Zemeckis dit:Parmis tous les modes de coopération qu'il existe, mon préféré est le full-coopératif : en gros, tous les joueurs contre la mécanique (Seigneur des anneaux JCE, Pandémie, Zombicide, etc...).
Tu préfères aussi au niveau immersion, ambiance? Pourquoi? (j'essaie de recentrer un peu le sujet)
Oui enfin si l'éditeur marque que c'est le jeu de l'année et qu'il est génial, tu vas le croire sur parole ? C'est beau autant de naiveté (Pour qu'il n'y pas d’ambiguïté je plaisante)
Je pense qu'il faut comparer ce qui est comparable et ne pas extrapoler à outrance. Je doute qu'un éditeur s'amuserait à classer un jeu dans une catégorie auquel le jeu n'appartient pas car cela lui ferait quand même de la mauvaise publicité.
naoned dit:Je doute qu'un éditeur s'amuserait à classer un jeu dans une catégorie auquel le jeu n'appartient pas car cela lui ferait quand même de la mauvaise publicité.
Oui et non, je peux tout à fait dire que dans Fief ou Diplomatie il faut coopérer pour gagner pourtant cela n'en fait pas des coopératifs pour autant. L'éditeur peut le marquer sur la boite de jeu que cela fait partie des mécaniques, je ne crierai pas au scandale car c'est son point de vue. Je dis juste que dans mon échelle de valeur d'un jeu, dont j'ai survolé les règles, ce n'est pas un jeu coopératif. Deux points vue différents, cela ne me pose pas de problème.
naoned dit:Il faut pas oublier Naufragés qui est un semi-coop où on perd ensemble ou bien il y en a un qui gagne plus que les autres
J'appelle pas ça un coopératif ni un semi-coopératif...
Donc c'est un semi-coop Dans le même genre, il y a CO2.
CO2 n'est pas semi-coopératif. C'est un jeu de gestion. Le but est de s'en mettre plein les fouilles. Le fait de la jouer trop coop fait perdre sa saveur au jeu. En fait, le coeur du problème est de savoir si un jeu peut être considéré comme coopératif (ou semi-coopératif) parce qu'il utilise un part de coopération dans sa mécanique. Naufragés est un très bon exemple : si l'on considère seulement la mécanique, il y a pas mal de coopération entre les joueurs, c'est donc un jeu coopératif. Mais si l'on considère que chaque joueur peut faire des coups bas et qu'à la fin il n'y a qu'un seul gagnant, c'est un jeu d'alliances comme le disait Lilian. Un autre exemple du genre est Alcatraz : the Scapegoat , sauf que tous les joueurs gagnent sauf un !
Ca me fait penser au dice-building du Seigneur des Anneaux. Basé sur le modèle de Quarriors, les joueurs jouent des “gentils” qui essayent de s’illustrer plus que leurs camarades. Ce n’est pas un coopératif: il n’y a qu’un seul vainqueur… ou zéro, car les ennemis sont représentés par des dés qui rentrent en jeu au fur et à mesure que les joueurs achètent des dés puissants. Et il peut arriver que personne ne gagne ! Bref, si tout le monde se contente de ses dés de départ, c’est tout facile de lutter contre les méchants. Mais pour se démarquer de ses petits camarades, on a forcément envie d’aller chercher ces dés “plus plus”… et hop, de nouveaux ennemis débarquent. Un mode “full-coopératif” a été proposé mais il ne fonctionne pas car les joueurs se cantonnent alors à ces dés de départ. C’est justement la compétition entre les joueurs qui va être à la source de la montée en puissance des ennemis. Ces jeux où il n’y a qu’un vainqueur mais où tout le monde peut perdre, j’appelle ça des “collaboratifs”, par opposition aux coopératifs. Les meilleurs me paraissent être ceux où à défaut de ne pas aider, un joueur ne peut pas aggraver volontairement la situation, pour éviter le syndrome du “si je ne gagne pas, personne ne gagne”… (désolé Zakhan pour la nouvelle digression)
Pour en revenir sur le sujet de base : Non je ne pense pas que dans les jeux coopératifs celui qui génère parmi les trois que tu proposes soit le jeu un contre tous. Si je devais en choisir un des trois, ce serait le jeu avec des félons. Celui qui m’a le plus fait “d’effet” en terme d’ambiance au fur et à mesure des parties et qui s’améliore grandement avec des joueurs qui maitrise les règles c’est BattleStar Galactica, je regrette d’ailleurs de ne pas pouvoir le mettre dans ma ludothèque. Tout de suite derrière, je dirais qu’il s’agit des jeux Full Coopératif en temps limité comme Space Alert ou Escape qui donne une très bonne sensation d’ambiance.
Zemeckis dit:Parmis tous les modes de coopération qu'il existe, mon préféré est le full-coopératif : en gros, tous les joueurs contre la mécanique (Seigneur des anneaux JCE, Pandémie, Zombicide, etc...).
