Bonjour,
Je me faisais une réflexion. La crise est lá, la reprise très loin.
Les éditeurs vont donc certainement encore limiter les risques des grosses boites. Et donc aplatir un jeu de plateau dans une petite boite de carte , métal par exemple, peut déjá assurer des ventes par la renommé de l’originale, en diminuer le cout .
Quel est votre avis sur l’intéret et l’efficacité de convertir un bon gros hit de jeu de plateau… vers un jeu de carte ?
Quel a été le meilleur et le pire d’après vous ?
Et quels sont ceux que vous voudriez voir arriver ?
Je pense á :
Caylus → Caylus magna carta
Puerto rico → San Juan
Les aventuriers du rails → Les aventuriers du rails carte
Colons de Catane → colon de catane carte
…
Personnellement je pense que c’est un exercice acrobatique, il faut pouvoir se débarrasser du plateau, parfois reconstituer une sorte de damier avec les cartes ( caylus, catane … ) . San Juan est ma traduction préférée, les mécanismes sont bien repensé.
Je voudrais bien voir Funkenschlag en carte, plus besoin de plateau, les villes se poseraient devant soi et une petite astuce de cout/couleur pourrait remplacer le plateau, les matières premières seraient des cartes, avec toujours ces enchères. Oui j’imagine quelque chose de plutot pas mal, plus léger mais toujours fun et calculatoire.
pour avoir joué à 3 des 4 que tu as cité, les jeux sont parfois assez éloignés des jeux de départ et des jeux à part entière.
Je ne conseillerai pas forcément la version carte à qqun qui aime la version plateau.
Je pense que c’est intéressant pour un éditeur de sortir une version carte comme sortir une extension car le public connait déjà le nom voire le jeu. Mais il risque aussi de se limiter au même public que pour le jeu d’origine…
J’ai un vieux doute sur le rapport entre les jeux « cartés » et la crise
À mon avis, c’est plutôt un truc d’auteur pour rentabiliser une bonne idée, et d’éditeur pour rentabiliser une bonne image ![]()
D’ailleurs, on a même vu récemment le chemin inverse, avec Coloretto → Zooloretto ou Blue Moon → Blue Moon City (même si les jeux n’ont en fait pas grand chose à voir entre eux à part le thème et les illustrations).
Il y a aussi la version Cartes de Tigre & Euphrate, un peu décevante (pas grand intérêt par rapport au jeu de plateau).
Elfenlang → Konig der Elfen
Apparement, les cartes coûtent assez chères à produire, je doute que ce soit un bon calcul (cf Dominion par exemple, composé uniquement de cartes et à un prix assez élevé)
Peut-etre que la marge bénéficiaire n’a pas l’air meilleure avec des cartes ( ce dont je doute ).
Au moins on sera d’accord que en tant de crise, on diminue son budget loisir, et donc sur thème égal, avec fun égal, j’achèterai plutot la version carte du jeu á 20 euros que le plateau á 40.
Ce qui permet de continuer á assurer les ventes, non ?
Il y a eu Tigre et Euphrate, aussi.
Tannhaüser → Tannhaüser Field ops, ça compte ?
Il y a eu le contraire aussi. Des jeux de cartes adaptés en jeu de plateau (Coloretto, Blue Moon, Munchkin…).
Pour Kragmortha/Oui Seigneur des Ténèbres, je ne sais plus dans quel sens ça s’est fait…
Grillé, et bien cuit encore. J’aurais pas dû partir en pause café au milieu de la rédaction de cette réponse ![]()
Les 4 jeux de cartes cités sont excellents et très différents du jeu de base. Le seul jeu de cartes qui m’a assez décu de E&T. C’est un excercice intéressant pour les auteurs qui dans les 4 cas cités se sont vraiment creusé le cerveau pour faire un autre jeu sur un thème similaire. Je comprends qu’ils le fassent pour de raisons commerciales mais ca doit être un challenge d’auteur très intéressant qui ne mérite pas d’être réduit à un exercice mercantil.
Dncan dit:Il y a eu Tigre et Euphrate, aussi.
Tannhaüser -> Tannhaüser Field ops, ça compte ?
Il y a eu le contraire aussi. Des jeux de cartes adaptés en jeu de plateau (Coloretto, Blue Moon, Munchkin...).
Pour Kragmortha/Oui Seigneur des Ténèbres, je ne sais plus dans quel sens ça s'est fait...
Grillé, et bien cuit encore. J'aurais pas dû partir en pause café au milieu de la rédaction de cette réponse
ouh la, couché tard le Dncan hier. On t'a connu plus attentif à ce qui était écrit quelques messages plus haut...
Je pense que plutôt qu’une tentative pour réduire les coûts, l’adaptation en cartes d’un jeu est plus un exercice de style visant à proposer quelquechose de plus transportable, qui prendrait (le plus souvent) moins de place pour jouer et se caserait plu sfacilement dans un sac ou une valise…
Ca plus le fait que c’est une façon de recycler un univers qui marche dans un format qui se détache bien de l’original.
