.
Les droits d’un jeu appartiennent-ils à l’auteur, à l’éditeur ou au deux ?
J’imagine à l’auteur, indéfiniment, qui concède un droit d’édition pendant une certaine période à un éditeur. Ceci expliquerait les changements d’éditeurs pour des jeux comme Chinatown ou Les Princes de Florence par exemple, pour lesquels le contrat original se serait terminé.
Mais qu’est-ce qui empêcherait alors une réédition en plus jolie d’un Puerto Rico par exemple ? Aucun éditeur n’a fait la proposition à l’auteur ? Alea a acquit le droit de l’éditer une nouvelle fois ? Autre chose ? (remarque : Puerto Rico est juste un exemple parmi tant d’autres)
Bref, si un éditeur traînant par là a le temps de répondre, je le remercie d’avance.
Je crois qu’il y a aussi des droits géographiques (valables pour tels pays mais pas tels autres).
Pour le reste, l’éditeur doit “rendre” les droits à l’auteur quand il juge qu’une réédition n’est plus valable car le jeu est en bout de carrière.
Je suppose que dans la contrat, il doit y avoir des clauses permettant à chacune des parties de rompre.
Concernant Puerto Rico, il me semble qu’Alea demande à ce que l’on garde, encas de réédition, sa trame graphique ![]()
llouis dit:Concernant Puerto Rico, il me semble qu'Alea demande à ce que l'on garde, encas de réédition, sa trame graphique
En fait, les éditions étrangères sont traitées avec Alea et non l'auteur.
Et c'est même Alea qui fabrique probablement (en se basant sur son "matériel" : cubers/tonneaux et graphismes)
Ensuite, suivant l'éditeur d'origine, il y a possibilité d'adaptations mineures il me semble (je crois que Filosofia a pu retoucher légèrement les jeux Kosmos, au moins la couverture).
Autre exemple : Catane ou T&E . Je pense que la version US et la version allemande sont 2 contrats géographiques différents.
Fadest dit:D'ailleurs, Mayfair traite comme ça, il me semble, la plupart de ses rééditions. Adaptation au marché américain ?
Autre exemple : Catane ou T&E . Je pense que la version US et la version allemande sont 2 contrats géographiques différents.
llouis dit:Concernant Puerto Rico, il me semble qu'Alea demande à ce que l'on garde, encas de réédition, sa trame graphique
Quand je parle de réédition, je pense vraiment à une nouvelle édition, avec ajout de règles optionnelles, nouveaux graphismes, nouveau thème, etc. (comme pour Les Princes de Florence par exemple), pas "juste" à une traduction.
Fadest dit:Je crois qu'il y a aussi des droits géographiques (valables pour tels pays mais pas tels autres).
Oui, je n'y avais pas pensé.
Fadest dit:Pour le reste, l'éditeur doit "rendre" les droits à l'auteur quand il juge qu'une réédition n'est plus valable car le jeu est en bout de carrière.
Dans le cas d'El Capitan/Tycoon ça se conçoit. Mais pour Les Princes de Florence, ça me semble louche (Alea jugerait le jeu en fin de vie, plus bon à éditer, etc.).
C’est très compliqué, car ça dépend vraiment des cas
• Il y a des cas où les contrats sont longs et tous les droits restent chez l’éditeur, c’est donc avec lui qu’il faut négocier. Il y a des cas où les droits du jeu non réimprimés sont revenus chez l’auteur, c’est avec lui qu’il faut voir.
• Il y a des contrats mondiaux, des contrats par territoire, des contrats par langue pour le monde… Il faut voir ce qu’il en est. Parfois, l’auteur a conservé les droits pour le pays ou la langue concernée.
• Si l’on veut utiliser des graphismes existants, il y a des cas où ils appartiennent à l’éditeur, d’autres où ils appartiennent au dessinateur - et il faut retrouver les fichiers…………
Bref, c’est parfois plus simple d’éditer un nouveau jeu !
Mon expérience est que s’il est plus rentable d’avoir des contrats séparés par langue ou territoire, comme c’est le cas en ce qui me concerne pour Citadelles ou La Fièvre de l’Or, il est aussi beaucoup plus simple d’avoir un seul éditeur qui se débrouille après pour les licences.
goetzilla dit:Dans le cas d'El Capitan/Tycoon ça se conçoit. Mais pour Les Princes de Florence, ça me semble louche (Alea jugerait le jeu en fin de vie, plus bon à éditer, etc.).
Oui, Alea considérait qu'une réédition des Princes de Florence pour l'Allemagne ne serait pas rentable (n'oublions pas qu'Alea ne gère que le marché allemand). Il faut bien voir que le seuil de rentabilité pour une boîte comme Alea (=Ravensburger) n'est pas le même que pour une boîte comme Ystari par exemple.
Quand Alea n'édite plus, ils ont tendance à rendre les droits à l'auteur Chinatown, Florence, Royal Turf... Puerto Rico en revanche continue à se vendre régulièrement, donc ils le gardent dans la gamme.
Merci à Bruno Faidutti et Shingouz pour toutes ces précisions !
shingouz dit: Il faut bien voir que le seuil de rentabilité pour une boîte comme Alea (=Ravensburger) n'est pas le même que pour une boîte comme Ystari par exemple.
Sur une réédition c'est assez discutable puisqu'on n'est plus dans le développemement, donc qu'on ait 1 employé ou 1000 c'est pareil (et c'est même mieux si on est 1000)...
"Seuil de rentabilité"=nombre de jeu qu'il faut vendre pour que le jeu n'ai rien coûté.
Après ce qui est vrai c'est que pour Ravens, le nombre de boîtes vendues représente une paille et qu'en Allemagne, ils n'ont pas vraiment la nostalgie des grands anciens (je ne parle pas de Stefan, qui aurait probablement été branché par le projet).
Karis dit:"Seuil de rentabilité"=nombre de jeu qu'il faut vendre pour que le jeu n'ai rien coûté.
Après ce qui est vrai c'est que pour Ravens, le nombre de boîtes vendues représente une paille et qu'en Allemagne, ils n'ont pas vraiment la nostalgie des grands anciens (je ne parle pas de Stefan, qui aurait probablement été branché par le projet).
Tu as raison, le terme de "seuil de rentabilité" n'est pas celui que j'aurai dû employer (j'ai eu la flemme de chercher un terme plus adapté).