attends toi a recevoir des coups de fil en pagaille, des demandes en mariage tous les deux jours, des groupies histériques quand tu ira au jmj
quel vie tu va mener …
topkewl, qui n a jamais été cité dans quelques médias que ce soit mais qui est déja passé au générique de “c’est mon choix”
topkewl dit:quand tu ira au jmj
Journée Mondiale des Jeux de société ?
C’est cool çà.
Est-il posssible d’avoir la date de parution car on va commander la version papier du magazine ?
C’était le 9 mars…
Merci et en pluys je me suis apperçu que c’était en haut du sujet. Il est temps de prendre des vacances. ![]()
Matthieu.CIP dit:C'est cool çà.
Est-il posssible d'avoir la date de parution car on va commander la version papier du magazine ?
juste une toute petite précision, La Croix, c'est un quotidien...
Ayé, je l’ai lu… et c’est un article sympa en effet…
Je pense que l’impression de M. Phal au sujet de la presse généraliste est juste. Ca fait un petit bout de temps, à vue de nez deux ans, qu’elle commence à s’intéresser au jeu, mais ça démarre tout doucement. C’est assez difficile à voir du fait du caractère aléatoire et sporadique des articles qu’il est parfois difficile de repérer, mais il y en a. Evidemment, comme le sujet est nouveau pour le grand public, les journalistes parlent plutôt de jeux simples et conviviaux comme Jungle Speed, Time’s Up, les Loup-Garous ou Shabada (nous sommes régulièrement contactés à ce sujet, il y a quelques jours encore par une journaliste de Pleine Vie). Je pense qu’il faudra attendre encore un peu pour que la presse parle de Puerto Rico ou du Jeu des Trônes, mais qu’on lira bientôt des papiers centrés sur des jeux comme les Colons ou LADR qui me semblent être l’étape suivante logique. En tout cas espérons que ça continue et que le public en redemande !
Dom
Chère Madame et Cher Monsieur,
Avec l’autorisation du quotidien La Croix et de la rédactrice de l’article, voici le texte intégrale de l’article en question.
Les jeux de société ressortent des armoires.
Depuis quelques années, un public de plus en plus nombreux et varié, jeune et moins jeune, redécouvre les jeux de société. Des jeux originaux, bien éloignés du Monopoly et du Scrabble.
Metz et Strasbourg, de notre correspondante régionale DESCAMPS Elise
Paru le: vendredi 09/03/2007
On les croyait définitivement confinés dans un coin d’armoire, réduits aux Monopoly, Scrabble, et autres Trivial Pursuit, que l’on ne sortait plus qu’en cas de sortie contrariée, pour tromper l’ennui. On y jetait un coup d’oeil au moment de Noël pour les oublier le reste de l’année. Mais le vent semble bien avoir tourné. Ces dernières années, on observe un nouvel engouement pour les jeux de société. Les ventes des éditeurs et magasins de jeux ne font que progresser, le choix s’est élargi, a conquis de nouveaux publics, qui n’hésitent pas à inviter des amis à la maison, juste pour jouer.
C’est le cas de Kévin, enseignant messin de 27 ans. « Pour moi, c’était ringard de faire des jeux de société. Et un copain m’a proposé de jouer à Citadelle, un petit jeu très bien fait. » Depuis, il s’est mis à en acheter. « Cela permet de voir ses amis sous un aspect différent, et de les voir plus souvent, car on ne craint pas de n’avoir rien à se raconter. » Sa nouvelle passion a gagné ses parents, et son père, artisan, a même offert à chacun de ses employés un petit jeu en guise d’étrennes, à la place de la traditionnelle boîte de chocolats.
