Etude de marché magasin

Re-bonjour,

bon ben ça me fait déjà pas mal d’avis et de conseils tout ça :

-Boutique en ligne.
-Activité annexe à un magasin classique et encore.
-Pas possible.
-Aucun intérêt.
-Galère mais faisable, difficulté au niveau de la rentabilité.
-En location/café jeu/à disposition pour jouer en magasin.

Ce sur quoi je m’interroge c’est surtout de savoir s’il y a un marché ou pas. Quand vous me dites “c’est une niche dans une niche” ou “y a vraiment pas grand monde”, je suis d’accord.
Mais ce que je ne sais pas, c’est s’il n’y a pas de clients potentiels parce qu’il n’y en a pas ou s’il n’y a pas de clients potentiels parce qu’il faut prendre sa journée pour trouver le vieux titre qu’on cherche, ou qu’il faut faire les vides greniers et qu’on est pas sûr de trouver ce qu’on veut, qu’on a aucune idée du prix etc…

J’imagine que c’est sans doute un peu des deux, d’office un petit marché, réduit d’autant plus qu’il y a un investissement lourd notamment en temps pour se procurer un bien.

A l’inverse, on peut se demander si le marché n’est pas tellement spécialisé que les acheteurs sont près à passer le temps qu’il faut à chercher ce qu’ils veulent.

Si on simplifie tout ça, et pour faire une étude de marché carré de chez HEC, est-ce qu’il y a des titres que vous cherchez mais qui sont lourds à trouver, si oui quoi et dans quel ordre de prix? (Vous inquiétez pas je vais pas vous mp pour vous les vendre). Je sais par exemple que je me prendrais bien à titre perso un p’tit space hulk dans les 50/60€ ou un spellfire dans les 10/15€ et avec plus d’enthousiasme si c’était pas aussi galère.

Merci pour les commentaires, ++

edward teach dit:
les sommes engagées ne nécessitent pas forcément d'appel d'offres
pour ma part, lorsque des ludos municipales sont venus se fournir chez moi, il n'y a pas eu d'appel d'offre, parfois juste un coup de fil pour se renseigner sur les tarifs


L'appel d'offre est la regle de base, toutes les autres procedures sont des exception à cette premiere.

Sur ce heureusement que ces exception existent, parce que faire un CCTP, un CCAF, publier, recevoir les offres, reunir une commission de depouillement, tout cela pour acheter un Wings of War et un Formule D, bonjour la depense de fonds publics injustifiés...

Donc dans ces cas là, la bonne regle de conduite consiste à fournir plusieurs devis pour le même produit ( ou groupe de produits) et de selectionner le moins cher ( cout eventuel de deplacement de personnel ou de livraison compris).
cernunnos dit:
Ce sur quoi je m'interroge c'est surtout de savoir s'il y a un marché ou pas.


Y'en a pas... :mrgreen:

Boule de feu a essayé ce domaine et s'est ramassé sur Paris ( corrigez moi si je me trompe).

Eric ( St*rpl*y*r) en avait un peu et cela marchotait au milieu des années 90 depuis j'ai un doute...

Même Le cube en a fait il me semble sans grand succes...

Et ils sont ( etaient) tous à Paris.

Depuis Internet a explosé et un celebre site de vente aux encheres est l'ami des traqueurs de vieux jeux ( surtout les trucs anglais chopables pour trois francs six sous sur le site Anglais au vu du cours de la livre depuis quelques mois...).

Bref... :pouicnul:
cernunnos dit:
Si on simplifie tout ça, et pour faire une étude de marché carré de chez HEC, est-ce qu'il y a des titres que vous cherchez mais qui sont lourds à trouver, si oui quoi et dans quel ordre de prix? (Vous inquiétez pas je vais pas vous mp pour vous les vendre). Je sais par exemple que je me prendrais bien à titre perso un p'tit space hulk dans les 50/60€ ou un spellfire dans les 10/15€ et avec plus d'enthousiasme si c'était pas aussi galère.
Merci pour les commentaires, ++

Où j'ai du mal à te suivre c'est de savoir comment tu vas les trouver ces "jeux introuvables" pour les vendre à tes clients vu qu'aujourd'hui tu ne trouve déjà pas celui qui te fait baver d'envie ...
D'habitude quand on veut monter une activité commerciale, on cherche des clients à qui refiler une certaines came. Quand on n'a ni les clients ni le moyen d'approvisionner la came m'est avis qu'on ferait bien de trouver une autre idée. Non ?
Quant à baser une "étude de marché carré de chez HEC" sur les réponses de trois clampins sur un forum internet, comment dire ... Je suis pas sûr que ton prof d'HEC te refile une super note de stage. :lol:

Enfin, je suis pas là pour te saper le moral, hein ? :pouicboulet:

@Tonino :

en ce qui concerne les clients, tu as raison, je n’en ai pas, je demande justement s’il y en a (et on me dit que non, je commence à comprendre vous inquiétez pas)

pour ce qui est de la “came”, rien n’est introuvable, c’est un abus de langage (de ma part sans doute), et le jeu “qui me fais baver d’envie” me fais moins baver puisqu’il faut que je passe un bon moment à le chercher, que je compare les prix et les qualités … ce qui est à mon sens un travail. D’où l’idée d’en faire un travail.

enfin, les avis sont plutôt constructifs dans l’ensemble, donc je ne me fais pas trop de souci en ce qui concerne ma note de stage à HEC, d’autant plus que je ne suis pas en stage et encore moins à HEC…

en ce qui concerne le moral, je trouve que vous êtes tous plutôt réalistes, et à moins de toucher le jackpot sans jouer au loto, je ne vais pas me lancer dans une entreprise dans le seul but de m’endetter et de me ramasser dans le même temps.

@Fencig :

J’ai essayer de chercher des renseignements sur Fireball à Paris mais vu que ça n’existe plus je n’ai rien trouvé d’utile.

Aurais-tu un peu plus de renseignements à leur sujet? Notamment savoir si leur activité n’était que du détail de vieux titres ou s’ils vendaient aussi du neuf?

Merci bien, ++

cernunnos dit:
@Fencig :
J'ai essayer de chercher des renseignements sur Fireball à Paris mais vu que ça n'existe plus je n'ai rien trouvé d'utile.
Aurais-tu un peu plus de renseignements à leur sujet? Notamment savoir si leur activité n'était que du détail de vieux titres ou s'ils vendaient aussi du neuf?
Merci bien, ++


Ils vendaient surtout du neuf mais avaient une etagere de vieux jeux "introuvables" dejà à l'epoque.

Du Space Crusade, du space Hulk du Death wing etc...
cernunnos dit:j'ai dans l'idée depuis pas mal de temps maintenant de monter mon petit commerce de détail de jeux, il manque encore l'apport personnel mais bon, ce n'est pas le sujet.


juste une remarque sur le commerce de détail du JdS :
sur Besac, 120000 hab., le magasin que j'affectionne est ouvert depuis 5 ans, avec des activités connexes de peintures sur figurines, animations à l'extérieur (événements locaux, MJC...), jeux et animations sur place et des possibilités de parking privé.
depuis 5 ans, le crémier ne se sort pas de salaire.
depuis presqu'un an, septembre 2008, c'est une courbe de vente qui fléchit et le calibre "grosse boîte" qui ne tourne pas.
de son analyse 4 pb majeurs :
-le premier est conjoncturel : en période d'incertitude économique, c'est le loisir accessoire qui fait l'objet en premier de restrictions budgetaires des ménages.
-les 3 suivants sont structurels :
-la concurrence de la vente en ligne qui a moins de charges d'infrastructures. (attention, je ne dis pas que la vente en ligne, c'est le diable; c'est juste une modalité concurrente des vendeurs en magasin dont ils doivent tenir compte, au même titre que les enseignes déjà existantes dans leur secteur)
-la vente directe de certains éditeurs à prix impossibles à concurrencer aux structures type "comité d'entreprise"
-l'orientation manifeste du principal distributeur français vers les grandes surfaces de jouets.

bref, amha, pour se lancer dans une ouverture dans ce contexte, faut avoir des finances ultrasolides et avoir assuré de manière très très claire le potentiel de ventes en fonction du bassin ciblé (clientèle potentielle, perspectives locales d'évolution, canaux de diffusions de l'activité...)