El comandante dit:ouh la, couché tard le Dncan hier. On t'a connu plus attentif à ce qui était écrit quelques messages plus haut...![]()
Boarf... presque 3h du mat', comme d'habitude
J'ai commencé à rédiger, il n'y avait qu'un message. Je suis juste parti en pause café avant de poster ma réponse, et je m'en suis rendu compte après. J'ai posté sans vérifier ce qui était arrivé entre temps
Pareil, je ne pense pas qu’il y ait de relation entre jeux de cartes et crise. Et je ne suis pas sûr que le public du jeu de société soit le plus touché par la crise.
scand1sk dit:
Il y a aussi la version Cartes de Tigre & Euphrate, un peu décevante (pas grand intérêt par rapport au jeu de plateau).
Les intérêts par rapport au jeu de plateau son pourtant nombreux : 2 fois plus court, beaucoup plus violent, rapport à l’espace fondamentalement différent, système de gains de points très vicieux.
Pour moi, parmi tous les citer, c’est au contraire le plus réussi. Je n’ai jamais compris les critiques très mauvaises envers ce jeu. Elles viennent, à mon avis, d’une ressemblance assez flagrante au niveau des règles (mais ne terme de jouabilité, non) et de l’aura du jeu original. Ce jeu mérite vraiment plus que cette comparaison avec son ancêtre tellement le traitement fait a été subtil (règles presque identiques pour “gameplay” bien différents).
Perso, je trouve CMC excellent, mais c’est un autre jeu que Caylus.
loic dit:Pareil, je ne pense pas qu'il y ait de relation entre jeux de cartes et crise. Et je ne suis pas sûr que le public du jeu de société soit le plus touché par la crise.C'est étrange quand même, car le jeu n'est pas une priorité, sauf pour quelques geek comme nous. Et quand on n'a plus les moyens de tout payer, c'est ce genre de priorité qui saute.
à moins que ça ne s'équilibre avec le temps libre croissants des gens au chômage ou chômage partiel.
Je ne saurais dire en quelle proportion “la crise” affecte les éditeurs.
Mais si on part du postulat qu’elle les affecte bel et bien.
Alors je suis d’accord avec Massallian sur l’effet que celà aura sur eux : réduction des risques.
Ca peut se traduire à mon avis par :
1) Sortir moins de jeux par an.
2) Surfer plus sur le succès d’un jeu.
3) plus de réédition
1) Sortir moins de jeux par an.
Pour beaucoup, trop de jeux sortent. De nombreux professionnels du jeu qui se sont exprimés sur TT sont d’accord avec ce constat. Personellement, le nombre accrus de jeux qui sortent sont plutôt un signe de l’excelllente du JDS. Quoi qu’il en soit, si on constate une nette diminution des sortie, peut être pourra t’on l’attribuer à une nouvelle frilosité des éditeurs qui réduisent la voilure en vue de la crise.
2) Surfer plus sur le succès d’un jeu.
Depuis toujours, quand un jeu a un succès public, son éditeur en profite naturellement au maximum. Il fait une version cartes, fait des extensions, ou même différentes versions du même jeu. Ce ne sont pas les exemples qui manquent…
Alors verra t’on le phénomène s’amplifier ? Réduire les risques en capitalisant sur les jeux qui ont déjà rencontrés leur public.
Pour les éditeurs qui ont déjà des succès éditoriaux, la question peut se poser (si on prend un exemple français, si Ystari édite demain une extension de Caylus, je ne doute absolument du succès que celà rencontrerait). Pour les autres, ils sont condamnés à dénicher une perle rare ludique.
3) Réédition
Ca, j’y crois beaucoup plus. Plus le temps avance, et plus d’excellents jeux deviennent introuvables.
Pour un éditeur, il ne prend pas le risque de se faire démolir par la critique. Le jeu étant déjà sorti, on sait ce qu’il vaut. Mieux, si des reproches lui ont été faits (genre sur le matériel), ou des variantes très répandues et unanimement appréciées, il peut sans problème les intégrer.
Editer un jeu, c’est toujours un risque. Mais dans mon esprit, ré editer un jeu, c’est limiter énormément ce risque… Editer un nouveau jeu, d’un auteur peu connu me semble (en comparaison) bien plus risqué.
Alors, si le nombre de rééditions s’accélèrent, peut être pourra t’on l’attribuer à la frilosité des éditeurs face au risque…
Krazey
Blue dit:loic dit:Pareil, je ne pense pas qu'il y ait de relation entre jeux de cartes et crise. Et je ne suis pas sûr que le public du jeu de société soit le plus touché par la crise.C'est étrange quand même, car le jeu n'est pas une priorité, sauf pour quelques geek comme nous. Et quand on n'a plus les moyens de tout payer, c'est ce genre de priorité qui saute.