« On a constaté un élan depuis quatre ou cinq ans. Les gens ont envie de se retrouver autour d’une table », observe le responsable du site Internet Tric Trac - la référence des amateurs de jeux de société -, qui ne se fait appeler que « Monsieur Phal ». Son site, où sont mis en fiches tous les nouveaux jeux et sur lequel dialoguent des joueurs de l’ensemble du monde francophone, reçoit 10 000 visites par jour. Il n’en recevait que 500 il y a cinq ans. « Ce n’est pas qu’un effet Internet, assure-t-il. Hormis les échecs ou la belote, les jeux de société ont longtemps été considérés comme une pratique enfantine, mais de plus en plus d’adultes considèrent cela comme un moyen convivial de passer du temps avec ses amis et de faire tourner ses neurones. » Le profil des joueurs : une majorité de 25 à 35 ans, qui ont souvent été élevés aux jeux vidéo et sont ainsi « déculpabilisés » du fait de jouer. La gamme de jeux existant aujourd’hui sur le marché s’étant beaucoup diversifiée, ce sont aussi parfois de jeunes parents qui trouvent enfin de quoi jouer avec leurs enfants sans s’ennuyer. Monsieur Phal constate aussi une création très dynamique (selon ses calculs, 500 sorties par an dans le monde contre 300 il y a quatre ans) etde plus en plus d’événements autour du jeu.
Au centre-ville de Metz, le bar L’Atmosphère propose, depuis l’automne dernier, des soirées jeux de société tous les mercredis. Là, deux passionnés, Gabriel et Nicolas, mettent à disposition leur collection personnelle de 350 jeux au total et, bénévolement, proposent de les expliquer. On s’installe à une table, parfois avec des inconnus, quand la règle nécessite davantage de joueurs, et les parties s’enchaînent. Ces soirs-là, le bar est presque toujours plein. « On avait des a priori, on se disait que c’était pour les vieux, mais des copains ont insisté pour qu’on vienne voir, et c’est vrai qu’on passe un bon moment ensemble », confie une étudiante venue pour la première fois. « Notre idée était de recréer du lien entre les gens et de les faire décrocher de leur télé », explique le responsable, Nicolas Dion, 29 ans, qui a par ailleurs créé sa micro-entreprise, Ludik Mania, pour organiser des soirées jeux dans les villages, animer des festivals, ou éditer des jeux de sa création. Exit les Monopoly et consorts, qu’il juge ennuyeux. « Un bon jeu, c’est quand il y a de vrais choix à faire, quand les joueurs doivent s’impliquer », plaide-t-il, avant d’égrener ses valeurs sûres : Time’s up, Loups garous, Les colons de Catane, ou encore Les aventuriers du rail.
Ces jeux encore inconnus du grand public ont creusé le sillon de leur succès dans les boutiques spécialisées, vendus par des passionnés, et gagnent progressivement les rayons des hypermarchés. Leur secret : ils accordent une place de taille aux interactions avec les autres joueurs. « Le renouveau des jeux de société vient des jeux à l’allemande, où on part d’une mécanique fine plus que d’un thème fort, et où on fait appel à des compétences intellectuelles », analyse Monsieur Phal.
Commercialement, ce nouvel engouement est lucratif. La maison d’édition Asmodée, un des incontournables de cette nouvelle vague, a vu son chiffre d’affaires plus que doubler ces deux dernières années. « Nous sommes en hausse constante depuis notre création en 1993. Ça marche très, très bien », se réjouit l’éditeur qui cite notamment son jeu phare, Jungle Speed, basé sur l’observation et le réflexe. Cocktail games, un plus petit éditeur, fait le même constat. « Depuis deux ans, notre chiffre d’affaires est en hausse de plus de 40 % par an », affirme son fondateur, Mathieu d’Epenoux, auteur lui-même du casse-tête lexical Contrario. « Avec les 35 heures, les gens consacrent plus de temps à leurs loisirs. Ils ont besoin de retrouver de la convivialité. Nos jeux sont très courts, avec des règles rapides à apprendre, on peut les sortir à l’apéritif », analyse-t-il. Les grandes enseignes, qui distribuent des jeux plus grand public, ne sont pas en reste. « On sent vraiment qu’il y a un engouement depuis deux ans. Le jeu de société est l’un des domaines qui progressent le plus chez nous », note Jean-Marie Anjolras, acheteur du groupe King Jouet, qui comprend les magasins Joupi.
