NB : il y a un autre topic similaire qui parle des jeux joués en général, mais je voulais ici insister sur 2 jeux que j’ai bien apprécié à la GenCon.
La GenCon est à peine finie et les 2 meilleurs jeux auxquels il m’a été donné de jouer sont… 2 protos (!).
Le premier est celui d’un bon p’tit gars que j’ai rencontré vendredi au off et qui répond au doux nom trictracien de Nono. Le samedi il m’a serré dans l’angle sombre du JsP… mais heureusement pour me faire jouer à un jeu à lui. Non pas Les croisés du temps mais un petit jeu de cartes de chercheurs de trésors à la Indiana Jones qu’il a appelé : La dernière relique. Les cartes se divisent par paquet : “personnages et véhicules”, “reliques” et “expositions et musées”.
Le principe est de marquer des points en réalisant des expositions dans des musées. On y expose des reliques que l’on a trouvé à l’un des 4 coins du monde grâce à ses explorateurs (ou bien que l’on a pillé à l’adversaire grâce à ses pilleurs).
Le jeu est assez complexe car il y a pas mal d’éléments (donc je ne vais pas le résumer ici) mais il est savamment dosé et simple dans la jouabilité car chaque joueur dispose à son tour de 4 points action (+1 par pilleurs en jeu). Chaque carte de chaque type peut s’acquérir grâce aux points action et baisse de valeur à chaque tour qui passe. Les expositions doivent correspondre aux reliques (par exemple l’exposition sur l’Amérique du Sud ne peut accueillir qu’une relique d’Amérique du Sud) et chaque musée ne peut accueillir qu’une seule fois une exposition en provenance d’une région géographique (par exemple le musée de Londres ne pourra accueillir qu’une exposition sur l’Asie).
Tout ça et plein d’autres éléments, et, à la fin de la partie, je n’ai rien trouvé à redire (alors que pourtant j’aime bien réfléchir au bien-fondé du moindre petit détail). Là, je me dis que le Nono il a passé du temps à peaufiner son jeu.
Bref, j’ai bien apprécié. En réalité, dès qu’il m’a sorti les cartes et qu’il m’a expliqué l’idée, je savais que j’allais apprécier.
Le seul truc qui est dommage, c’est que ledit Nono il ne présente pas vraiment son jeu aux éditeurs…
Bon ben moi j’en parle : c’est un riche jeu de “seulement” 48 cartes.
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Déjà que j’étais sur le stand JsP, j’ai confirmé mon statut de testeur improvisé car j’ai pu découvrir un autre proto. Celui-ci a été imaginé par deux Strasbourgeois (désolé car je ne me souviens plus de leurs noms) et a été baptisé Carnavon’s club en honneur au célèbre mécène qui finançait de nombreuses fouilles en Egypte.
Le jeu se base donc naturellement sur la fouille en Egypte et la recherche d’objets précieux.
Le jeu est divisé en 6 marchés où se vendent et peuvent s’acheter des objets, mais qui fonctionnent tous d’une façon différente et originale (ce qui permet de choisir non seulement le marché où il y a une pièce qui intéresse, mais également le mode de marché le plus profitable à ce moment-là de la partie). Le jeu repose sur un système d’enchère intéressant (et donc qui varie en fonction du marché) où les joueurs vont pouvoir miser non pas pour une pièce donnée mais pour avoir le droit d’acheter la pièce qu’ils souhaitent. Lorsque 3 joueurs ont misés sur un marché, l’enchère est close et le joueur dont l’enchère est la plus élevée (par exemple 6) paye au marché sa mise (donc 6) pour prendre son dû.
Le joueur arrivé deuxième a le choix entre payer sa mise (par exemple 4) et lui aussi acheter ou bien récupérer l’argent laissé par le premier joueur. C’est l’unique façon dont circule l’argent et cela est pas mal vu du tout car il y a peu d’argent au départ et il représente un élément très important dans le jeu (d’autant qu’il rapporte des points en fin de partie).
Lors du calcul des points, autre bonne idée, chaque pièce vaut en fonction de sa rareté : par exemple le papyrus vaut 8 points (par carte papyrus) si seul un joueur en possède, mais seulement 6 si deux joueurs en possèdent, 4 pour 3 joueurs, etc. Plus la carte est précieuse et moins il y en a dans le jeu et donc plus la possibilité de faire une grosse série se réduit.
Bref, beaucoup de stratégie, de possibilités et une grande variété dans le jeu.
Ma conclusion : La dernière relique et Carnavon’s club, 2 bons jeux qui n’attendent que l’éditeur qu’ils méritent !
et bien merci pour ton test et merci d’avoir apprécié le jeu
Les strasbourgeois en question ne sont autres que Guillaume Montiage et Jaques Bariot, deux personnes bien sympatiques.
Nono.
je viens de faire un petit tour sur ton site :
- est ce que tu as un editeur ??
- si non est ce que des exemplaires (proto ou artisanal ) sont commandables.
voili voilou
tout ca pour te dire que le jeu il me botte ![]()
Kinder dit:
Le seul truc qui est dommage, c'est que ledit Nono il ne présente pas vraiment son jeu aux éditeurs...![]()
Bon ben moi j'en parle : c'est un riche jeu de "seulement" 48 cartes.
ce ne serait pas le format Adlung ça ?
mp Nono
batte man dit:- si non est ce que des exemplaires (proto ou artisanal ) sont commandables.
Non il n'y a pas de proto commandable.
Il va falloire attendre une édition si on a la chance que cela se concrétise.
Merci pour ta remarque.
Nono.
Merci Kinder pour ces commentaires élogieux…
Je le mets à quel ordre le chèque ?
Je n’ai pas eu l’occasion de tester la dernière relique mais j’ai joué à Moorea du Sieur Urbon qui était paru dans JsP et c’est vraiment très bien.
J’en profite pour faire un peu de pub et vous signaler que vous pourrez jouer à Moorea (en version “géante”), à Carnavon’s club et à pleins d’autres bons jeux aux nocturnes foreziennes de St Etienne le WE prochain : cliquez là
Nono et Guillaume : c’est pas le tout de faire des bons protos et de les faire tester à des gens. Si après les gens en question en disent du bien, il faut assumer !
PS : en mp je vous écris l’ordre pour le chèque…
Nono dit:batte man dit:- si non est ce que des exemplaires (proto ou artisanal ) sont commandables.
Non il n'y a pas de proto commandable.
Il va falloire attendre une édition si on a la chance que cela se concrétise.
Merci pour ta remarque.
Nono.
et sa ce precise pour l edition oou c est encore trop tot ?
là c’est carrément trop tot.