Diables Blancs de James Robert Baker : en audio. Cela s’y prête excellement bien car c’est l’enregistrement de cassettes d’un auteur qu’on va suivre quelques temps après un premier succès mais suivi surtout d’un énorme flop. Il veut écrire sur un nouveau true crime. Bien sûr les droits d’auteurs ne sont plus flamboyants et il faut vite revenir sur le devant de la scène. Je n’en dévoile pas plus. En tout cas j’aime bien cette littérature américaine qui n’a pas été trop diffusé en France mais que les éditions Toussaint Louverture remettent sur le devant de la scène comme avec McDowell(bon en fait j’ai vérifié ce roman avait été refusé aux Etats-Unis et c’est sa première publication apparemment). Si d’ailleurs vous avez des idées sur ce genre de lectures je suis preneur.
J’ai eu ma période historique : Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressmann Taylor Roman épistolaire sur deux allemands ancien associés l’un resté aux Etats-Unis, l’autre de retour en Allemagne en 1932. Bien sûr on va forcément parler de la montée du nazisme. J’ai bien aimé cette lecture.
Le Barman du Ritz de Phillippe Collin On va parlé de l’occupation et du barman de l’un des plus prestigieux établissement de Paris : le Ritz pendant l’occupation. C’était plus conventionnel, mais là encore pas un mauvais moment.
J’ai terminé L’interdépendance de John Scalzi. Petit page turner, un peu cru parfois mais ça se lit bien si on aime la SF.
Les salauds Gentilhommes de Scott Lynch (les deux premiers tomes). De retour sur quelque chose que je maitrise plus : la fantasie mais alors classico classique. J’ai adoré le premier roman Les mensonges de Locke Lamora mais moins accroché au second. Moins d’effet de surprise sûrement. J’hésite à lire le dernier tome pour peut-être rester sur l’impression du premier.
Je suis drôle de David Foenkinos. Bon bah clairement ça porte mal son nom. Lecture courte mais j’ai trouvé le personnage principal assez agaçant. C’est un jeune, il croit qu’il est drôle parce-qu’il fait rire ses copains et du coup sur parcours sup il met humoriste … Il monte à Paris pour essayer de percer. C’était suffisamment court pour ne pas être horrible mais je vais éviter de recommander.
Chroniques d’un dieu boiteux de Joan Lluis Lluis Court roman sur la vie d’hEphaistos déchu mais toujours vivant contrairement à ses confrères de l’Olympe. Le roman va parcourir les siècles en expliquant comment il survit dans le monde des humains avec quelques retours sur la vie d’Hephaistos sur le mont Olympe. Lecture originale.
Et pour finir System Universe de SunriseCV. Embarqué sur ma folie litrpg de Dungeon Crawler Carl j’ai tenté une autre des licences traduites par Lorestone. Bon bah assez peu pour moi : comme dans Primal Hunter que j’avais lu l’an passé. On passe trop de temps avec un personnage finalement peu sympathique (c’est mieux dans System Universe que dans Primal Hunter) qu’on a pas envie de suivre. On se retrouve trop souvent à avoir des caractéristiques de personnages (stat, classe etc). C’est trop long et j’ai pas envie de me les retaper toutes les 10 pages. J’ai moins cette impression dans Dungeon Crawler Carl qui en plus à un côté déjanté de folie.
Bon bah pavé César. Je ne sais pas si quelqu’un aura le courage de lire tout ça. Il faut vraiment que je vienne plus souvent faire mes retours de lecture.
Gloups, j’adore certains livres de Foenkinos et j’apprécie sa manière d’écrire mais parfois en effet ça peut passer à côté. Les deux précédents La Vie Heureuse et Tout le monde aime Clara ne m’avaient pas laissé un grand souvenir. Je vais quand même lire celui-ci pour voir.
Tout le monde aime Clara j’étais passé à côté complètement également. Par contre javais bien aimé Numéro deux lais cest sans doute la thématique qui a fait que j’avais adhéré.