Sophie et Xavier font partie de ces nouveaux consommateurs. Jeune couple strasbourgeois de 26 et 27 ans, ils ont pris l’habitude de surveiller les nouveautés et emmènent régulièrement sous le bras un ou deux jeux quand ils vont dîner chez des amis. « Avant, on parlait surtout du travail. Là on parle du jeu. Il y a des règles précises, qui ne sont pas les règles de la vie. Ça crée une évasion », explique Sophie. Infirmière, il lui arrive d’emporter ses jeux pour ses gardes de nuit ! Fin janvier, le couple a organisé un week-end jeux de société pour une quarantaine de membres de leur famille et de leurs amis. Ils ont loué un gîte dans un village d’Alsace, et pendant deux jours les plateaux, cartes et jetons ont circulé sur les tables de 7 à 68 ans. « Les différentes générations peuvent jouer ensemble sans problème, et on n’a pas besoin de se connaître, ça rapproche même les plus timides », s’enthousiasme Sophie.
Récemment, elle a découvert La Tarte aux billes, un café d’un nouveau genre, qui a ouvert fin décembre à Strasbourg. Peint en couleurs vives, couvert d’étagères de boîtes de jeux, on y vient exclusivement pour jouer. Les deux jeunes patronnes, Sandrine Michel et Sophie Roche, proposent une formule simple : 5 € la consommation et l’accès illimité aux jeux, avec une initiation si besoin. Dans un coin, à l’étage, un tapis d’éveil. « On voulait créer un lieu pour les familles. On sentait qu’il y avait clairement une demande par rapport aux jeux de société. Depuis que l’on a ouvert, ça marche très bien. Les familles viennent plutôt le samedi après-midi, et les soirs, ce sont des jeunes adultes. Ils redeviennent des enfants quand ils viennent chez nous », constate Sandrine Michel. La tendance durera-t-elle ? En attendant de le vérifier, dans une société souvent présentée comme individualiste, le signe est plutôt encourageant.
Cet article est toujours consultable sur http://www.la-croix.com à la rubrique Archive (consultable durant 7 jours pour 5€).
Merci à Madame Elise pour avoir demandé l’autorisation à La Croix (et à Monsieur kiv qui lui a fait parvenir la demande
Bien à vous de cordialement
Monsieur Phal
Histoire de pinailler, dommage que la journaliste cite abruptement M. Phal et ses “jeux à l’allemande” sans parler de la culture du jeu de société qui existe dans ce pays.
À part ça, c’est quand même bien sympathique, comme article…
Monsieur Phal dit:
Avec l'autorisation du quotidien La Croix et de la rédactrice de l'article, voici le texte intégrale de l'article en question.
Merci Mr Phal
oui merci c’était bien sympa de lire cela
Un bon article en effet! ![]()
Quel homme ce compañero Phal : mis en La Croix un vendredi, il ressuscite l’article sur le forum une semaine plus tard; quelle passion. ![]()
y’a pas, m’sieur Phal, 'zêtes mon héros.
Effectivement c’est un très bon article. Ca s’enchaîne bien et ca donne envie d’aller voir plus loin ce que ca cache tout ca (pourtant je suis déjà joueur).
Bon article, vi !
Par contre ça fait deux jours que “La croix” n’est pas paru (en tous cas sur mon lieu de travail)
“Croisons” les doigts pour eux !
limp dit:Bon article, vi !
Par contre ça fait deux jours que "La croix" n'est pas paru (en tous cas sur mon lieu de travail)
"Croisons" les doigts pour eux !
c'est à cause d'une grève
du coup l'édition électronique du jour est consultable gratuitement sur leur site
http://www.la-croix.com/index.jsp