[Formule Dé]
Formule Dé
Courses de motos
Il est possible de faire courir des motos sur les circuits de Formule Dé. Quelques modifications simples des règles suffisent à rendre la technique de course très différente de celle des voitures. Ces règles ont été testées avec certains des pilotes du championnat du club d’Issy-les-Moulineaux, qu’ils soient ici remerciés de leur fructueuse participation.
Matériel
Utilisez n’importe quel circuit de Formule Dé et montez les silhouettes de motos ci-dessous (par écurie de deux). 20 points de construction à répartir.
Carrosserie
Les motos étant beaucoup plus étroites que les voitures, elles ont la possibilité de se trouver à deux sur la même case du circuit. Le test de carrosserie doit avoir lieu lorsque deux motos sont arrêtés sur la même cas ET lorsqu’une moto passe sur une case déjà occupée par une autre. Les motos étant plus étroites, mais plus proches les unes des autres que les voitures, les probabilités de « touchette » sont identiques.
Grille de départ
Les motos sont plus rapprochées que les voitures au moment du départ, toutes les cases derrière la ligne de départ sont occupées par les machines (3 par ligne, en quinconce).
Aspiration, météo, consommation, moteur et freins
Pas de modification.
Tenue de route
Les motos sont beaucoup plus sensibles aux pertes de tenue de route que les voitures. Par temps sec le test est de 1 à 6, et sous la pluie de 1 à 8 sur le dé 20.
Réaccélération après un virage.
C’est à cet endroit que les grands pilotes font la différence. Plus ils accélèrent tôt en sortie de virage, plus grande sera leur vitesse de pointe en ligne droite. Mais si le pilote accélère trop tôt, sa machine est encore inclinée dans le virage, la roue arrière glisse et c’est la chute…
Pour simuler cela, faire un test de tenue de route lorsque la réaccélération après un virage (le fait de passer la vitesse supérieure) a lieu alors que la moto n’a pas encore atteint ou dépassé la dernière ligne de cases de virage. En cas d’échec, ce sont les points de vie de tenue de route qui « encaissent » les dégâts. Si la machine est sortie du virage (au sens de la règle de Formule Dé) on considère que le risque n’existe plus, car elle a dépassé la zone de réaccélération dangereuse.
Durée des courses
Les courses de motos sont beaucoup plus courtes que celles de voitures (une course de 500 cm3 s’effectue sur deux à trois fois moins de tours qu’une course de F1). Dans Formule Dé « Moto », une course se fait sur deux tours, normalement sans changement de pneus. En fait, il n’y a pas d’arrêt au stand en moto (quand cela arrive, l’arrêt est tellement long que le pilote perd toute chance de figurer dans les points…).
Les pilotes peuvent bien entendu choisir leur type de pneus au départ, les pneus tendre provoquant les pénalités que l’on sait. Si un pilote choisit malgré tout de s’arrêter à son stand après le premier tour de circuit, il doit repartir au prochain tour de jeu, en seconde au maximum, et ne peut que changer ses pneus, sans rajouter de points de configuration.
Championnat et attribution des points
Les règles générales sont les mêmes que pour les voitures, seuls les points gagnés à l’arrivée sont différents, respectivement 20, 15, 12, 10, 8, 6, 4, 3, 2, 1, attribués aux dix premiers arrivés.
Pluie
Avec des pneus pluie, et lorsqu’il pleut, rajouter deux cases par déplacement dans les virages. Si la moto est équipée de pneus durs et qu’il pleut, alors ajouter 4 cases à tous les déplacements dans les virages et interdiction de rouler à une vitesse supérieure à la 4e, même en ligne droite.
Exemple de configuration pour une moto
Tenue de route : 5
Freins : 2
Moteur : 2
Carrosserie : 3
Consommation : 2
Pneus (durs) : 6
On s’aperçoit que les freins ne sont plus réellement importants (pratiquement plus de bouchons, donc plus de surplace), mais que la tenue de route devient un facteur prépondérant. En ce qui concerne le vocabulaire, on ne parlera pas de tête-à-queue pour une moto qui doit dépenser son dernier point de vie de pneu, mais de chute ou de glissade, ce qui n’empêchera pas le pilote de redresser sa machine et de repartir au tour suivant… en 1ere bien sûr.
Article d’André Foussat paru dans Casus Belli
Les dimensions des pions à découper :
Largeur : 1,5 cm
Hauteur 2,8 cm
Taille de « pied » 0,4 cm