[Les Chevaliers de la Table Ronde] La collaboration?

[Les Chevaliers de la Table Ronde]

Bonjour,


Après 3 parties, les limites (floues) de la collaboration nous appaissent comme étant le point le plus litigieux du jeu.

Je vais essayer de résumer clairement le cas de figure que nous avons vécu hier soir:

Nous sommes en fin de partie à 6 joueurs sans savoir si un félon se cache parmi nous. Nous sommes tous à 1 point de bravure (sauf le joueur 5 qui est à 2 points de bravoure). 11 engins de siège encerclent Camelot et 6 épées noires contre 5 épées blanches sont autour de la table ronde. 3 Pictes et 3 Saxons sont également sur le plateau. Lancelot, Dragon et Excalibur sont terminées. Sur la quête du graal (où se trouvent les joueurs 2,3,4 et 5), il y a 5 cartes graal blanches, 1 espace vide et 1 carte désespoir noire. L’issue négative de la partie semble évidente d’autant plus que n’ayant pas démasqué le félon, il y a de fortes chances que même en parvenant à terminer le graal et en ramenant ainsi 3 épées blanches pour terminer le jeu, le félon se démasque en fin de partie et retourne 2 épées blanches en noires.

Tout d’un coup, sûr de sa victoire, le joueur 1 utilise comme action héroïque la carte “Destinée” pour se dévoiler Félon et nous obliger à nous défausser de 2 cartes blanches.

Nous ne pouvons plus prendre le risque de piocher la moindre carte noire. Et nous devons essayer de terminer le jeu avant avant le prochain tour de jeu, sinon le joueur 1 félon n’aura plus qu’à placer un 12ème engin de siège pour gagner.

Le joueur 2 sacrifie son dernier point comme action maléfique et comme dernière action héroïque en mourrant, place une carte Graal sur le sixème emplacement (libre) de la quête du graal.

C’est ici que le problème de la collaboration se pose. Le joueur 3 (qui est à 1 point de bravoure) hésite à prendre une carte noire ou se sacrifier avant de jouer une graal permettant de libérer le dernier espace de la quête graal. Il demande si les joueurs 4 ou 5 (présents sur la quête graal) peuvent terminer la quête (autrement dit, ont une carte graal qu’ils pourraient jouer sur le dernier emplacement libéré). Ceux-ci répondent négativement. Le joueur 6 dit que lui, il peut aider (autrement dit, il a une carte graal en main) mais il n’est pas présent sur la quête graal. Le joueur 4 dit alors qu’il a de quoi permettre au joueur 6 de gagner un point de bravure (pour en avoir alors 2) ce qui lui permettrait de perdre un point de bravure comme action maléfique, puis de se déplacer sur la quête graal comme action héroïque, puis de perdre son dernier point de bravoure pour pouvoir jouer une deuxième action héroïque qui serait de jouer sa carte graal et ainsi remporter la quête.

La partie s’est alors terminée comme ceci :
Pour ne pas prendre de carte noire, le joueur 3 perd son dernier point de bravoure comme action maléfique, puis comme dernière action héroïque en mourrant, joue sa carte graal et permet ainsi de libérer le dernier emplacement sur la quête.
Le joueur 4 sacrifie également son dernier point de bravoure comme action mal, puis en mourrant joue la carte “Piété” qui permet au joueurs 5 et 6 (seuls survivants en dehors du joueur 1 félon) de gagner un point de bravoure, ils passent donc à 2 points.
Le joueur 5 perd un point comme action mal puis comme action héroïque se déplace (il n’a rien d’autre à faire) (il survit donc avec 1 point de bravoure).
Le joueur 6 perd alors 1 point de bravoure comme action mal, puis se déplace sur la quête du graal, puis sacrifie son dernier point de bravoure pour, en mourrant, jouer une carte graal sur le 7ème emplacement de la quête.
3 épées blanches sont alors rapportées à la table ronde et la partie est gagnée (8 épées blanches contre 6 épées noires) d’extrême justesse.

Sans l’échange d’information litigieux, impossible de se mettre d’accord et de gagner de cette manière.

La question est simple (pour ceux qui ont eu la gentillesse de tout lire!) : avons-nous respecter les règles de la collaboration?

Merci.

avant même de parler de ce qui est ou non permis côté indication…
je tiens à préciser un point de règle:

Lors de ton tour:
1. tu fais une action du mal
2. tu fais une action pour le bien…

Mais si tu meurs à l’étape 1, tu ne joue pas l’étape 2 !!!

Donc, aucun de joueurs s’étant sacrifié pour ne pas piocher ne pouvait jouer d’action héroique !!

Maintenant côté ce qui est autorisé ou non…
La règle générale est qu’on ne peut communiquer de façon précise sur le contenu de son jeu…
Par exemple: je ne peux pas dire “il me reste deux graals”… mais je peux dire “je compte m’impliquer encore quelques temps à la recherche du vase sacré”…
Je ne peux pas dire “je n’ai plus de graal” mais je vais devoir quitter cette quête pour partir vers de nouveaux horizons

Certes la nuance est mince, mais, d’une part elle contribue largement à l’ambiance, et surtout, si dans bien des cas le résultat est identique (c’est à dire que chacun comprendra le contenu du jeu de l’autre), ça laisse un epart à l’interprétation et donc à des erreurs de compréhension conduisant à des quiproquos cocasses… et qui amèneront sans nul doute un peu de suspicion entre les joueurs !

Il est éminament difficile de décrire par écrit ce qui est exactement ou non permis… mais dans un tel type de jeu, c’est avant tout l’esprit qui compte. te si vous vous imprégnez de l’esprit général ci dessus, nul doute que vous trouverez par vous même les limites convenables…

bonne chance dans votre prochaine aventure…

Merci pour cette réponse rapide.

Mais… donc, si on se sacrifie en perdant son dernier point de vie comme action maléfique, on ne peut pas jouer d’action Héroïque en mourant?

Cela semble en contradiction avec la possibilité que l’on a de perdre un point de vie pour pouvoir jouer une deuxième action héroïque de différente nature que la première. Il est là clairement indiqué que si ce sacrifice de point de vie conduit à la mort, le chevalier peut quand même, dans un dernier souffle, accomplir sa deuxième action héroïque? Livre des règles page 17?

Merci.

Je te remercie de me citer le livre des règles à la bonne page…

ce n’est pas du tout en contadiction…

situation numéro 1: celle expliquée dans les règles…
Il me reste un point de bravoure…
Je joue le mal…
Je choisis soit de piocher une carte ou de mettre une catapulte…
Il me reste toujours un point de bravoure…
Je passe à la phase deux action héroique…
Je fais une première action héroique…
J’ai tjs 1 point
Puis j’en fais une seconde, différente de la première, et je meurs donc en la réalisant pour le bien de tous…

Situation numéro 2: celle que tu décris
Il me reste un point de bravoure
Je joue le mal
Je choisis de perdre mon point de bravoure
Ben… je suis mort, voilà tout !!
pas d’étape numéro 2

Allez… retournez y vite !! le graal, ça se mérite !! :wink:

Les explications de Bruno sont d’une logique indiscutable.
Un chevalier mort n’est plus vivant ;-) et ne peut donc plus commettre d’action héroïque.

Mais j’ai une question : Si j’ai bien compris les règles un chevalier peut sacrifier un point de bravoure pour jouer une action héroïque (différente) supplémentaire.
Exemple :
Il me reste un point de bravoure. Je suis au Saint Graal. Il n’y a plus qu’une carte désespoir sur le plateau. J’ai déjà joué mon action maléfique. Comme action héroïque je joue un merlin et j’enlève la dernière carte désespoir / (ou désolation ?). Puis, je perds un point de bravoure (me voilà à zéro) pour pouvoir jouer une action héroïque supplémentaire, je pose alors un Graal et termine ainsi la quête. En réussissant cette quête je gagne un point de bravoure. Et je peux donc continuer à jouer.

ok ?

Je crois qu’il est spécifié dans les règles que non, tu meurs.

Cher ami,

Effectivement, à la page 17 des règles il est indiqué que si ton sacrifice permet de gagner une quête, tu ne peux bénéficier du point de bravoure gagné par le gain de la quête!

A+

Petite précision :

Il faut bien garder présent à l’esprit, que les questions trop précises sont posées aux autres joueurs mais qu’il est possible que l’un d’eux soit le felon.

De fait, la nature imprécise des réponses fait justement le jeu du felon et donc l’ambiance du jeu plus généralement.
Devoir répondre précisément et ne pas tenir sa parole vous condannerait illico et vous rangerait dans les suspect.

Si je comprends bien la situation de départ, il y a six épées noires à la table ronde. Et avec 7 épées, la partie est terminée en faveur du mal. Pourquoi le joueur félon (le 1 si j’ai bien compris) n’a-t-il pas simplement (comme action héroïque) accusé un autre de félonie?. Fausse accusation, donc une épée noire à la Table ronde et fin de la partie, le félon gagne? Ou je me trompe (mais ça fait trois mois que je n’y ais plus joué)?

La situation le permettait effectivement. Il n’y a pas pensé. Manque d’expérience du jeu.

Merci pour cette précision.