Les tribulations de Chips en Gondor, partie 2.
Après deux nouvelles parties sur Into Ithilien qui n’ont rien données (impossible de franchir la première étape de la quête face aux assauts incessants des forces ennemies) si ce n’est l’impression d’arriver à main nues face à un opposant armé d’une grosse masse, je décide de laisser passer quelques jours pour faire redescendre la température.
Il faut dire que si buter sur la montée en difficulté du premier scenario était un peu frustrant, celle du deuxième m’a un poil dégoûté sur le moment. Quand on prend une volée en pleine tête et qu’on sent que c’est foutu dès le deuxième tour, 
Evidemment, je sens bien que mes decks pourraient être mieux construits, et surtout que ce n’est pas une nouveauté : j’ai entendu plusieurs témoignages de joueurs ayant lâché le jeu après la rencontre du troll de Journey along the Anduin, la deuxième quête de la boîte de base, et je comprends désormais la frustration qu’ils ont pu ressentir.
Je remets donc à la tâche et, en une heure, j’ai déconstruit mes deux decks, analysé ce qui n’est pas si pertinent dedans et ce que je peux y rajouter. Les alliés n’ont pas trop bougé, mais j’ai sorti quelques exemplaires de cartes uniques présentes en triple exemplaire alors qu’elles n’étaient pas indispensables pour ajouter Gandalf dans le deck Tactics et Faramir dans le deck Leadership. J’ai fait de même avec quelques équipements (Cram, Intendant du Gondor) et évènements, notamment A very good tale que je pense clé dans le développement rapide de l’archétype Outlands (et puis je ne l’ai jamais utilisé, c’est l’occasion).
Le gros changement c’est surtout le départ de Théoden, que je trouve finalement peu adapté à ces deux premières quêtes, pour le remplacer par Beorn. Je me dis qu’il semble à même de me sauver la mise plusieurs fois et compte bien en tirer le maximum avant sa mort quasi-inévitable à chaque scénario.
Je repars plein d’entrain en Ithilien et, si je prends un des pires premiers tours possible, je décide de pousser un peu “pour voir”. Je parviens tout de même à atteindre la deuxième carte de quête, mais je me prends un +10 de menace en raison d’une trahison bien vicieuse qui met rapidement fin à cette tentative.
J’en relance une, conforté dans mes choix en ayant vu ma compagnie mieux s’en sortir, et me débrouille cette fois très bien, au point de franchir la première étape
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avec Celador en vie ! Malheureusement je n’ai pas énormément de volonté à ce moment-là (j’ai bien des Ethir swodsman qui la booste, mais impossible de les trouver alors que j’ai toutes les cartes pour. Je finirais sans les voir après avoir piocher les 2/3 de mon deck…) et je ne tire que des cartes avec une grande valeur de menace du deck de rencontre, sachant qu’il est impossible ou presque d’engager des ennemis à cette étape.
Je suis condamné à faire ce que je peux tout en voyant ma menace grimper inexorablement, jusqu’à dépasser le seuil fatidique. Clairement, il faut que je me débrouille pour éviter cette étape, à moins d’avoir les alliés nécessaires en main.
Troisième tentative hier : ça commence bien, mais…
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je tire le Mûmak au deuxième tour ! Heureusement j’arrive à quêter suffisamment pour le maintenir dans la zone de rencontre deux tour de plus. Je m’arrange pour sacrifier des alliés peu cher (les Squire of the Citadel sont parfait pour ça puisqu’il ‘rendent’ en mourant la ressource qu’ils ont coûté) de manière à faire mourir Celador juste avant de passer à la deuxième étape, que je compte passer le plus vite possible pour éviter de me faire plomber de flèches.
Le Mûmak finit par me tomber sur le dos, mais j’ai une Feinte en main et Hama pour aller la récupérer dans la défausse trois fois, donc je devrais avoir le temps de le tuer avant qu’il ne m’attaque vraiment. Evidemment je m’embourbe un peu à cette étape en raison de Lieux tirés du deck de rencontre qui viennent limiter mon avancée, mais j’ai de quoi éliminer au fur et à mesure les ennemis qui déboulent, ce qui fait que je ne m’en sors pas si mal. Les dégâts s’empilent tout de même sur les personnages et surtout sur les héros, la carte traîtrise Blocking Wargs étant particulièrement néfaste (1 dégât à tous les personnages qui quêtent ET Surge, un bonheur).
Je finis par arriver en vue de Cair Andros. La voie est libre, mais je suis toujours engagé avec le Mûmak, Beorn est mort, les autres héros font pâle figure (Boromir est à 1PV depuis le deuxième tour du jeu), je viens de perdre 5 alliés d’un coup (les blocking wargs, toujours dans les bons coups) et ma menace est à plus de 40 pour chaque deck. Je bénéficie heureusement de la corne du Gondor depuis quelques tours et j’ai des alliés en main, ce qui me permet de reconstituer un ost digne de ce nom rapidement, mais pas assez pour être sûr d’atteindre les portes de la forteresse d’un coup.
Il faut dire que la situation est particulière : je sais qu’il ne me reste que deux tours avec l’un de mes decks (+3 de menace à chaque fois, ça pique) et il ne reste plus que deux cartes dans le deck de rencontre, que je déduis : deux traîtrises, un Blocking Wargs et un Watcher in the woods (+1 de menace par perso à la quête). Les deux ayant Surge, je vais en plus m’en taper deux autres… Je décide de quêter avec un allié ayant une bonne défense et 2PV, histoire de limiter la casse. Je tire deux ennemis supplémentaires dont je me débarrasse aisément, mais mon deck Tactics franchit finalement les 50 de menace ce tour-ci.
Le Mûmak retourne donc dans la zone de rencontre (avec 1PV !) et je donne tout ce que j’ai avec l’équipée qui reste en sachant que ça passe ou ça casse. Boromir se prends une volée de chauve-souris en pleine tête, ce qui finit de l’achever, mais je parviens in extremis à franchir les portes de Cair Andros. Pfiou…
C’est surement ma partie la plus épique : je termine au bout d’1h30 avec un seul héros en vie (à 1PV), une menace à 49 et un très gros ennemi dans la zone de rencontre !
Plus que la victoire, ce que je retiens c’est que j’ai de nouveau eu la sensation d’avoir un rapport de force correct (même si en ma défaveur, ça reste LSDA JCE) sur mes trois dernières parties. Reste à défendre Cair Andros, mais on verra ça la semaine prochaine. Pour l’instant je savoure ma victoire 