Nous avons tous des projets...

Boule de cristal dit:Réponse de normand. :D


Bah oui, mais parce que les 2 réponses sont possibles.
Je pense que chacun a la réponse en soi...

Un de mes projets me conduirait à faire 16.000 km par mois pour voir mes trois enfants. :D

BdC

BdC dit:Entre sacrifice et accomplissement de soi, qu'est ce qui compte le plus ?


Ma stratégie a consisté à chercher une solution qui fasse se rejoinde les différents accomplissements de soi (le mien et celui de ma compagne) et qui minimise les sacrifice (en tous les cas, que la plus grosse part du sacrifice soit commune).

Reste le risque : que peut-on perdre, que peut-on faire perdre (le sacrifice est connu dès le départ et peut-être consenti).

Yep…

Puisque le débat a repris des allures normales, je me rejoins à vous…sans rancunes BdC ? :wink:

Bon, moi je vais vous parler d’un ami qui a la quarantaine, 4 enfants. Il s’est retrouvé au chomage du jour au lendemain. Alors, il a décidé de monter sa boite, son reve de gosse. Un gros changement dans sa vie. Et il avait le mental ! Ca a plutot bien marché. jusqu’au jour ou sa femme à piqué une crise…ils ont du s’exiler tous les deux quelques temps afin de pouvoir faire le point sur leur couple. Au final, il a choisi d’arréter sa boîte.

Souvent les choix que tu fais varient en fonction de ton entourage. C’est pour ça que à mon avis se demander ce qui compte le plus entre sacrifice et accomplissement n’est pas la bonne question à se poser en premier. mais plutot qu’est ce que ton entourage est prêt à endurer !

Et là on boucle la boucle ! Car si c’est dur de prendre ce genre de décision quand t’as 40 ans, 3 enfants, un crédit pour la voiture, un autre pour la maison…ça l’est aussi à tes débuts dans la vie active (quelle crédibilité tu as ?).

Alors on arrive à la tranche d’âge que je préfère, celle des 25-35 ans (tiens la tienne ! :wink: ), qui est alors la plus à même de prendre ce genre de décision !

Pour ma part, je pense que je ferais attention dans les années à venir à ce que j’entreprendrai afin de pouvoir un jour rebondir dans la direction où je veux ! Et qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs et se jeter dans la melee à corps perdu ! Contrairement à ce que tu sous entendais avant (si j’ai bonne mémoire…).

M. Forest

PS : Pour la fin de l’histoire de mon ami de 40 piges, il a retrouvé du travail et ça va beaucoup mieux avec sa femme.

Boule de cristal dit:Il m'est arrivé de changer un peu, de changer franchement mais pas encore de tout plaquer.


"Plaquer" ça veut dire quoi ?
Pour parler un peu de moi (mon sujet préféré), je ne supporte pas de faire plus d'un an et demi, 2 max, la même chose. Je change donc de boulot, de milieu voir de pays tout les 2 ans.
Et je n'ai jamais l'impression de tout plaquer ! Par exemple je reviens d'un tour du monde de 2 ans (90% plaisir et 10% boulot avec une assos que j'ai créé il y a 4 ans : www.autourdesenfants.com), je suis rentré en France 4 mois et là je suis en Malaisie où je bosse pour l'ambassade.
Mais je corresponds toujours avec ma famille, mes potes, ma copine (avec qui j'ai voyagé) arrive dans un mois (avec mes caisses de jeux)...

Bref tout ça pour dire qu'on peut changer tout le temps et ne pas tout plaquer (dans le sens se couper de tout ce qu'on faisait avant).

Vous pouvez commander ma biographie. :wink:

Tout plaquer est effectivement une phrase un peu vague.
Je parle d’etre en rupture avec un schéma qui ne me convient plus.

BdC

Peut-être que cela intéressera certain(e)s qui ont écrit ou lu ce post !

