Une question en amenant une autre: pourquoi voulons-nous que les jds soit connus du plus grand nombre? ![]()
Pour que les éditeurs puissent acheter des yachts, des limos et boire du Dom Pérignon, sans doute.
Comme en BD, plein de gens continuent à acheter et lire des merdes, mais de plus en pus de gens découvrent des livres incroyables. Si plus de gens découvraient des jeux formidables, peut-être qu’on jouerait plus et qu’on regarderait moins TF1 et le monde serait plus beau… ![]()
Duinhir dit:
Commen�ons par les jeu (assez) simples et (relativement) courts qui peuvent d�j� cibler un public large, gardons les jeux difficiles/long pour les joueurs accros, ou ceux qui le deviendront.
Jouant essentiellement avec mes amis qui sont (étaient) presque tous des non joueurs, je confirme que cette méthode fonctionne bien y compris avec des personnes qui ont de gros a priori concernant les JSP.
Avec un DIce town, un citadelles, un Bang, un LADR, j'arrive à les faire basculer du côté de la force! Je commence toujours avec des jeux qui créent une ambiance.
Une amie m'a même dit récemment qu'elle était prête à regarder au préalable des vidéos explicatives afin d'avoir le temps de digérer les règles et de jouer à des jeux un peu plus lourd. Petit à petit l'oiseau fait son nid
+1 pour l’approche de Croustibar
-- s e b dit:viking dit:Ben justement pour la plupart des gens la BD c'etait Hergé et Uderzo, de la même manière que les jeux c'est monopoly et cluedo.
Ce n'est pas un jugement de valeur, mais on ne va pas souvent plus loin que ce que les gens connaissent déjà pour parler BD ou jeux.
Merci d'avoir compris ce que je voulais dire dans mon post.
Je ne vais pas polémiquer sur la BD vu que c'est HS, mais en effet, comme pour les jeux, de "grands noms" monopolisent l'attention et laissent une grande masse de grands auteurs dans l'ombre. L'arrivée et la pugnacité des indés a permis à ce média d'accéder au rang d'art (le neuvième) et pas seulement de divertissement. Personne n'osera me dire que XIII, c'est de l'art, si ?
Et si les éditions du Seuil se sont mises à faire du petit format noir et blanc avec des auteurs hongrois, c'est quand même un peu grâce à l'Association.
Mais j'accorde du crédit à tout ce que j'ai lu dans les critiques de greuh et florica, tout de même.
Le truc, c'est que je suis d'accord sur les indés, mais l'Association est un indé bien trop récent. Avant, les indés, c'était Metal Hurlant, les Humanos et Comics USA. Ensuite, pendant une courte période, y'a eu Zenda. Pis y'avait Bagheera aussi...
La notion d'indés n'existait pas vraiment en BD pourquoi ? Parce que les grands éditeurs étaient pas si grands. Dans les années 90, y'a eu une énorme vague de rachats qui a fait que Dupuis, Dargaud, Lombard et Delcourt (qui fut "indé" aussi) se sont plus ou moins entre bouffés ou ont bouffé tous les "indés". C'est pour ça que l'Association, quand elle s'est montée, est devenu quasiment le seul Indé, mais ça me choque qu'on limite l'histoire des éditeurs indépendants à cette seule maison quand l'histoire des petites maisons courageuses fut pleine d'acteurs pugnaces et méritants qui, par leur opiniâtreté, ont fait du monde de la BD un truc mainstream (et le mainstream, désolé, ça date des années 80). Faut pas oublier où étaient publiés Pratt et Bilal*...
Même si A Suivre a coulé, il a vécu un certain temps, et les mags pour enfants proposaient des BD assez courageuse par rapport à aujourd'hui.
greuh
* : respectivement Pif Gadget et Le Trombone Illustré/Spirou
Edit : je devrais demander le découpage du thread à un modo, qu'on cause BD tranquilou.
Pfiouuu, 11 pages de lecture sur un sujet plutôt sympa, c’est long mais ça en vaux le coup.