La crise ne frappe pas partout de la même manière, certains secteurs sont beaucoup plus touchés que d'autres, et je pense que ce sont des secteurs qui sont, en proportion, moins "clients" du jeux de plateau que la moyenne nationale.
De plus, comme tu le fais remarquer, un jeu de plateau, ça reste un moyen pas trop onéreux de passer le temps de chômage (même si sur le long terme, il est évident que ça n'aidera pas beaucoup).
Mes deux cennes sur la crise et le jeux de société:
Il est évident que la crise affecte ce secteur d’activité économique comme tous les autres. Cependant, il semblerait que nous soyons moins affecté par rapport aux autres, car le jeux est un des secteurs loisirs les moins dispendieux. Les vacances à la plage, les cinéma maison, les soirées au cinéma, tout celà coûte cher par rapport au prix d’un jeu que l’on pourra faire et refaire entre amis ou avec la famille.
Une soirée au cinéma avec mon Martin par exemple, nous coûte facilement 60 $ (30 $ de repas - et on a mal mangé ! - 18 $ de billets d’entrée - 12 $ de popcorn et liqueur (et on partage !). Et je ne parle pas de la gardienne que j’ai dû payer 25/30$ pour la soirée si grand-maman n’était pas dispo. Et ca ne dure qu’un soir… Pour ce prix là, j’ai un Agricola, un Small Worlds ou un Mégawatts et on se fait 10 soirées entre amis à la maison.
Nous sommes en recrutement actuellement ici à Montréal, et vous devriez voir le nombre de curriculum vitae de commerciaux qui travaillaient dans les concessionnaires de voitures que l’on reçoit ! Ca, c’est un secteur qui en prend plein les dents…
Sinon, les versions jeux de cartes n’ont rien à voir avec la crise. Franchement, c’est exactement comme le disait Krazey. Quand il y a un bon titre qui est apprécié par les joueurs et qu’il y a suffisamment d’intérêt, et bien Caylus donne Magna Carta, Puerto Rico donne San Juan, Pilliers de la Terre donne Le Duel des mâitres-bâtisseurs. Et depuis quelques années, l’inverse est aussi vrai.
Pour un éditeur, la crise ça veut dire:
1- réduire le nombre de titres (même si dans notre cas, par la traduction de certains titres allemands, nous ne faisons que remplacer la VO par la VF sur les tablettes et donc on n’ajoute pas de nouveaux titres à la production annuelle…)
2- raccourcir les tirages (et donc risque de rupture plus fréquente)
Ça veut aussi dire qu’il faut se casser les méninges à trouver de nouvelles façons de faire jouer les gens et de leur faire découvrir notre passion.
Pour nous, à partir du mois de Mai, nous mettons un bus ludiq sur la route qui ira faire jouer les gens là ou ils se trouvent pendant les festivals, dans les camping, etc…
Pour les ré-éditions, notre réflexion à nous n’a pas été de le faire en pensant à diminuer le risque, mais plutôt à remettre en service des titres qui à notre avis, méritaient d’exister et d’être disponibles pour les gens qui ne connaissaient pas les jeux il y a 10 ans par exemple. Ca permet aussi de ré-éditer en plusieurs langues, si le jeu est connu et prisé. Chinatown a été publié dans 7 langues, Genoa dans 9 par exemple. A ce niveau, il est vrai que le risque est diminué. Mais honnêtement, ce n’est pas ce qui a motivé notre choix éditorial à ce moment la.
Finalement, j’ai jasé longtemps, pas mal plus que deux cennes
Allez, passez une belle journée,
Sophie
De toute façon, on le sait bien depuis les romains : quand le peuple est en crise, il a juste besoin de se sentir le ventre plein et l’esprit occupé ailleurs.
C’est Juvénal qui l’a dit, non ? Du pain et des jeux !
Dans la série y’a aussi Junta => Pagamas nan?
sophie tout court dit:Nous sommes en recrutement actuellement ici à Montréal, et vous devriez voir le nombre de curriculum vitae de commerciaux qui travaillaient dans les concessionnaires de voitures que l'on reçoit ! Ca, c'est un secteur qui en prend plein les dents...
Sophie
Heureux de voir que des éditeurs s'en sortent. Je pense pour autant que la crise aura une incidence sur leur activité en général avec une intensité variable. Il sera difficile d'y échapper ( chômage, pouvoir d'achat en berne, ventes en baisse, activité réduite ). En revanche je pense que plus l'entreprise est petite, plus elle aura de chance de passer entre les fourches caudines de cette foutue crise.
Au fait que veut dire : " Mes deux cennes " ?
Pour en revenir à un des sujets “quel jeu de plateau voudriez vous voir applatir en cartes” je dirai “MYKERINOS” tiendrait bien dans un format Citadelles…et Cleopatre et la société des architectes mériterait une version cartes car au bout du compte ça n’est que ça (à part le tetris mais il y aurait moyen de trouver autre chose).