Un professeur était debout devant sa classe de
philosophie et avait quelques articles sur le bureau
devant lui. Quand le cours débuta, sans dire un mot,
il prit un grand pot de mayonnaise vide et il commença
à le remplir de balles de golf. Ensuite il demanda
aux étudiants si le pot était plein.
Les étudiants dirent : “Oui.”
Alors le professeur prit une boîte de cailloux et en
mit dans le pot.
Il brassa le pot de mayonnaise. Les cailloux roulèrent
partout autour des balles de golfs. Il demanda encore
aux étudiants si le pot était plein.
Les étudiants dirent : “Oui.”
Le professeur prit ensuite un sac de sable et en versa
dans le pot. Le sable s’intégra partout entre les
balles de golf et les cailloux. Il demanda encore si
le pot était plein.
Les étudiants répondirent unanimement: “Oui.”
Le professeur prit alors 1 bouteille de bière sous la
table et la versa dans le pot de mayonnaise
remplissant effectivement tout lespace libre entre le
sable.
Les étudiants se mirent à rire.
“Maintenant”, dit le professeur, "Je voudrais vous
montrer comment ce pot de mayonnaise représente votre
vie. Les balles de golf sont les choses les plus
importantes dans votre vie " votre famille, vos
enfants, votre santé, vos amis, vos passions, – des
choses que même si veniez à perdre tout le reste, s’il
ne vous restait que celles-là, votre vie serait bien
remplie.
"Les cailloux représentent les autres choses qui ont
une importance pour vous comme votre travail, votre
maison, votre automobile.
“Et le sable est tout le reste” des petites choses
sans vraiment d
importance.
“Si vous placez le sable en premier dans le pot,”
dit-il, "Il n’y aura plus de place pour les balles et
les cailloux.
“C’est la même chose dans votre vie. Si vous dépensez
toute votre énergie pour des affaires secondaires, il
n’y aura jamais de place pour celles qui sont
importantes pour vous. Portez une attention toute
particulière aux choses qui sont nécessaires à votre
bonheur. Jouer avec vos enfants. Prendre le temps de
passer un examen médical régulier. Aller au restaurant
avec son conjoint ou sa conjointe. Rencontrer vos amis
régulièrement. Visiter vos vieux parents plus souvent.
Jouer un autre 18 trous. Il restera toujours du temps
pour nettoyer la maison ou sortir les vidanges.”
“Prenez soin des balles de golf en premier, les choses
vraiment importantes. Ayez des priorités. Le reste,
c’est juste du sable”
Un des étudiants leva sa main et demanda au professeur
: “Et la bière dans tout ça ?”
Le professeur se mit à sourire.
“Je suis heureux que tu le demandes.” dit-il. “C’est
juste pour vous montrer que même si votre vie est
remplie à pleine capacité, il y a toujours de la place
pour une bonne petite bière.”


Je vous laisse méditer et rebondir dessus… de j’vais aller faire un petit coucou à ma maman ce soir

On utilise souvent cette metaphore sur la gestion du temps.
Si tu mets le sable qui represente les petites taches poluantes quotidienne, le non important non urgent, tu n’as plus de place ensuite pour mettre les gros caillous.

Inversemmenent trouver ses priorités et les placer correctement permet ensuite de glisser le sable entre ces caillous.

J’ai un autre jeu sur la gestion avec des vaches à traire à temps mais je n’ai jamais forcé pour le finaliser.

BdC

J’ai pas eu le temps de tout lire, bien que le sujet soit très intéressant (je me rattraperai plus tard, promis)…
Si quelqu’un a parlé de ça avant moi, désolée…mais je crois que beaucoup d’entre vous sont murs pour voir le film documentaire de Pierre Carles “Attention Danger Travail”
Il y est question de savoir pourquoi on fait ce qu’on fait dans la vie et surtout pourquoi on trouve le courage d’arrêter…

L’histoire du pot de mayo je la connaissais…

Le forum de Tric Trac, et plus généralement, le site sur lequel t’es en train de surfer en lisant ce post, est-ce une balle de golf, un petit caillou ou rien que du sable ?

Pour raconter une expérience proche de moi, mon copain est en train de démissionner. Il a fait 7 ans d’études après le bac pour devenir ingénieur en génie mécanique. Après un an et demi d’exercice de sa profession, il a réalisé que ce métier ne lui plaisait pas, a démissionné et cherche un boulot de bibliothécaire ou de prof particulier.

Certes, il n’a pas tout plaqué, il part pas à l’autre bout du monde, il garde son PC, ses CDs et ses bouquins. Ca a peut-être l’air de rien, mais il fallait vraiment du courage pour renoncer au fruit de ses études, affronter l’incompréhension des gens qui disent “t’avais une bonne place, près de chez toi et tout” et il a toute mon admiration pour ça (je dis pas ça parce que c’est lui, mais quand même :) )

