Nous avons tous des projets...

Du Sang !! Tsss tssss tssss
Du Sang !! Tsss tssss tssss
Du Sang !! Tsss tssss tssss
Du Sang !! Tsss tssss tssss
Du Sang !! Tsss tssss tssss
Du Sang !! Tsss tssss tssss
Du Sang !! Tsss tssss tssss

Fais pas ta ticoche BdC :D

Yep…

:arrow: “bourrin, abruti, âneri et idiot” c’est fin !

Je ne comprends pas la finalité de ce genre de jugement ?!? Qui comme tu le dis si bien, n’engage que toi !

Je ne pensais pas être provocateur, mais puisqu’il le faut je vais le devenir un peu… :twisted:

Mon cher BdC, ta réflexion est le fruit typique de la crise de la 40-50aine.

T’as quel âge ? :wink:

M. Forest

34 ans, je ne juge pas, toi tu juges et moi je te qualifie en réponse à ton jugement.

BdC

Cette discussion n’a plus rien à voir avec le sujet initial.

Je ne suis pas sur la défensive mais sur l’offensive comme à chaque fois que je me sens injustement attaqué. Certains se vexent se renferment moi je m’exprime.

Mon sujet est serieux, mes propos me semble t’il le sont aussi et des avis opposés tel que celui de jm sont tout à fait intéressant.
Me qualifier de moralisateur ou comprendre dans mes propos que je me met du beaume au coeur en écoutant les autres parler de leurs difficultés est une connerie monumentale que personne ne relève.

BdC

Boule de cristal dit:
Me qualifier de moralisateur ou comprendre dans mes propos que je me met du beaume au coeur en écoutant les autres parler de leurs difficultés est une connerie monumentale que personne ne relève.
BdC


Pour en finir avec ce contre-sujet : en relevant les "conneries" de Forrest, c'est toi-même qui t'éloigne du sujet BdC... C'est tout ce que je voulais dire :)

Mais revenons au sujet. Je vais parler de moi :wink:

En ce moment, je suis professionnellement heureux. Je fais un travail que j'aime (pour la petite histoire : traduire des jeux vidéo).
Le hic, c'est que ma femme habite à 250km de chez moi. Soyons clair, c'est très dur à vivre, même si on peut se voir les week-ends.
J'ai donc l'intention de continuer à faire ce travail, mais en indépendant, de chez moi et en revenant au pays pour fonder un vrai foyer. Ca se fera a priori l'an prochain.
Bien sûr il s'agit là de lacher un job assuré pour se lancer en solo, sans filet. La décision n'a pas été facile à prendre. Mais maintenant que je sais que beaucoup vivent de ça, et plutôt bien, ça m'encourage. J'y crois.
Restent seulement les petites craintes : travailler seul chez soi sans voir personne (sauf sur le net bien sûr) n'est peut-être pas facile, savoir où s'installer pour être au calme sans trop s'éloigner de ses amis et de sa famille, etc.
Voilà pour mon expérience à moi que j'ai en ce moment...

Tu fais donc la navette tous les we ?

BdC

Boule de cristal dit:Tu fais donc la navette tous les we ?
BdC


Tout à fait. Soit ma douce soit moi-même selon son emploi du temps. Elle bosse souvent le samedi donc c'est souvent moi qui descend sur Strasbourg, ou bien elle peut poser des jours off et elle vient me voir à Francfort.
Heureusement qu'on peut rouler un peu plus vite sur les autoroutes allemandes... :wink:

250 KM ? C’est rien. Moi, je me suis cogné Paris Nice Nice paris tout les we pendant plus d’un an…

Epuisant…

(quand je dis c’est rien, je plaisante, c’est insupportabe).

Puisque le sujet se recentre un peu, je vais témoigner (on se croirait aux alcooliques anonymes :D ).

Je suis sur le point de faire un gros virage dans ma vie professionnelle et en corollaire, dans ma vie privée.

Il aura fallu que le job pour lequel j’ai investi le 1/3 de ma vie, énormément de travail et d’espoir prenne fin.
Un peu de regrets, de rancoeur, mais aussi du soulagement devant une issue devenue fatale.
Après avoir constaté que tous mes projets qui restaient dans la lignée de ce début de carrière, voire dans le domaine de ma formation d’origine, me menaient tous à une impasse, j’ai fait une longue introspection et je me suis demandé ce qui comptait vraiment pour moi.

L’image sociale : j’avais eu.
L’exaltation du travail forcené : idem.
La passion dans le travail : également. Et le retour d’une passion déçue, ça peut faire mal.

En fait, j’avais besoin d’une vie plus gratifiante sur le plan personnel.

Je me suis donc décidé à m’en donner les moyens.
Et l’inspiration est venue, jusqu’à me convaincre.

Le plus dur, c’est d’accepter de prendre des risques et surtout de faire prendre des risques à son entourage. Les risques pour soi, on peut facilement assumer. Les risques pour les autres peuvent vous pousser à être outrageusement précautionneux et donc indécis et donc un peu passif.

Donc oui, le moral est indispensable.