J’ai lu L’affaire petit prince de Clémentine Beauvais, un roman jeunesse que j’ai trouvé assez raté alors que le principe m’atirait: on suit un détextive qui enquête sur les mystères des livres. Le problème, c’est que l’enquête n’est pas passionnante, qu’on connaît le coupable à la moitié du bouquin et qu’il y a tout un jeu méta autour du petit Prince qui tombe complètement à plat si on ne l’a pas lu (le troisième chapitre consiste à faire résumer TOUT le livre par un personnage pour qu’on puisse suivre) ou si… on est un enfant. A oublier.
Changement d’ambiance avec Ce qu’elles disent de Miriam Toews. J’avais trouvé excellent le film Women talking que j’ai vu il y a quelques semaines et je voulais voir ce que ça donnait cette version.
Je préfère prévenir, le sujet est très dur :
Résumé
De nombreuses femmes d’une communauté mennonite ont été violées dans leur sommeil par de soit-disant démons qui abusent d’elles. Il s’agit en réalité d’hommes de la communauté qui les droguaient. Ils se font attraper la main dans le sac, sont envoyés en prison et l’ensemble des hommes de la communauté se rend à la ville qui est à deux jours de voyage pour verser leur caution.
C’est déjà pas la joie, mais quand on sait qu’en plus c’est une histoire vraie…
On suit la discussion entre plusieurs femmes de la communauté qui doivent choisir rester et se battre ou partir. D’habitude je préfère lire l’oeuvre originale d’abord, mais pour une fois j’ai apprécié l’ordre inverse. Le récit est fait sous forme de compte-rendu, et avoir un physique à apposer sur les personnages permet de mieux se repérer au niveau des dialogues et des positions de chacune. Le livre apporte un autre éclairage sur le narrateur, mais je pense que je conseillerai davantage le film, formellement très proche d’une pièce de théâtre, qui fait passer beaucoup de choses par le jeu des actrices.
Cette semaine, je suis sur Des voix sous les pierres, les épitaphes de Spoon river d’Edgar lee Masters. J’avais été intrigué par le principe (un recueil de poésie uniquement composé d’épitaphes, qui relate la vie sociale d’une petite ville) et le fait qu’il ait inspiré Les secrets de Warden Keen sorti récemment chez Bombyx. C’est très chouette, il y a évidemment des liens entre les personnages et la toile globale se tisse petit à petit.
Voilà c’est terminé et franchement c’était trop bien. Comme prévu le dernier tome lève pas mal de mystères, même si pour moi le tome 2 reste assez énigmatique dans la structure générale du cycle. Beaucoup de coïncidences qu’on devine voulues par l’auteur, mais pas toujours des explications claires sur pourquoi ces coïncidences. C’est mon seul regret (ou c’est peut-être moi qui n’ait pas tout compris).
L’histoire, ou les histoires, sont vraiment prenantes, les personnages bien écrits et attachants (la ville de Barcelone prend une telle importance dans le récit qu’elle devient presque un personnage à part entière), l’auteur manie plusieurs styles et sait nous surprendre voire jouer avec nos certitudes, on sent qu’il s’amuse à nous tendre de fausses pistes, les dialogues sont remplis d’humour, de répartie et de cynisme. D’ailleurs je voulais partager avec vous cet extrait que j’ai relu plusieurs fois tant je l’ai trouvé à la fois drôles et tristement réaliste.
Et puis les livres et la lecture occupe une place centrale dans l’histoire, j’y vois une ode de l’auteur à son activité et qui explique un peu comment il en est arrivé là.
Assurément je vais essayer de lire ses autres romans.
Ah dommage, moi j’avais adoré. Il est effectivement possible que le tome 2 m’ait laissé une moins bonne impression, mais je crois que le 3ème avait relevé le niveau (mais je ne donnerais pas non plus ma main à couper). J’ai aimé que les protagonistes soient des anti-héros, sans autre pouvoir que leur intelligence et leur malice. Tout au long des histoires, on devine qu’ils élaborent un plan et malgré tout on est surpris quand ils le déroulent. Quel dommage que l’auteur ait (apparemment) arrêté de travailler sur la suite.
