
Contrairement aux OGM de première génération, qui sont obtenus par ajout d’un gêne étranger, les “nouveaux” OGM obtenus par les nouvelles techniques génomiques sont issus de la mutagénèse.
Si le génôme d’un de ces nouveaux OGM comporte moins de 20 modifications ciblées, il entre dans la catégorie NGT-1.
Le Parlement Européen vient de voter un nouveau règlement qui autorise la commercialisation de ces OGM NGT-1:
- sans évaluation préalable des risques sanitaires et environnementaux (l’idée est que ces plantes sont équivalentes à ce qu’on pourrait trouver dans la nature)
- sans étiquetage distinctif.
Ainsi, les consommateurs ne seront pas informés s’ils achètent des produits issus d’OGM NGT- 1. Et les parcelles des agriculteurs bio pourront être contaminées par des OGM NGT-1 sans qu’ils puissent le savoir, puisque il est impossible actuellement de distinguer si une plante a été modifiée génétiquement par les nouvelles techniques (“ciseaux moléculaires”) ou par les techniques de sélection aléatoires traditionnelles (et, logiquement, ils ne perdront pas leur certification).