Moi, je sais que je l’aurais pas fait. J’ai la chance d’avoir un boulot qui me plait beaucoup, mais je dois bien avouer que même si ce n’était pas le cas je ne pense pas que j’aurais eu son courage. Pour répondre à ta question BdC, je crois que certains d’entre nous savent mieux s’accomoder du “pas trop mal” alors que d’autres ne l’imaginent pas. Je crois aussi qu’on a pas tous la même faculté à s’avouer qu’on ne mène pas l’existence de nos rêves…les constats d’echec, ça fait mal à l’égo quand même…et puis des fois, les projets qu’on a , on se les garde comme rêves : ça fait pas de mal et ça donne l’impression d’avoir un ideal…

Yep…

Mafalda dit:…mais je crois que beaucoup d’entre vous sont murs pour voir le film documentaire de Pierre Carles “Attention Danger Travail”
Il y est question de savoir pourquoi on fait ce qu’on fait dans la vie et surtout pourquoi on trouve le courage d’arrêter…


Ouaip, j’ai vu le doc qui concerne la censure d’un sujet (avec Karl Zero…excellent choix video-ludique !), et on m’a parlé de ce doc…mais je crois que c’est plus des gens qui se sont retrouvés au chomage non ? De toute façon, je dois le voir !

Et puis pour rajouter, je ne pense pas que tout arréter comme ça parce que ça nou splaît pas, pour se relancer dans une autre aventure et repartir à 0 soit une bonneidée. Car c’est ce que je me demande (tout arréter pour repartir !) mais c’est :
:arrow: bête, car c’est renier tout ce que j’ai fait jusqu’à maintenant !
:arrow: inconscient, parce que j’ai une formation dans un domaine et non dans un autre…et j’ai pas fait 5 ans d’études pour tout reprendre à 0 !

Pour ma part, je suis plus pour la méthode douce, c’est à dire la redirection professionnelle en douceur ! Les trucs violents, c’est pas pour moi. :D

M. Forest

forest dit:
Ouaip, j'ai vu le doc qui concerne la censure d'un sujet (avec Karl Zero...excellent choix video-ludique !), et on m'a parlé de ce doc...mais je crois que c'est plus des gens qui se sont retrouvés au chomage non ? De toute façon, je dois le voir !


C'est effectivement sur de gens qui sont au chomage soit par choix soit parce que leur boite a fermé ou les a virés. Ces gens ont un regard sur le travail qui est intéressant : on est tous conscients du rôle du travail dans la reconnaissance sociale...mais comment peut se reconnaître socialement un vendeur de canapé qui refourgue un salon d'une valeur de 10 00 € à une famille dont les revenus se résument à un SMIG ? C'est peut-être un peu extrème comme reportage mais je trouve qu'il remet un peu le travail à sa place...et on y voit que parfois, la barrière qui nous empêche de nous alncer dans le projet de nos rêves qui risque de pas etre lucratif, c'est le standard de consommation qu'on s'est fixé ou que notre environnement nous impose...

Bonjour à tous,
Je suis vos posts sur ce forum depuis un moment et, j’aimerais, si vous le permettez, vous expliquer ma position.
Je suis employé municipal depuis une quinzaines d’années. mais pas dans un bureau, non, non ! simple employé, dans une station d’épuration, avec un bleu, un tracteur à conduire et tout et tout…
Il y a maintenant 7 ans, j’ai perdu mon épouse dans un accident de voiture.
J’avais commencé la création d’un jeu de société, et comme mon niveau de culture générale n’étant pas impressionnant, il m’a fallu 3 ans pour réaliser une maquette jouable.

Je demandais souvent à Hélène et aux enfants de jouer pour pouvoir finaliser la maquette. Elle me corrigeait mes fautes, entre la vaisselle et le repassage…
Lorsque le malheur est arrivé, je me suis fais le reproche de n’avoir pas passé plus de temps avec elle, à vivre tout simplement…

Aujourd’hui, si je suis encore de ce monde, c’est parceque un psy a su trouvé la manière de me raccrocher à la vie. “Le bébé que vous avez réalisez ensemble, vous devez le faire naître maintenant, ainsi, ces 3 années ne seront pas perdues”.

Je l’ai écouté, et je me suis lancé à fond dans ce projet. A part la somme destinée à nos enfants, la totalité de la prime d’assurance est passée dans la réalisation de la société Hélène Concept. Et dans la réalisation des 1 000 premières boîtes de jeu.
Je lui ai promis de lui rapporter la 10 000 ème boîte de jeu. Depuis, je ne pense plus qu’à ça, c’est une idée fixe, ma raison de vivre.
J’ai donné des parts de la société à mes enfants, et nous avons réaliser d’autres jeux.
Nous avons le sentiment qu’elle est là et qu’elle nous aide dans nos réalisations, elle me fait me surpasser.

