Les invendus

Je viens de lire l’actu sur trictrac avec l’annonce des jeux qui sont arrêtés de produire.

Que faîtes-vous des jeux qui vous reviennent invendus ? Vous en faîtes don ? Vous les recyclez ?

Natty dread dit:Je viens de lire l'actu sur trictrac avec l'annonce des jeux qui sont arrêtés de produire.
Que faîtes-vous des jeux qui vous reviennent invendus ? Vous en faîtes don ? Vous les recyclez ?


On en garde pour les salons, les concours, les kermesses (je connais deux écoles, une à Guyancourt et une à Buc qui ont de la chance) et le reste on pilonne. Avec un huissier qui vient vérifier de ce qu'on jette.

Mais généralement chez Asmodee on ne jette rien. C'est arrivé pour certains jeux de rôles (quand on s'est fait carroter D&D par le schtroufissime par exemple) mais pour les jeux de plateaux dont j'ai ce souvenir c'est Space Bla Bla. C'est loin.

CROC

Les magasins achètent les jeux ferme. Il n’y a pas de reprise d’invendus dans l’industrie du jeu/jouet comme dans le livre, le disque (???) ou la presse.

Un jeu qui ne se vend pas ou peu prend la poussière sur les étagère d’un magasin, dans notre dépôt, avant d’être soldé. Puis comptablement, la valeur du stock est dévalorisée (ce qui fait techniquement perdre de l’argent à Asmodee), puis on en fait des lots, des cadeaux pour les conventions (mais comme on est pas des mesquins, on rajoute aussi des trucs qui ont du succès), avant de finir au pilon sous l’oeil goguenard d’un huissier.

Biohazard dit:
Natty dread dit:Je viens de lire l'actu sur trictrac avec l'annonce des jeux qui sont arrêtés de produire.
Que faîtes-vous des jeux qui vous reviennent invendus ? Vous en faîtes don ? Vous les recyclez ?

On en garde pour les salons, les concours, les kermesses (je connais deux écoles, une à Guyancourt et une à Buc qui ont de la chance) et le reste on pilonne. Avec un huissier qui vient vérifier de ce qu'on jette.
Mais généralement chez Asmodee on ne jette rien. C'est arrivé pour certains jeux de rôles (quand on s'est fait carroter D&D par le schtroufissime par exemple) mais pour les jeux de plateaux dont j'ai ce souvenir c'est Space Bla Bla. C'est loin.
CROC


Y'en a eu quelques autres, mais peu. Des queue de stock comme on dit...
Rocco si tu es parmi nous...
Biohazard dit:quand on s'est fait carroter D&D par le schtroufissime par exemple
CROC

Pour éviter tout malentendu, je précise que j'ai rien caroté à Monsieur Croc et encore moins son déhédé...
Que les choses soient claires!
Oncle Siroz dit:... avant de finir au pilon sous l'oeil goguenard d'un huissier.


je suis contre la peine de mort! :lol:

(d'ailleurs ça me donne un bon argument pour justifier mes achats, du coup!
Oncle Siroz dit:
Y'en a eu quelques autres, mais peu. Des queue de stock comme on dit...
Rocco si tu es parmi nous...


Flute, ca m'a fait rire ca :D

Il n’y a que la presse qui reprend les invendus (pas le livre)
Et encore je me demande si ce n’est pas limité à certain format (notamment je me demande si les mensuels ou + sont repris)

Richard dit:Il n'y a que la presse qui reprend les invendus (pas le livre)
Et encore je me demande si ce n'est pas limité à certain format (notamment je me demande si les mensuels ou + sont repris)


Les libraires retournent très régulièrement les livres qu'ils ont achetés et qu'ils ont en surstock (BD, roman, autres). Maintenant, est-ce qu'on peut les classer parmi les "invendus", je ne sais pas.

Et sinon, avant de piloner les jeux vous récupérez ce qui peut reservir genre cubes en bois, pions dès où le tri reviendrait encore trop cher?

La reprise des invendus serait, à mon avis, vraiment un plus dans le monde du jeu. D’abord cela responsabiliserait plus les éditeurs sur ceux qu’ils sortent. En effet, je présume que les exemplaires qui trainent dans les stock d’une boutique sont aussi préjudiciables pour celle-ci qu’ils le sont s’ils trainent dans le stock de l’éditeur (qui souvent est bien plus armé qu’une boutique contre ce genre de préjudice). Or, en achetant x exemplaires d’un jeu le propriétaire de la boutique fait confiance à la compétence de l’éditeur. Et si l’éditeur s’est planté, pourquoi le détaillant devrait aussi à son échelle en assumer les conséquences? En plus, limiter les risques dans cette moindre mesure permettrait sans doute de favoriser l’ouverture de boutiques (par expérience je peux dire qu’il est difficile d’obtenir un pret pour financer essentiellement du stock). Par ailleurs, une reprise des invendus permettrait aux détaillant de prendre un peu plus de risque sur des produits qu’ils n’auraient peut être pas osé proposer à leur clientèle et donc donnerait plus de chances à ces jeux de croiser le chemin d’un joueur et de lui donner envie. Pour finir, à l’image de ce que l’on voit dans les librairies, des pyramides du dernier jeu sorti à l’entrée des boutique lui garantirait une meilleure visibilité que le format de la boite. Bon, maintenant j’imagine bien que ce genre de fonctionnement serait très (trop) couteux pour les éditeurs et que c’est sans doute pour cela que ça ne se fait pas. Et, à l’instar de ce qui se fait dans le monde de l’édition, de nombreux exemplaires seraient voués au pilon.

Concrètement, les soldeurs du net font du rachat d’invendu des stocks en direct avec les éditeurs (asmodée et autres) pour leur donner une seconde vie à prix bradé.