Bonjour à tous,
Je m’appelle Liam, je crée des jeux en Australie. Ce message est traduit de l’anglais, donc désolé si certaines tournures sonnent bizarrement. Vous pouvez me répondre en français ou en anglais, je traduirai le français pour le lire.
Il y a quelques années, j’ai vu une publicité pour un jeu de cartes sur le judo. J’étais assez curieux de voir comment les mécaniques des arts martiaux pouvaient être transposées en jeu de plateau, mais en regardant la bande-annonce, il était clair que le gameplay n’avait pas grand-chose à voir avec la façon dont le sport se pratique réellement.
Ça m’a fait réfléchir au fait que des jeux comme les échecs représentent de grandes batailles avec plusieurs unités, mais je n’ai trouvé aucun jeu qui applique le même sérieux au combat en un contre un. Je voulais faire l’équivalent des échecs pour le combat.
Le premier vrai prototype était une pièce trépied avec des articulations de hanche, dont les pattes pouvaient marcher sur les cases d’un échiquier et se faucher mutuellement. Mais la rigidité des hanches n’était jamais uniforme sur les impressions 3D, si bien que la pièce entière bougeait d’un bloc, ou alors s’effondrait complètement. J’ai réalisé que plutôt qu’une simulation de judo à la Toribash, je pouvais faire quelque chose de très différent et de bien plus intéressant mathématiquement en me concentrant sur le sumo. J’ai décidé de faire un jeu sans aucune ligne droite, avec un mouvement continu plutôt que des pas discrets, et la collision comme mécanique centrale.
Les règles sont simples. Deux pièces, une par joueur, et la seule façon de gagner est de pousser son adversaire hors du plateau. À chaque tour, on garde un pied planté et on fait pivoter les deux autres autour de lui en arc de cercle. Le mouvement est continu, donc on peut s’arrêter où l’on veut, mais on ne peut franchir qu’une seule ligne du plateau par tour. C’est cette limite qui en fait un jeu de combat et qui ouvre la porte à toutes sortes de poussées et de projections contre-intuitives.
Mon jeu préféré est le go, pour son élégance et sa complexité émergente. C’est ce que je visais en faisant celui-ci.
La version numérique est en ligne, avec le jeu en ligne, le jeu local et une IA à dix niveaux de difficulté. N’hésitez pas à essayer et à me dire ce que vous en pensez.