Mais il est loin d’être suffisant pour se décider à affronter les obstacles de ses projets personnels. Il faut aussi être capable d’intégrer les contraintes de son entourage à son projet; on ne peut pas passer en force, car là il s’agit d’impliquer les autres…

J’espère que je n’ai pas été trop fumeux et qu’il y aura là des éléments qui pourront aider certains à avancer sur leur propre chemin. :oops:

Finalement la Cage aux Trolls peut accueillir un peu de réflexion philosophiques (c’est peut-être un bien grand mot) ! :roll:

L’entourage peut être un frein au projet, mais la encore la limite entre frein et vampire est ténue.

En effet, une personne qui n’accomplie pas son projet par sacrifice se génère de la frustration et il n’est pas dit que l’entourage y gagne. (l’exemple classique du couple qui reste uni pour les enfants, mais qui leur font vivre des situations bien pires que s’ils étaient séparés, à commencer par l’absence de joie de vivre).

BdC

mais, les petits sacrifices, c’est pas ce qui forme un couple ?

si aucun des deux n’est capable de faire des sacrifices (le mieux, c’est quand même que ce soit les deux), le couple a très peu de chance…

Après deux jours de réunions, j’ai du mal à rattrapper tout le retard.

Donc BdC, je comprends tout à fait ta question, et oui, souvent j’ai envie de tout plaquer pour me lancer dans l’humanitaire ou bien comme je disais ue boutique de jeux, ou encore racheter une vieille ferme, tout retaper et faire des chambres d’hôtes…

Mais voilà… Il y a certains obstacles qui ne sont pas franchissables comme ça. Ma femme a besoin de ce fameux cadre rassurant, et de rester en terrain connu, alors que je suis prêt à abandonner tout derrière, juste pour essayer, pour voir, connaître une expérience différente, ou me dire “je l’ai fait !”. Deuxième obstacle : j’aurai bientôt une petite famille, donc on cherche une situation plus stable en général pour ses enfants (du moins, dans un 1er temps). Voilà donc les obstacles actuels. Peut-être que dans 10 ou 15 ans, ils ne seront plus là et je pourrai alors passer à l’action. Et je suis encore suffisamment jeune pour que ça se produise :wink:

Par contre, quand je parlais d’utopie pour le magasin de jeu, c’est en rapport à une question que j’avais posé ici. Cette solution n’est pas viable financièrement. A moins d’avoir gagné au Loto et d’accepter d’avoir une boutique à pertes (et dans ce cas, je rachète mon cinéma de quartier qui vient de fermer pour que les amoureux du 7è art comme moi puissent continuer à voir des films en dehors des multiplexes…)

Par contre, cela faisait longtemps que je voulais apporter ma pierre à l’édifice du Net en ayant un site. J’ai souvent hésité, car cela prends beaucoup de temps. Et puis tu vois, je me suis lancé ! :wink:

Il y a le sacrifice et il y a le risque.
Faire courir un risque à autrui, c’est l’imposer et pas vraiment demander un sacrifice.
En fait, c’est très centré sur soi-même comme question : il faut pouvoir assumer, sans retenue, quelque chose que de toute façon on impose à autrui.
Personnellement, je ne trouve pas ça simple.
Seul, par exemple, je me poserai sans doute beaucoup moins de questions…

Je ne connais pas de boutique de jeu bien placée (près d’un école par exemple) qui ne soit pas rentable !

Du magic, des figurines et s’il le faut de la vente d’occas de jeux videos et ta boutique te paye largement deux ou trois salaires.

Pour le côté tout plaquer pour faire quelquechose d’utile, je reserve encore ma réponse. :wink:

BdC

C’est la ou le débat me chiffonne vraiment et ou je me pose cette vraie question.

Entre sacrifice et accomplissement de soi, qu’est ce qui compte le plus ?

BdC

Boule de cristal dit:Entre sacrifice et accomplissement de soi, qu'est ce qui compte le plus ?


Je pense que tu trouves facilement la réponse. Si tu estimes que rester où tu en es et ne pas te lancer dans un projet qui te tient *vraiment* à coeur, alors tu laisses l'accomplissement derrière. Si tu as du mal, alors, il faut choisir le sacrifice. Car je pense que tout ce que tu retireras de ton investissement dans le projet te fera oublier ce que tu as laissé derrirère...

Réponse de normand. :D

BdC

disons, que le problème n’est pas simple, car réussir une vie de couple, avoir de bons enfants qui réussissent dans la vie, c’est quand même un des buts de la plupart d’entre nous. Et ceci, ça demande des sacrifices.

Onne peut pas tout réussir : élever ses enfants et participer à kolanta tout les ans…

Il m’est arrivé de changer un peu, de changer franchement mais pas encore de tout plaquer. Forest appreciera que je parle un peu de moi.

BdC

Blue dit:
Onne peut pas tout réussir : élever ses enfants et participer à kolanta tout les ans...


Oui... Question de priorités...

Pour l'instant, je place ma priorité sur la famille.
Dans quelques années, on verra.

Mais l'informatique, je n'y suis pas vraiment par passion, et régulièrement, je me dis que je pourrais faire des trucs bien plus intéressants... Mais ça attendra :wink: