mon sujet de concours...

voila, je passais le concours de commissaire de police aujourd hui et le sujet de culture generale etait :
la france sort elle de l histoire ??

au debut, j ai bien rigolé quand j ai vu le sujet puis j ai reussi a pondre mon truc quand meme
comment auriez vous abordé le sujet ??

J’espère que tu va l’avoir, j’ai gavé de prunes à faire sauter…

La France sort elle de l’histoire ?
C’est un peu vague comme sujet, on peut interpréter la question à plusieurs niveaux et il peut y avoir énormément de rédactions sur des sujets complètements différents, mais je pense que c’est voulu, une manière de voir comment le candidat réfléchit…

Y avait-il un H (majuscule) à histoire ?
ça changerait beaucoup la lecture de la question

pourquoi sortirait-elle de l’histoire ?
car elle se désengage de conflits ?
car ses frontières ne bougent plus ?

ou est-ce un sujet plus généraliste pour dire que l’effervescence de l’histoire mondiale diminue (par rapport à l’antiquité, au moyen-âge) ?

je vais lire ce topic avec intérêt. :)

briquerouge dit:voila, je passais le concours de commissaire de police aujourd hui et le sujet de culture generale etait :
la france sort elle de l histoire ??
au debut, j ai bien rigolé quand j ai vu le sujet puis j ai reussi a pondre mon truc quand meme
comment auriez vous abordé le sujet ??


Je pense qu'on ne peut prendre la fin de l'histoire que comme "la fin des evenements notable et catastrophiques", catastrophe pris dans le sens de changement important et rapide, rupture, au sens mathematique quoi...
On peut prendre la France comme le pays, l'acteur de l'histoire (la france déclare la guerre à l'allemagne en 39 est un fait historique, ou comme un territoire et une population.

En histoire, ces catastrophes sont des evenement de type guerre, révolution, changement de régime et de direction politique importante.
On peut aussi parler des evenements naturels qui modifie l'histoire. Quand on parle d'histoire, on ne pense qu'a l'histoire des hommes, mais les grandes catastrophes naturelles peuvent changer l'histoire des hommes (épidémie de peste du 14 ieme, tremblement de terre).

Croire que le territoire ou la population est sorti de l'histoire est une grande bêtise de confiante béate en l'avenir (faut le dire autrement, mais vite, ce n'est pas le fond du sujet).

On peut penser que l'acteur France va disparaitre, absorbé par l'acteur europe. C'est penser qu'une communauté c'est la négation des individualité, la disparition des valeur propre à une culture à des valeurs, qui sont propres à la france comme chaque pays a les siennes. Mais je pense ces valeurs vont influer et infléchir les choix européen. Même dans l'europe ou la mondialisation, la France joue un rôle, son rôle, elle ne sort pas de l'histoire.

En conclusion en forme de question, ce que nous a appris l'histoire, c'est qu'elle est en perpetuel changement, en perpetuel renouvellement. Des civilisations naissent et s'écroule, des populations, des pays, évoluent, changent et ne sortent jamais de l'histoire à moins qu'ils ne fassent que cela : la France de louis XV n'existe plus, il ne reconnaitrait rien à "notre france d'aujourd'hui" sa france est elle sortie de l'histoire ou la france a t elle évolué dans l'histoire ?
Par ailleurs, sur bien des nations, l'histoire passe, repasse, mais les nations restent. L'egypte a créé la plus grande des civilisation, puis s'est effacé, est sortie de l'histoire, par rome, les invasions arabes et surtout les empires otomans et anglais. Peut on dire maintenant que l''egypte est sortie de l'histoire ? Doit on dire qu'Israel est sorti de l'histoire en 79 apres JC ?

Bon enfin, voila ce que cela m'inspire en vrac...
bigsam dit:Y avait-il un H (majuscule) à histoire ?
ça changerait beaucoup la lecture de la question

Y'a des chance ! :lol:

Superpuissances et déclin national. Pierre-Marie Gallois, collection “Mobiles géopolitiques”, éditions L’Age d’Homme, Lausanne, 1998, 158 pages.

Loin d’être une seule “esquisse géopolitique” comme nous le suggère trop modestement le premier chapitre, cet essai est un maître livre sur la géopolitique à l’aube du XXIe siècle. Le constat est cruel pour la France mais il est rigoureusement exact et précis. La cause de notre progressif effacement explicite dans le titre, est d’ordre éminemment politique et diplomatique : la volonté d’exercer une politique internationale indépendante n’existe plus au sommet d’un Etat dont les responsables n’ont plus, depuis le milieu des années 70, que le mono-objectif d’arrimage obsessionnel au voisin d’outre-Rhin. On connaît la suite. L’immense talent du général Gallois est de nous faire découvrir l’étendue des conséquences de notre renoncement à l’échelle de la planète. Certainement nourrie de documents et rapports de première main, sa réflexion dépasse l’étroitesse des débats médiatiques et nous aide à plonger dans la réalité des rapports de force (cf. le remarquable chapitre sur les Etats-Unis et la Méditerranée) et des questions stratégiques. Comme tous les ouvrages qui l’ont précédé, ce nouvel essai du général Gallois s’imposera longtemps comme une référence de la pensée géostratégique tant le travail intellectuel effectué s’inscrit dans l’étude des permanences des intérêts fondamentaux des nations. Malgré le ton de cette “amère chronique”, il faut en savoir gré au général Gallois d’avoir laissé le mode interrogatif au titre de son ouvrage…

Je l’aurai abordé sous l’angle de la politique internationale (règlement de conflits) : l’intervention française devrait se fondre dans une politique commune de l’Europe et l’existence d’un arbitre politique mondiale (ONU)… mais est-ce réellement possible ?

L’Histoire en train de se faire dépend de l’Histoire déjà écrite et si l’on voit mal les Finlandais vouloir intervenir en Côte d’Ivoire ou les Français aux Malouines, l’UE va être tiraillée au point d’avoir une action mondiale (comme les USA et l’URSS pendant un temps) ou pas d’action du tout → actions individuelles des Etats. (ex : conflit frontalier en ex-Yougoslavie)

Si les Etats ou groupement d’Etats ne peuvent s’accorder grâce à un arbitre mondial (ONU), même cas de figure, les Etats Nations vont continuer à avoir une prise sur l’Histoire. (ex: échec SDN face à l’Allemagne nazie puis échec ONU face aux USA - NB ceci n’est pas une comparaison)


{edit} autre angle (complémentaire) d’approche : la corrélation entre puissance économique et puissance politique (cf Braudel). Le centre économique (=scientifique, militaire…) du monde est son centre politique. Il fait l’Histoire à 2 titres. Avec l’émergence de la Chine, quelle part la France peut-elle conserver ? ses succès industriels et ses empires sont-ils du passé ?

dernier angle : l’histoire culturelle (arts et lettres) et la menace d’une standardisation de la consommation culturelle (culture mondiale). Quelle place pour la langue française et l’expression artistique “made in France”.

oui c est l Histoire et je l ai pris dans le sens ou les siecles la france avait joué un role important dans l evolution mondiale ( philosophes des lumieres, declaration droits de l homme, empire napoleonien, etc…) et donc, en gros, la france est elle une puissance en declin : j ai fait mon petit chapitre sur la mondialisation et l europe, sur l hegemonie americaine en matiere economique et militaire et j ai rajouté une couche sur la france continue d assurer au niveau social (35h, secu, etc…)
enfin, tout ca pour conclure que la question ne sert a rien si l on n est pas chauvin :?