pour ce qui est des raretés, à part se faire plaisir et faire plaisir, en terme commercial, ça n'amènera rien : ce ne sont pas les amateurs du genre, probablement bien fournis dans leur ludo perso en jeux standards qui feront tourner le fonds de commerce.
depuis toujours, je suis toujours en quête à titre personnel d'introuvables en tout genre. l'expérience m'a montrée que seuls les revendeurs ayant un solide réseau personnel peuvent arriver à dénicher des trucs vraiment difficiles. le hasard des vides greniers c'est vraiment pas une source en continu.
et d'un point de vue financier, le revendeur pour faire une marge va devoir pratiquer des prix assez élevés or cela ne s'adressent qu'à une poignée de doux dingues prêts à mettre des sommes jugées déraisonnables par le sens commun, dans du carton.

bon j'arrête, là, parce que ça me déprime mais j'en profite pour tirer bien bas mon chapeau à ceux qui continuent, vent debout. :pouicok:

Bonjour,

je pense qu’on peut ajouter à ta liste la concurrence indirecte ; des grandes surfaces, des jeux de type ravensburger/mb (disons familiaux tous publics : monopoly, trivial, dr maboul etc…), des jeux vidéos, et sans doute d’autres que j’oublie.

Si j’avoue avoir eu dans l’idée de me spécialiser “oldies”, le fait d’avoir une étagère en magasin pour “se faire plaisir et faire plaisir” me semble encore plus ou moins gérable, à voir ensuite pour l’approvisionnement et le fonctionnement, exemple : pourquoi ne pas proposer le rachat et la revente de titres d’occasion en magasin etc… Le tout bien sûr avec nécessité d’avoir un stock classique à côté.

Bien que je ne sois pas très informé sur Fireball et autres, j’imagine que leur cessation d’activité n’est pas due à la présence d’une étagère oldies parmi tous les produits du magasin. Je comprends par contre que les revendeurs internet arrêtent cette activité au vue de la concurrence directe d’ebay, priceminister et autres intermédiaires.

Bref, ça me paraît donc rester possible (j’ai pas dis rentable) pour donner “un peu d’âme au magasin” pour reprendre le poney.

Bon ben, va me falloir trouver autre chose pour M. le banquier… =)

Sur ce merci, et bon dimanche, ++

cernunnos dit:je pense qu'on peut ajouter à ta liste la concurrence indirecte ; (...)des jeux vidéos,


non, je ne crois pas.
ce sont deux marchés différents avec leurs particularités et leurs afficionados.
sur TT, il y a des joueurs de plateau ET de jeux vidéos (moi, la première). les sensations sont différentes et amha, on trouve spécifiquement son plaisir dans l'un et l'autre, sans vraie concurrence.
sauf en terme de temps, bien sûr.
ou alors, on aboutit à dire que le cinéma, la littérature, le théâtre, le sport, sont aussi des activités concurrentes. ce qui n'est pas faux en terme d'occupation individuelle mais n'a plus de sens en termes commerciaux stricto sensu.
Kouynemum dit:juste une remarque sur le commerce de détail du JdS :
sur Besac, 120000 hab., le magasin que j'affectionne est ouvert depuis 5 ans, avec des activités connexes de peintures sur figurines, animations à l'extérieur (événements locaux, MJC...), jeux et animations sur place et des possibilités de parking privé.
depuis 5 ans, le crémier ne se sort pas de salaire.
depuis presqu'un an, septembre 2008, c'est une courbe de vente qui fléchit et le calibre "grosse boîte" qui ne tourne pas.
de son analyse 4 pb majeurs :
-le premier est conjoncturel : en période d'incertitude économique, c'est le loisir accessoire qui fait l'objet en premier de restrictions budgetaires des ménages.
-les 3 suivants sont structurels :
-la concurrence de la vente en ligne qui a moins de charges d'infrastructures. (attention, je ne dis pas que la vente en ligne, c'est le diable; c'est juste une modalité concurrente des vendeurs en magasin dont ils doivent tenir compte, au même titre que les enseignes déjà existantes dans leur secteur)
-la vente directe de certains éditeurs à prix impossibles à concurrencer aux structures type "comité d'entreprise"
-l'orientation manifeste du principal distributeur français vers les grandes surfaces de jouets.
bref, amha, pour se lancer dans une ouverture dans ce contexte, faut avoir des finances ultrasolides et avoir assuré de manière très très claire le potentiel de ventes en fonction du bassin ciblé (clientèle potentielle, perspectives locales d'évolution, canaux de diffusions de l'activité...)

et bien, ça confirme que si des gens se font des c..lles en or dans ce métier, ils ne doivent pas être très nombreux et ils ne sont sûrement pas ceux qu'on croit.