Tu préfères aussi au niveau immersion, ambiance? Pourquoi? (j'essaie de recentrer un peu le sujet)
Effectivement, je n'ai pas beaucoup détaillé. Niveau immersion, selon moi, ce n'est pas le fait que ce soit compétitif ou coopératif que cela va changer. En revanche, niveau ambiance autour de la table, ça joue beaucoup. On joue souvent à 4, 2 couples, et la motivation et les compétences de chacun sont différentes. Certains sont des joueurs acharnés, d'autres jouent pour faire plaisir. Le coté coopératif permet de ne faire aucune séparation des joueurs, et de permettre un beau mélange ou chacun apporte ses idées. Et ca marche très bien, sans effet de "je sais donc je joue pour toi".
Je préfère également le full coopératif au niveau ambiance. Au niveau immersion ca dépend des jeux mais Horreur à Arkham est pour moi celui qui est le plus immersif, il n’y a pas une partie qui ne se soit transformé en bon film. Nous jouons également avec les cartes lues par un autre joueur avec les conséquences cachées ca en rajoute encore. Les seuls jeux ou l’immersion est encore mieux c’est le tous contre un mais en mode JDR, avec le joueur solitaire en mode MJ dont le but n’est pas forcément de gagner et Les demeures de l’epouvante est vraiment excellent si on joue dans cette optique
En termes d’ambiance, c’est clair que les plus immersifs sont les jeux avec félon. Ce sont eux qui ont l’ambiance la plus marquée… et une ambiance qui me déplaît souverainement. Mais encore une fois, c’est cette nature paranoïaque qui me fait leur refuser l’appellation de jeu coopératif, car c’est très exactement tout le contraire de ce qu’apporte un vrai jeu coopératif : l’absence de stress dans la relation avec les autres joueurs, la confiance dans les conseils qui vont s’échanger autour de la table. Un jeu coopératif, c’est un jeu où les joueurs coopèrent. Tous, pas seulement certains, et où on ne sait même pas lesquels. C’est un jeu où on peut avoir des ennemis, mais pas d’adversaire. Un challenge, mais pas de compétition. Petite anecdote : La dernière partie des Chevaliers de la Table Ronde à laquelle j’ai participé, c’était moi le félon. Je n’ai rien dit, mais j’ai refusé de le jouer : j’ai fait tout ce que je pouvais pour avancer la victoire du bien. Résultat, deux autres joueurs qui n’avaient pas eu de bons tirages de cartes et jouaient donc le plus souvent “petit” ont été pris pour les principaux suspects. Je m’étais permis de fausser le jeu car l’ambiance habituelle était pourtant bien là : la paranoïa n’était juste pas tournée vers moi, et les joueurs s’amusaient tout autant. Personne n’a osé porter d’accusation cependant car la partie était trop serrée, et une fausse accusation en donnant une épée noire aurait été trop dangereuse. Au final, le bien gagne de justesse. A la conclusion d’un joueur voyant les deux cartes d’allégeance loyales présentées par les deux “malheureux” : “Ah ben il n’y avait pas de félon alors…” (je rappelle que c’est une possibilité à ce jeu). Je retourne alors la mienne “Si…”. Mine déconfite des autres, car en me révélant sans avoir été démasqué je retourne normalement 2 épées blanches en noires, et ça suffisait à me faire gagner. Sauf qu’ayant joué tout du long en essayant de faire triompher le bien, je n’allais pas arrêter mon paradoxe là, et je refusais de le faire. “Mais si tu es le félon, tu ne peux pas gagner avec nous, tu dois retourner les épées pour gagner - Bon ben j’ai perdu alors.” → Les conclusions de cette anecdote sont donc : 1. Même dans le même camp et agissant ensemble, les sentiments entre les joueurs d’un jeu avec félon contiennent toujours de la suspicion : on n’est jamais sûr, et jamais serein. 2. Je ne suis décidément pas fait pour les jeux avec félon (ce fut mon tout dernier).
je trouve que ça manque cruellement de jeu de société en équipe contre équipe en dehors des party games.c’est la forme de coopération que je trouve la plus non pas intéressante mais stimulante et immersive.
frans88 dit:Je préfère également le full coopératif au niveau ambiance. Au niveau immersion ca dépend des jeux mais Horreur à Arkham est pour moi celui qui est le plus immersif, il n'y a pas une partie qui ne se soit transformé en bon film. Nous jouons également avec les cartes lues par un autre joueur avec les conséquences cachées ca en rajoute encore. Les seuls jeux ou l'immersion est encore mieux c'est le tous contre un mais en mode JDR, avec le joueur solitaire en mode MJ dont le but n'est pas forcément de gagner et Les demeures de l'epouvante est vraiment excellent si on joue dans cette optique
Voilà ça résume à peu près ce que je pense. Et c'est pour ça que je préfère Mansions à Arkham. (et aussi parce que l'échelle de Mansions est beaucoup plus crédible et immersive, on s'imagine bien les lattes du plancher qui craquent, c'est comme un jeu vidéo à la 1è personne alors qu'Arkham,les petits ronds qui résument les lieux, c'est moins immédiat comme lien...)
Khoriakei dit:je trouve que ça manque cruellement de jeu de société en équipe contre équipe en dehors des party games.c'est la forme de coopération que je trouve la plus non pas intéressante mais stimulante et immersive.
Tu auras pour ça 1812 ou alors RoboRally en mode par équipe.