Que dire ormis que je joue au jds depuis seulement quelques années, j’ai découvert les “jeux différents” par l’intermédiaire d’un amis lors d’une soirée. Seulement voilà, mon doigt c’est pris dans l’engrenage et je me retrouve 3 ans après avec une bonne ludothèque. Le pire, dans le cercle de mes très vieille connaissance je me retrouve affublé du badge “spécialiste des jeux de sociétés” (alors que je ne me considère pas du tout comme tel). Il n’est maintenant pas rare qu’après un repas on me demande de sortir mon dernier achat ou lors de soirée d’amener des jeux pour finir et on se retrouve à 2 ou 3 tables avec différents jeux et nous voilà, moi et ma femme, à expliquer les jeux pour finir les soirées à pas d’heures. Le pire c’est que maintenant certains achètent les jeux qu’ils ont testés chez moi.
Juste pour dire que pour moi, la “médiatisation”, c’est un travail de fond et de découverte auprès des autres. La caravane des jeux d’asmodée est un bel exemple. Le jeux de société ne se montre pas par l’intermédiaire d’un écran mais en y jouant. Comme beaucoup on pu le dire, montrer 4 personnes en pleine réflexion à bouger des cubes ça ne donne pas envie. Regarder un gars qui explique une règle comme sur tric trac TV et bien c’est génial pour les habitués mais pour le néophyte ça ressemble plus au sketche de kaamelot pour le jeux du sirop.
Non vraiment, faire des soirées, des journées de découvertes et inciter les gens à s’assoir pour prendre parti au jeu est la meilleure des médiatisation. Après que le journaliste local se pointe, il faut lui “infliger” le même traitement et ne pas le laisser vagabonder dans les rangées a prendre des photos pour faire son papier qui sera creux et faux car il n’aura pas participé aux jeux. Il faut faire jouer à des “jeux différent”, du coopératif (lui montrer qu’un jeu de société c’est aussi tout le monde contre le plateau), des jeux d’ambiance, des jeux de stratégie plus ou moins simple, etc etc etc.
C’est plus long mais je fait parti de ceux qui préfère faire partager la découverte d’un jeu et passer un bon moment que de gagner une partie (gagner est pour moi secondaire … de toute façon avec mes jets de dés je me suis fait une raison). Car l’image que l’on doit donner justement du jds c’est le partage, la communication et le fait d’être ensemble dans le même pièce (et non pas derrière un bête ecran a parler dans un micro).
@+
Faire jouer les journalistes, c’est bien vu
Le problème avec les jeux de société est qu’il faut faire un effort avant de pouvoir commencer à prendre du plaisir.
Il faut commencer par lire une règle, et en plus la comprendre, voir même l’expliquer aux autres. Voilà le frein, et il n’est pas prêt de sauter dans notre société actuelle.
Moi le premier j’avoue que j’ai été comme ça. Et même si aujourd’hui c’est toujours moi qui lit les règles des jeux auxquels je joue, et qui les explique, après une journée de boulot, ça demande un certain effort (mais maintenant je pense au plaisir qui s’en suit
).
On peut jouer tout de suite à un jeu vidéo, sans lire la doc. On en découvre les mécanismes au fur et à mesure. Ce n’est pas possible avec un jeux de société.
Dans d’autres domaines, pourtant “plus sérieux”, les débats politiques se font à coup de petites phrases et images chocs, plus question d’expliquer en détails le fond des problèmes. On habitue les gens à ne plus réfléchir, à rester passif (le cerveau disponible… pour la pub, comme disait un ancien patron de TF1).
Suite à ça, quelques niches de “rebelles” se créé dans différents domaines. Le jeu de société en est une parmi d’autres.
En parlant apprentissage des règles, j’avais lu une interview très intéressante de Dominique Erhard où il racontait la genèse d’un jeu pour enfants qui incluait de l’électronique. Outre le fait que le jeu avait une mémoire sans nécessiter de manipulation des joueurs (c’est pas clair ça mais c’est pas grave), il permettait aussi d’apprendre les règles en jouant.