Je ne sais pas s’il a complètement arrêté mais ça semble compliqué pour lui. Il a fait une dépression entre le deuxième et troisième tome, et le tome 4 a été annoncé il y a plusieurs années mais n’est pas sorti.
Fini de lire Les Naufragés du Wager, dont j’ai entendu beaucoup de bien ici et là.
Très bon livre, enquête sur un naufrage et résultat d’un gros travail de documentation. C’est un superbe livre sur la marine du XVIIIe siècle, qui force à reconnaître le courage (ou l’inconscience) de ces marins qui embarquaient sur des navires mal fichus, avec une alimentation inadaptée et une hygiène inexistante.
Le style littéraire n’est pas exceptionnel mais il captive le lecteur. Ca se lit facilement et c’est souvent passionnant.
A compléter en regardant Master and Commander de Peter Weir.
Une étudiante franco-chinoise, Angèle LI Zihang, m’a contacté à propos de sa recherche doctorale intitulée “La traduction et la réception de Liu Cixin en France” (universités de Nankin et Bordeaux Montaigne). Elle m’a aussi demandé de transmettre à la communauté SF le lien vers une enquête qui s’inscrit dans le cadre de cette recherche. Elle vise à analyser la diffusion et l’accueil de ses œuvres et de leurs adaptations auprès du public français (surtout le Problème à 3 corps et ses adaptations Netflix et Tencent).
Je viens de terminer Privé de désert de George Alec Effinger, qui est la suite de Gravité à la manque.
Le pitch : nous suivons Marid Audran qui est désormais sous la coupe de Friedlander Bey, un mafieux centenaire du coin. Et il va devoir se mettre en quatre pour satisfaire ses desiderata…
Comme pour le premier tome, on navigue dans un univers à la croisée des chemins entre le monde arabe, le cyber-punk et le détective privé façon Tex Murphy. On est clairement dans de la science fiction de papa qui se lit bien mais qui ne restera pas dans les annales.
J’aime bien cette lecture relativement originale de part son côté Tex Murphy au Moyen Orient mais j’aurai du mal à le conseiller à quelqu’un.
La couv’ est à elle seule un voyage dans le temps, j’aime beaucoup
La semaine dernière, j’ai pris mon temps (il en restait un peu entre les défaites sur le SDA JCE) pour déguster The catcher in the rye/L’attrape-coeur de J. D. Salinger en VO. Un adolescent raconte à la première personne les trois jours qui suivent son éviction du lycée avec un franc-parler et une familiarité que j’ai trouvé captivantes, j’étais pendu à ses lèvres (et j’ai beaucoup ri). Par contre ça doit être l’enfer à traduire pour qu’on retrouve l’esprit du gamin dans une autre langue !
Je savais juste que c’était un classique, et c’est tout à fait le genre de lecture où je me dis “bah, oui” avant même de l’avoir terminé.
Ah je l’ai terminé il y a quelques jours. La fin est encore assez délirante.
Je suis allé au bout de ce primal hunter et system universe tous les deux. Je n’ai pas aimé du tout non plus. Les perso principaux sont assez imbuvables.
Merci pour le partage.
Je viens de le terminer et j’ai été emballé.
C’était mon premier “Norek” et j’imagine que je n’ai pas commencé par ses sujets habituels.
Les guerriers de l’hiver met en lumière une guerre pas très connue et montre bien son absurdité tout en immergeant le lecteur dans les forêts finlandaises avec le sniper solitaire ainsi que dans les tranchées, quartiers généraux militaires et ambassades.
Si comme moi le sujet ne vous parle pas ni ne vous attire plus que ça, laissez lui sa chance. Ca vaut le coup.
Je viens de finir le tome 2 de la trilogie « la dame de Reykjavik », en VF « L’île au Secret ».
Moins page-turner que le tome 1 car la construction est différente, l’histoire est tout aussi simple à suivre et la surprise ne réside pas dans la résolution de l’affaire principale. Encore bien joué Ragnar Jonasson.