Nous la faisons vivre au travers de cette société. Elle apparaît dans le logo sur les boîtes, les tampons de l’entreprise, les papiers à entête. Au téléphone : “Bonjour, société Hélène Concept, j’écoute”.

Nous avons, les enfants et moi même la rage de vaincre… :evil:
Rien ne pourra nous démotiver ! Ce qui avant nous paraîssaient des montagnes, ne sont plus que des collines.

Je ne sais pas pourquoi je vous raconte cela, mais au moins, ça m’a fait du bien!

Ludiquement votre

Jolie histoire Prof Bio.
Bon courage.

Pour Mafalda : pour un chomeur, le "role social du travail " est assez secondaire. Je ne suis pas dans un merde noire, loin de là, ma compagne a une excellente situation, mais je pense que quand on est au chomage, on se rend compte du “role financier du travail”. C’est peut etre moi qui suis barge, mais je ne “classe” pas les gens par profession. Je ne définie pas qqun par son travail. Je ne me définie pas non plus par le travail ou l’absence de travail. J’ai envie de travailler, dans qq chose qui m’éclate si possible. Mais quand on est “chef de famille monoparentale” ou “isolé” ou qqun dont le salaire est indispensable pour faire bouillir la marmite, ce qui représente une grande partie des chomeurs, seul le “role financier du travail” compte. Comme disait Coluche : “les chomeurs, ils ne veulent pas de travail, ils veulent des sous !”.


Pour forest : (tout) changer n’est pas renier. c’est passer à autre chose. Quand tu fini une parti d’E&T pour passer à une de Trias tu “renie” E&T ? Tu “renies” tes amours passées ? Une vie peut plaire un temps puis ensuite on a envie d’autre chose. Mais cela ne signifie pas “renier”, cela signifie “changer”, “évoluer”, “faire du chemin”. Petite parenthese : je suis toujours étonné par les gens a qui on demande “si ta vie était à refaire, tu ferais quoi ?” et qui font la réponse convenu “la même chose, c’était tropbien”. Bon… Mais… Quel interet de vivre 2 fois la même vie ? (c’est juste un sujet de reflexion).

Merci monsieur jmguiche pour vos encouragements.

Mais cette “histoire” est loin d’être jolie…
Elle est là tout simplement !

Salutations ludiques

Prof. Biologik dit:Je ne sais pas pourquoi je vous raconte cela, mais au moins, ça m'a fait du bien!


Une belle leçon de courage.
Si ca te fait du bien, c'est l'essentiel. (meme si ca n'excuses pas l'affaire de tireboule :wink: )

BdC
ubik666 dit:je ne supporte pas de faire plus d'un an et demi, 2 max, la même chose.


En dix ans de vie professionnelle j'ai poussé cette constatation à son paroxisme. :D

BdC

Yep…

jmguiche dit:Pour forest : (tout) changer n’est pas renier. c’est passer à autre chose. Quand tu fini une parti d’E&T pour passer à une de Trias tu “renie” E&T ? Tu “renies” tes amours passées ? Une vie peut plaire un temps puis ensuite on a envie d’autre chose. Mais cela ne signifie pas “renier”, cela signifie “changer”, “évoluer”, “faire du chemin”.


Certes le verbe ‘renier’ est assez fort, mais quand je l’ai utilisé c’était plus dans l’esprit où tu en as marre et que tu claques tout du jour au lendemain pour autre chose.

Après, comme tu dis ce changement doit apparaître plus sous la forme d’une EVOLUTION, d’une TRANSITION. Comme je l’ai précédemment dit : qui va piano va sano.

Pour ma part, je vois plus ça dans la continuité et dans la durée. Il s’agit d’un délicieux mélange avec un équilibre précaire entre le coeur, la raison et le mental.
:arrow: le coeur : car c’est ce qui te dit ce que tu veux faire,
:arrow: le mental : car c’est ce qui te permet de résister et
:arrow: la raison : qui est là pour te dire si ce que tu fais c’est une connerie ou non (pour aller droit au but :wink: ).

A mon avis ce sont là, les trois conditions nécessaires pour vivre. Et c’est ce qui te permettra de construire ta vie, ton chemin.


M. Forest

Prof. Biologik.

Le chemin qui a mené à Hélène Concept est très touchant.
En entendant à nouveau ce nom, je me remémorais à chaque fois ce parcours…
J’espère que ce chemin, malgré de nombreux détours, continuera bien longtemps encore !