Exemple : “Non, ça tu n’as pas le droit de le faire parce que…” jusqu’à ce que les mécanismes soient assimilés.
Il y a plein d’idées moisies à la frontière du jeu de société et de l’électronique. Celle-là me paraissait très bonne. ( largement meilleure en tous cas que l’utilisation de vidéos, car elle met immédiatement les joueurs dans l’action).
viking dit:Faire jouer les journalistes, c'est bien vu
Il y a quelque temps ça c'était fait à Toulouse lors d'une après midi jeux. Une journaliste était venue pour faire son papier, et on l'avait faite jouer ( de tête Times'up). Du coup son papier à l'arrivée témoignait de l'ambiance qu'il y avait.
Après il faut aussi que les journalistes aient le temps de faire ça, ce qui n'est pas toujours le cas (horaire de bouclage ...)
Franchement, il vaux mieux que le journaliste prenne le temps de jouer et de s’imprégner de l’ambiance générale du salon quitte a faire paraitre le papier un peu plus tard plutôt que de sortir un truc vide le lendemain. Enfin ça c’est évidement la différence entre un journaliste et un gars avec une carte de presse.
Non ça dépend de ce que lui a demandé son redac’ en chef. Ça dépend de ses impératifs d’heure de bouclage.
rafpark dit:Franchement, il vaux mieux que le journaliste prenne le temps de jouer et de s'imprégner de l'ambiance générale du salon quitte a faire paraitre le papier un peu plus tard plutôt que de sortir un truc vide le lendemain. Enfin ça c'est évidement la différence entre un journaliste et un gars avec une carte de presse.
sauf si le journaliste couvre, en plus de ton festival de jeu de société et dans la même journée, le tournoi de pétanques, la foire à la saucisse et l'inauguration du nouveau terrain de foot de la ville.
Du coup, il a 30 minutes a t'accorder, parfois bien malgré lui, et il ne peut pas prendre le temps de jouer...
Et je pense que c'est le cas de la plupart des journaliste des presses à grand tirage (on va exclure les journalistes enquêteurs qui sont une ressource rare et qui ont souvent des papiers un poil plus important à faire que de couvrir un festival de jeu)
Aëlwyn dit:Non ça dépend de ce que lui a demandé son redac' en chef. Ça dépend de ses impératifs d'heure de bouclage.
Duinhir dit:
sauf si le journaliste couvre, en plus de ton festival de jeu de société et dans la même journée, le tournoi de pétanques, la foire à la saucisse et l'inauguration du nouveau terrain de foot de la ville.
Du coup, il a 30 minutes a t'accorder, parfois bien malgré lui, et il ne peut pas prendre le temps de jouer...
Et je pense que c'est le cas de la plupart des journaliste des presses à grand tirage (on va exclure les journalistes enquêteurs qui sont une ressource rare et qui ont souvent des papiers un poil plus important à faire que de couvrir un festival de jeu)
Je ne dis pas que ces personnes n'ont pas des impératifs ou des obligations comme tout le monde dans chaque taf. Maintenant une démo consacrée au jeu commence généralement vers 14h au plus tard (voir dès 10h), on ne va pas me dire qu'il faut rendre le papier à 15h !! (les matchs de foot du dimanche finissent plus tard et les résultats sont le lendemain). Maintenant il a plusieurs évènements à couvrir, certes mais certains jeux ne prennent pas plus de 30 min plus un interview de l'orga et en 1 heure on arrive a un truc assez sympa. Pour faire pas mal de démos de jeux de figs pour un dragon, en 1 heure on arrive à intéresser les gens et leur avoir expliqué l'essentiel autour d'une partie. Ça permet de se faire une idée du système, de l'ambiance et de trouver des nouveaux joueurs (dans ce cas faire un papier qui relate bien la journée). Après, si le gars ne peut pas consacrer 1h dans un salon qui dure toute la journée et qu'il préfère rester a discuter à la buvette du concours de pétanque, là on ne peut pas se battre