Je pratique les jeux de Vernet entre autre et je trouve quand même dommage que des jeux aussi bons que Turquoise, Whitechapel ou Balam soient sortis dans une édition si confidentielle.
Déja qu’une ludothèque, c’est pas tous les jours facile à gérer, qu’il faut avoir en plus une cave spéciale avec baromètre hygrométrie et tout ça pour les conserver, et des gants pour les manipuler sans quoi on les flingue en trois parties.
Les tuiles de Balam, notamment, qui sont très belles, celles de mon jeu sont déja presque aussi ruinées que les pyramides Maya qu’elles évoquent, après plusieurs siècles dans la jungle.
Je voudrais pas faire mon grognon, mais le choix du plastique généralisé, pour les ressources par exemple, m’a un peu déçu quand on connaît le prix du jeu, qui semble avoir été fabriqué par l’auteur lui-même. Quel est l’intérêt de l’artisanat, alors ?
Bon, ceci dit, je les ai tous très bien noté, et je redis que ces jeux sont très bon.
C’est ça qui m’étonne aussi justement. Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi de si bons jeux ne sont pas normalement fabriqués avec un matériel normal, quand tant de jeux médiocres inondent le marché, et semblent faits pour être joués des centaines de fois, alors qu’ ils vont pourtant dormir dans l’armoire et remplir des brocantes.
Whitechapel par exemple. On l’a (brièvement) vu, et si on l’a pas acheté quand on l’a vu, on était couillon (comme moi). C’est vraiment une bonne idée de le rééditer correctement. Pourquoi pas faire pareil avec les autres ? Je peux imaginer les problèmes financiers de l’édition ludique à compte d’auteur. Mais cette édition “intermédiaire” ni libre, ni grand public, me pose un peu problème.
Je pose peut-être des questions idiotes. Bref, je vois pas bien l’intérêt de vendre du caviar dans des boîtes de sardines, s’il faut avoir un cousin dans la nomenklatura ukainienne pour en trouver.
Je crois savoir que la problématique des jeux que tu cites n’est pas la même :
-Withechapel est un jeu de L.Maublanc et B. Cathala. Il me semble qu’ils ont choisi la microédition parce qu’aucun éditeur ne répondait positivement et pour prouver que leur jeu avait un potentiel.
-Concernant Balam(=18 lapins) et Turquoise dont Patrice Vernet est l’auteur et le “confectionneur” himself, ils sont disponibles en téléchargement si on veut les fabriquer gratuitement avec ses petites mains à soi.
La microédition est un choix éditorial à part entière : ce n’est pas une sous-édition.
C’est une alternative à l’édition “industrielle” qui donne une chance à des jeux hors du marché standart et qui permet encore un téléchargement libre.
Concernant le matériel :
les jeux sont effectivement confectionnés par P. Vernet et sa compagne, je crois, avec un grand soin et pour un rapport qualité/prix que je trouve excellent.
Les jeux sont beaux, fragiles peut-être, mais comme le sont tous vrais produits artisanaux.
bref, ce ne sont pas des jeux “Kleenex”.
Après on peut regretter les choix des “grands” éditeurs, mais c’est un autre problème.
maksen dit:....qui semble avoir été fabriqué par l'auteur lui-même. ....
. Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi de si bons jeux ne sont pas normalement fabriqués avec un matériel normal, quand tant de jeux médiocres inondent le marché, et semblent faits pour être joués des centaines de fois, alors qu' ils vont pourtant dormir dans l'armoire et remplir des brocantes.....
Mais cette édition "intermédiaire" ni libre, ni grand public, me pose un peu problème.
Je pose peut-être des questions idiotes. .
Fabriqué par l'auteur ? Je crois bien, en effet....
T'expliquer pourquoi ? demande aux maisons d'édition pas ici...
Ce n'est pas une édition intermédiare, c'est un infâme bricolage réalisé par l'auteur. La "qualité" n'est pas un secret. Personne n'est obligé d'acheter. Mais c'est plutot joli.
Ce ne sont pas des questions idiote mais un manque d'info. A moins qu'on m'ai menti à l'insu de mon plein grés.
Quand on est interrompu pendant la rédaction d’un post, on se fait doubler !