Bonjour,
Avez-vous joué, ou jouez-vous encore à vos jeux, que personne ne connaît, les jeux que vous ou vos proches avez inventé, pour quelques personnes ?
Enfant, je me souviens avoir conçu avec un crayon et une grande feuille de papier, une sorte de jeu de labyrinthe basé sur le système des livres dont vous êtes le héros. Il y avait, au détour des couloirs et des salles de ce labyrinthe, 100 cases, avec à chaque fois un monstre à combattre, un évènement, un piège, un objet utile… Et l’emplacement de ces personnages ou objet changeait à chaque partie. Un système sommaire mais qui avait amusé mon frangin et mon cousin.
J’avais aussi tenté d’expérimenter, à partir de mon Subbuteo, un jeu de foot avec des dés pour les déplacements et les tirs. Un peu fastidieux, et du coup, j’y jouais tout seul… Et puis, comme plein de gens, avec mon frère et des amis, on avançait des petits cyclistes sur le parquet du salon, avec des dés, pendant le Tour de France. Sauf que nous, on avait chacun une équipe de cinq coureurs, et on avait mis au point un système de temps, de bonifications, et de classements du maillot jaune, maillot vert et maillot à pois. Un pote plus âgé qui s’y connaissait en programmation informatique avait même essayé de créer un programme pour calculer les classements sur un vieil Amstrad !
Je me rappelle encore d’un jeu inventé par le frère d’un copain. Un jeu de conquête avec bateaux et avions à distance. On était trois joueurs, chacun dans une pièce, avec le plan du théâtre des opérations : chacun une île, dans un océan, avec pour mission d’envahir les autres. On déplaçaient des pions de fortune en carton, symbolisant les avions et les bateaux, et l’inventeur du jeu passait de salle en salle afin de noter les positions des uns et des autres et de nous avertir quand on se faisait attaquer par un autre joueur ! Un rôle un peu ingrat pour lui mais comme c’était son jeu, il aimait bien nous faire jouer.
Plus tard, au lycée, on a fait quelques soirées mémorables chez un pote grâce à un jeu de rôle de son invention, dans un univers de SF, mélange de Star Wars et de Terminator. Un jeu presque sans accessoires (genre dés, figurines, feuilles de personnage, cartes), mais avec beaucoup de parole, d’imagination, et de talent de conteur de la part du maître.
Parmi les plus beaux jeux de notre enfance, n’y a-t-il pas ces jeux totalement inconnus, jamais édités, pour quelques personnes seulement, mais qui nous ont rendus heureux pendant quelques jours, voire quelques heures ?
Bien sûr : le Monopoly avec argent infini, où c’est le premier endormi qui a perdu. Qui n’a pas joué à cette variante ?
Le Zevacco, un jeu de cartes inspiré du Mah-Jong avec des combinaisons imposées. Il est devenu célèbre dans la famille, et à chaque fête de famille… une partie !
Moi, quand j’étais au lycée, on avait un jeu auquel on jouait pendant des heures en classe : la course de pingouins!
A la base, c’est le jeu de course sur feuille à petit carreaux que tout le monde connaît : si, par exemple, notre dernier déplacement était de 2 cases vers le haut et 3 case vers l’avant, on pouvait soit continuer de se déplacer de 2 cases vers le haut et 3 cases vers l’avant, soit aller dans n’importe quelle case adjacente à ce déplacement (j’ai vu un sujet sur TT qui expliquait ça mieux que moi).
Sauf que nous, on avait mis ce jeu à notre sauce : on était pas des voitures de courses, mais des pingouins, et les circuits n’avaient aucun virage, mais étaient truffés de petits obstacles dessinés sur la feuille (des icebergs). On pouvait aussi tirer des glaçons en ligen droite, et on avait droit à un pouvoir spécial de je ne sais plus ce que c’était. Après, on avait encore complexifié le truc, en inventant des personnges, qui avaient chacun une vitesse maximum à laquelle il pouvait aller, éventuellement des règles de déplacement spécifiques, des pouvoirs spéciaux, etc… Ce jeu a complètement bercé mon lycée!
Au lycée, toujours, j’avais aussi inventé un jeu sur feuille (toujours pour jouer en cours) que j’avais inventé Street Fighter : on avait chacun un combattant, et on lui faisait adopter les positions qu’on voulait à chaque tour, tandis que l’adversaire faisait de même (le tout en secret), puis on comparait si il y avait des points de contacts entre les poings et les pieds et le corps de chacun. Ce jeu a moins pris, car on ne pouvait y jouer qu’à deux, et que c’était plus contraignant que la course de pingouin…
Avec le cousin on a inventé des tonnes de jeux.
“la planche”, course de voiture sur un circuit dessiné par nos soins sur le verso d’un rouleau à tapisserie collée sur une" planche". Les cases, assez grandes, car nos voitures étaient des… majorettes ! Une écurie chacun (on jouait souvent à quatre), tirage au sort de la pôle, puis avec des règles spéciales on avancait sur le plateau à l’aide d’un dé. On effectuait des championnats sur 10 courses par exemple. Non, non, Formule dé n’exostait pas encore…
Même chose avec le Risk, sauf que l’on prenait des armées de soldat en plastoque. A l’époque ca s’achetait par boite de 50. Ca donnait un côté réaliste : fallait détruire l’armée Prusienne, napoléonnienne ou franciase et non pas, comme da,s la version du Risk initiale l’armée violette ou rouge.
Un autre jeu qui nous a fait passé des heures et des heures : le baby-foot. Mais à la sauce un peu particulière : on organisait des tournois parfois avec 1288 équipes, en match aller retour
des trucs de damnés, avec des matchs style Appollon Limassol vs Valerengen Oslo. Bon, ca m’a fait bosser ma géographie…
En me plongeant dans un atlas historique de ma mère, j’avais reproduit sur une carte le bassin méditerranéen et l’Europe du Nord (jusqu’à la Belgique et Bruges, en fait). Le jeu consistait à faire du commerce en faisant voyager les marchandises par mer, ou sur terre mais moins. On pouvait aussi s’attaquer les uns les autres.
Bref, ce jeu qui n’a jamais été vraiment abouti et que j’avais moi-même complètement oublié jusqu’à ce que mon frère m’en reparle il y a peu, aurait pu préfigurer Méditerranée de Dominique Erhrhard.
Des cousrse cyclistes sur le carrelage de la cour puis de la cuisine, avec étapes de montagne, classements intermédiaires, etc. Oui, bien sûr.
Des courses de Formule Un aussi, sur le même carrelage d’ailleurs…
C’est bien loin tout ça…